La dernière enquête du commissaire Adamsberg, un nouveau roman tout en émotions pour Olivia Ruiz, le dernier récit intime d’Emmanuelle de Boysson… On fait le plein de bons bouquins, on embarque la crème solaire et autres maillots de bain et on file profiter des week-ends prolongés au soleil. Les pépites littéraires pour accompagner les ponts, c’est par ici que ça se passe.
Un road-trip mère-fils tout en énergie

Le bon bouquin : Vamos d’Olivia Ruiz
Le pitch. « J’exerce ce travail auquel aucune école ne prépare alors qu’il mériterait des études supérieures pour éviter trop de dommages collatéraux. » Lola s’est donné un an pour transmettre à son fils ce que l’école ne pourra jamais lui apprendre. Un an parce que, bientôt, Ennio rentrera au collège. Ni une ni deux, ils se retrouvent embarqués dans un road trip à travers le monde, en quête de soi, en quête de vie et de transmission.
Par cette invitation au voyage, d’Orlando à Madrid, de Marseille aux berges du Nil, du port d’Essaouira aux rues de La Havane, ils apprennent, ils s’aiment. Un tourbillon d’émotions, de jolis paysages, de couleurs, de sensibilité, à l’image de son écrivaine.
Pourquoi vous allez adorer ? Olivia Ruiz avait marqué les esprits avec La commode aux tiroirs de couleurs et Écoute la pluie tomber, les récits sensibles d’une lignée de femmes, entre la France et l’Espagne. Avec Vamos, troisième volume de ce même cycle romanesque, l’auteure nous embarque dans un road-trip mère-fils dans lequel chacun se découvre. On y retrouve Lola, un petit bout de femme hypersensible à l’énergie débordante qui tente de fuir sa mélancolie.
Honoré de Balzac vu par Auguste Rodin

Le bon bouquin : Le chef-d’oeuvre maudit de Clélia Renucci
Le pitch. « Personne ne pourra mieux que toi capturer l’âme humaine. » Comment honorer le grand maître de la littérature du XIXe siècle qu’était Honoré de Balzac ? Tour à tour, Alexandre Dumas et Émile Zola tenteront d'ériger une statue à la hauteur de la monumentale Comédie Humaine. Mais c’est finalement à Auguste Rodin que revient cette lourde tâche.
Débutent alors des mois de recherches, d’étude de ces textes, d’esquisses et de modèles, jusqu’à essuyer les plus vives critiques et la plus grande polémique. La genèse d’un monument impossible décrite par une plume d’une sensibilite rare.
Pourquoi vous allez adorer ? Après Le Pavillon des oiseaux, le destin tragique de Clélia Farnèse, maîtresse de Ferdinand de Médicis, ou encore La fabrique des souvenirs, une épopée dans un monde où les souvenirs se vendent et s'échangent grâce à une application révolutionnaire, Clélia Renucci plonge une fois de plus dans les méandres de l’histoire et dépeint avec volupté l’œuvre d’Honoré de Balzac. L’écrivaine nous plonge avec brio dans le monde de la création artistique, de ses failles à ses grands succès.
Le récit intime dans le Maroc des 70's

Le bon bouquin : Tendre Maroc d'Emmanuelle de Boysson
Le pitch. « Il ne faut jamais revenir sur les lieux de son enfance, de crainte d’en brouiller le souvenir. » Ainsi débute ce voyage, au cœur du Maroc, alors même qu’Emma remet la main sur les vieux agendas de sa mère. Elle se remémore les années 60, les souvenirs d’une jeunesse à Mohammedia, au sein d'une famille française privilégiée d'industriels cotonniers.
Et puis sa découverte de la littérature, ce besoin irrépressible d’écrire pour coucher sur le papier ses émotions, ce qu’elle ne peut partager : sa quête de l’affection d’une mère, pilier familial qui, pourtant, ne sait exprimer son amour, sa découverte des sentiments amoureux, et plus tard son amitié inconditionnelle emprunt de jalousie pour sa cousine, adolescente libre et émancipée. Un petit bijou de sensibilité, difficile à refermer, impossible à oublier !
Pourquoi vous allez adorer ? Après Un coup au cœur, un livre d’une extrême sensibilité dans lequel l’écrivaine relate son expérience de mort imminente, et son parcours après cet arrêt cardiaque, elle livre un second roman très intime Tendre Maroc. Romancière, essayiste, journaliste, Emmanuelle de Boysson prouve un talent certain pour l’écriture. L’odeur des orangers, la douceur des cornes de gazelle, les paysages magnifiques… Tout y est, on imagine, on voyage !
De Paris à Hollywood, sur les traces d’un tueur

Le bon bouquin : Une unique lueur de Fred Vargas
Le pitch. Un tueur en série s’amuse à recréer lors de chacun de ses crimes une étrange mise en scène, revêtant ses victimes d'un élégant costume pied-de-poule. Adamsberg reprend du service dès lors que le corps d’une femme est retrouvée dans les rues de Paris, une alliance au doigt, un bracelet au poignet, maquillée et vêtue d’un costume cintré. Une mystérieuse affaire qui mènera l’équipe du commissaire et de son adjoint Danglard de Paris à Hollywood.
Le poète Gérard de Nerval, un prince noir, une mystérieuse tour, l’actrice Lauren Bacall, une sirène, un sifflet en or, une alliance, un bouquet d'ancolies... Tout ça ne vous dit rien ? Patience, patience… et les pièces de ce puzzle improbable finiront par s’assembler.
Pourquoi vous allez adorer ? On ne présente plus Fred Vargas, l’une des maîtres du polar contemporain, qui a imaginé les aventures du commissaire Adamsberg, star de plus de dix romans dont ce dernier Une unique lueur. Également archéologue et spécialiste du Moyen-Âge, elle fait, dans chacune de ses œuvres, la part belle à l’histoire, aux légendes et autres mythes. L’auteur campe ses intrigues dans le nocturne, au cœur d’un monde onirique dans lequel on se joue de notre imaginaire et de notre nostalgie. Fred Vargas a l’art de rendre l'invraisemblable plausible, le tout avec beaucoup d’humour.
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