Les 3 one-woman-shows qui dépotent

Florence Foresti, Bérengère Krief et Valérie Lemercier n’ont pas le monopole du stand-up de style. Ouf ! Cette année, un vent de fraîcheur souffle sur les planches parisiennes avec une nouvelle vague d’humoristes girl power qu’on adore déjà. Filez les voir.

La plus piquante : Laura Laune

laura laune

Son show : Le diable est une gentille petite fille.

Pour qui : les fans absolus de Jérémy Ferrari révélé par Laurent Ruquier, le roi de l’humour noir délicieusement provocateur, et co-auteur du spectacle.

Son CV : dans la lignée des nouveaux humoristes belges qui cartonnent (Alex Vizorek / Charline Vanhoenacker), la trentenaire Laura Laune s’est elle aussi d’abord fait un nom à Bruxelles en se faisant remarquer dans les festivals, à la télé et via des chroniques radio sur la RTBF, grâce à son humour noir ultra léché, qui détonne avec son physique de petite blondinette. Mais ne vous laissez pas berner par ses airs angéliques…

Sur scène : on lui donnerait le bon dieu sans confession, mais Laura Laune ne blague pas avec l’humour. Elle l’aime noir, très noir, et manie le politiquement incorrect avec brio du haut de son combo robe sage / baskets blanches. Et ça cartonne. Comptine pour enfants bien salace, conseils pour réussir son avortement, religion, homophobie, éducation, racisme…. Vous avez dit polémique ?

Le diable est une gentille petite fille de Laura Laune et Jérémy Ferrari, avec Laura Laune, jusqu’au 27 décembre, au Palais des Glaces (petite salle) tous les mardis et mercredis à 20h00. Tarif : 16 € ou 20 €.

La plus survoltée : Audrey Dana

audrey dana

Son show : Indociles.

Pour qui : tous ceux qui ont des problèmes à régler avec leur mère.

Son CV : déjà bien connue au cinéma devant et derrière la caméra (Sous les jupes des filles, c’est elle), Audrey Dana revient sur les planches et pour la première fois (presque) seule en scène. On ne vous en dit pas plus.

Sur scène : pas moins de 14 personnages inspirés de sa famille et de son entourage d’enfance. Son papa journaliste beau et ultra charismatique… mais toujours absent, sa maman complètement allumée… voire odieuse, un portrait de la BFF de sa mère, une cagole cougar qui envoie des sextos à son jeune voisin… Dur dur de se faire une place pour la petite fille anti-école qui se rêve en peintre. Bref, le malaise pèse autour d’une question : qu’est-ce qui est autobiographique dans toute cette incroyable histoire ? De quoi alimenter le débat à la fin du show…

Indociles de et avec Audrey Dana, du mardi au samedi à 19h00 au Théâtre des Mathurins jusqu’au 18 novembre. A partir de 19 €.

La plus américaine : Camille Lellouche

camille lellouche

Son show : Camille en vrai.

Pour qui : les fans de vrais shows feelgood à l’américaine.

Son CV : musicienne et comédienne, Camille Lellouche se fait repérer dans The Voice en 2015. Depuis, elle cartonne sur les réseaux sociaux grâce à son franc-parler hilarant et ses vidéos ultra décomplexées. En somme, le quotidien de notre meilleure pote mi-bobo, mi-ghetto.

Sur scène : des sketches qui dépotent, vitesse grand V. Camille ose tout : se tartiner de rouge à lèvres, remonter son pantalon jusqu’à montrer tous les détails de son anatomie, incarner la michtonneuse qui crie de joie pour la mort de son vieux mari, ou encore la jeune comédienne insupportable qui se prend pour la nouvelle Adjani. Grisant ! Attention aux tympans, les fans dans la salle en redemandent encore et encore, sur fond d’AfroTrap (“Gros c’est la puissance !”). Souriez, vous êtes snapchaté.

Camille en vrai avec Camille Lellouche, tous les dimanches et lundis à 20h à la Gaîté Montparnasse. 28 €.

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