Les auteurs les plus attendus de la rentrée

Avec la sortie de pas moins de 524 romans pour cette rentrée littéraire, difficile d’y voir clair pour choisir les bons bouquins. On fait le tri pour vous en décryptant les auteurs qu’on attendait avec impatience et qui risquent de faire (beaucoup) de bruit : Karine Tuil, Yann Moix, Loulou Robert, Julia Deck, Claire Berest, Mazarine Pingeot et Valérie Tong Cuong.

Le meilleur “#metoo” compatible

Roman très attendu de la rentrée, Karine Tuil ne déçoit pas avec une nouvelle histoire coup de poing 100 % #metoo. Pour raconter une accusation de viol qui vient bouleverser une construction sociale aux rouages bien huilés, l’auteure de L’insouciance dégaine sa plume qui égratigne et dérange. Préparez-vous à devenir juré d’un procès haut en couleurs. Un page-turner palpitant et hypnotisant à lire de toute urgence.

Les choses humaines, Karine Tuil, Gallimard, 352 pages, 21 €.

Le meilleur buzz familial

Quoi ? Vous n’avez pas entendu parler de la nouvelle polémique autour de l’écrivain et chroniqueur ? Non, cette fois pas de femmes de plus de 50 ans clouées au pilori. Dans son dernier roman Orléans, Yann Moix raconte les ignobles maltraitances dont il aurait été victime durant son enfance : coups de rallonge électrique, menaces de mort, humiliations en public… Sauf que ses parents ne racontent pas la même histoire et accusent leur fils d’affabulation tandis que son frère le traîte de bourreau. À vous, donc, de vous forger votre propre opinion en lisant la plume gracieuse de ce livre hallucinant qui frappe comme une gifle.

Orléans, Yann Moix, Grasset, 272 pages, 19 €.

La meilleure love story

Pourquoi faire les choses à moitié quand on peut les faire à 100 % ? C’est le sujet du nouveau bébé littéraire de Loulou Robert, la mannequin écrivaine en vogue qui nous parle d’amour avec un grand A. Lorsqu’elle l’aperçoit pour la première fois, la narratrice en est sûre : c’est désormais à M qu’elle consacrera toute sa vie. En le suivant à Paris tandis que M devient journaliste, elle devient sa groupie. Jalouse, dépendante, hystérique, elle ne vivra pas sa passion à moitié. Avec un style épuré, brut et percutant, Loulou Robert continue d’épater du haut de ses 27 ans. Un livre d’amour explosif et littéralement fou.

Je l’aime, Loulou Robert, Julliard, 270 pages, 19 €.

La meilleure critique des bobos

Avec une bonne dose d’humour noir et d’absurde, l’écrivaine de Viviane Elisabeth Fauville n’a pas la langue dans sa poche quand il s’agit d’écorcher les bobos parisiens. Lassés de leur vie à Paris, un couple part s’installer dans un lotissement vert et écolo en banlieue. Mais cette vie idéale sur le papier se révèle infernale : entourée de voisins louches, dépressifs ou vicieux, Lucie ne rêve plus que de déménagement. Un roman jubilatoire.

Propriété Privée, Julia Deck, Éditions de Minuit, 176 pages, 16 €.

Le meilleur portrait d’une icône

On lui doit déjà Gabriële, la biographie hyper successful de sa grand-mère, épouse de Francis Picabia et muse de Marcel Duchamps, un extraordinaire quatre mains écrit avec sa sœur Anne Berest. Claire revient seule cette fois et retrace avec une plume merveilleuse le destin fantastique d’une autre femme hors-norme : la mythique Frida Kahlo, à travers son histoire d’amour passionnelle avec le peintre Diego Rivera, son accident dramatique et les états d’âme de l’artiste mexicaine. Une merveille.

Rien n’est noir, Claire Berest, Stock, 250 pages, 19,50 €.

Le meilleur “Weinstein du monde littéraire”

Parce que le combat féministe a encore une longue route devant lui, Mazarine Pingeot dégaine sa belle plume comme une bonne piqûre de rappel (qui fait déjà beaucoup parler). À vingt ans, Mathilde est violée par le brillant prix Nobel de la paix (qui ressemble étrangement à un certain Nicolas Hulot...). Face à cette nouvelle, la famille d’artistes célèbres de la jeune femme est formelle : il faut se taire pour protéger le nom, le sang, la dignité. Comment survivre avec ce secret vissé au cœur ? Un roman vertigineux et nécessaire sur l’injustice subie par une femme moderne.

Se taire, Mazarine Pingeot, Julliard, 288 pages, 19 €.

Le meilleur page-turner

Attachez vos ceintures, Valérie Tong Cuong signe certainement le roman le plus addictif de la rentrée. Appelé pour passer le casting de ses rêves auprès d’un grand réalisateur, Pax imagine déjà sa vie changer du tout au tout. Arrivé chez lui pour se préparer, l’homme entend un fracas retentissant chez le voisin du dessus : vaut-il mieux monter pour vérifier qu’il ne se passe rien de grave ou arriver à l’heure à son rendez-vous déterminant ? On vous laisse découvrir ce récit captivant sur une culpabilité vertigineuse.

Les guerres intérieures, Valérie Tong Cuong, JC Lattès, 240 pages, 19 €.


Découvrez aussi le nouveau roman de Sophie Fontanel.

Elodie Rouge et Heloise Rocca

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