À bicyclette

Elodie, 30 ans : “Le jour où j’ai eu mes règles, en plein milieu de l’été, ma grand-mère, qui est la copie de Denise Grey dans La Boum, m’a acheté une boîte de Tampax. “Ça, c’est le genre d’avancée qui a changé ma vie”, m’a expliqué ma grand-mère. Pour des choses aussi simples que faire du vélo ou aller à la piscine. Mais le Tampax, c’était surtout la possibilité d’aller travailler “comme un homme” pendant ses règles sans problème. À l’époque, c’était un acte presque militant. Beaucoup de femmes restaient chez elles à cause de l’inconfort des protections périodiques. Les hommes justifiaient le fait de ne pas engager de femmes… parce qu'elles étaient indisposées 5 jours par mois".

Mon père ce héros

Rémy, 54 ans : “Ma fille, avec qui je vivais seul quand elle était ado, avait honte d’acheter ses Tampax au supermarché. Du coup, c’est moi qui m’y collais. Vous vous doutez bien que je passais deux heures devant le rayon Tampax à essayer de comprendre les codes couleurs et les histoires d’applicateurs... Les nanas me regardaient toutes de travers comme si j’étais un pervers. Du coup, j’achetais fissa tout le rayon”.

Premières règles, dernières claques !

Jeanne, 35 ans : “Vous vous souvenez du film culte des 70’s Diabolo Menthe, ce film sur deux sœurs ados qu’on se repassait en boucle pendant les vacances ? Quand l’une d’elles annonce avoir ses règles à leur mère, elle lui fout une grosse claque. J’étais hyper choquée. J’ai compris plus tard que c’est une tradition porte-bonheur “ Premières règles, dernière baffe”, qui symbolise le passage à l’âge adulte. Je trouve ça archi archaïque, sérieux. Mes filles, elles, auront une boîte de tampons et un petit cadeau”.

Love is in the air

Charles, 28 ans : “C’était au tout début de mon histoire avec Emily. En rentrant d’une semaine de vacances, je lui ai littéralement sauté dessus. Elle n’a pas osé me dire que c’était la fin de ses règles. Après notre partie de galipettes, les draps étaient bousillés… Emily, toujours tellement smart, était complètement mortifiée. Je ne l’avais jamais vue comme ça, toute honteuse. J’étais désolé pour elle… Pour dédramatiser… et surtout kiffer : j’ai acheté une boîte de Tampax pour qu’elle en ait toujours chez moi et une serviette de bain rouge hyper grande et super belle pour pouvoir faire l’amour dessus sans se prendre la tête si on en meurt d’envie”.

Le drame du jean blanc

Julia, 22 ans : “Je ne sais pas si je suis la seule, mais… À chaque fois que j’ai mes règles, c’est la panique. C’est toujours LE jour où je mets un jean blanc, pile quand je suis dans un bar branché… Et là, désespoir : je fouille des plombes dans mon sac bordélique à la recherche du Tampax salvateur. Et au moment où je suis effondrée à l’idée de ne pas en trouver, je sens le petit frottement de l’emballage plastique du petit Tampax Compax Pearl qui tient juste dans ma main. OUF !”.

La petite sœur à la poupée

Emma, 15 ans : “Le jour où ma petite soeur a découvert des serviettes hygiéniques planquées dans la salle de bains en criant “Couche de poupée !!” devant tout le monde ne me demandez pas pourquoi… Je lui en ai laissé une pour jouer et n’en ai plus jamais remis ! ”.

un amour de vacances

Margaux, 17 ans : “Ça faisait une semaine que je fantasmais sur Paul, un beau gosse surfer, sur la plage au Cap Ferret. Et un matin (enfin !), il me propose de faire une virée en bateau sur le banc d’Arguin avec ses potes… Sauf que, gros bad,  j’avais mes règles. J’ai failli refuser. Coup de pression de ma grande sœur qui m’a engueulée comme du poisson pourri : “Tu ne mets pas de tampon, l’été, t’es folle ou quoi ?.  Elle m’en a filé. Le lendemain, je faisais ma starlette en maillot. Devant le coucher du soleil, on se roulait des pelles. Et ça fait 6 mois qu’on sort ensemble.”

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