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Adieu les cons cartonne aux César !

Adieu Les Cons

Carton plein pour Albert Dupontel ! Sa brillante satire Adieu les cons vient de rafler pas moins de 7 César dont ceux du meilleur film, meilleur réalisateur et meilleur scénario original. Sa promesse ? Le voyage initiatique et pythonesque de trois adultes a priori intégrés mais qui ne trouvent plus leur place dans la société.

Le film Adieu Les Cons avec Albert Dupontel et Virginie Efira

Le pitch : se sachant mourante, Suze Trappet (“Trapi ? Trapo ?”) (Virginie Efira) se lance à la recherche de l’enfant qu’elle a été obligée d’abandonner étant adolescente. Elle force JB (Albert Dupontel), un informaticien aussi brillant que suicidaire, à faire équipe avec elle pour contourner l’administration grâce à ses talents de hacker. Leur chemin les mène à Monsieur Blin (Nicolas Marié), un archiviste aveugle hautement rebelle qui déteste tout ce qui s’apparente de près ou de loin à la police. Ces trois rejetés de la société vont mener les 48h les plus rocambolesques de leurs vies.

Pourquoi vous allez adorer ? On retrouve l’influence du film social fondateur pour Dupontel, Brazil de Terry Gilliam (dont on ne vous spoile pas le caméo tordant), dans ce film à l’absurdité poétique, également dédié à Terry Jones des Monty Python décédé cette année. Virginie Efira rayonne de douceur et d’émotions quand Albert Dupontel déroule avec charme son besoin de comprendre ce monde qui lui échappe souvent. Ou quand l’individu parvient à briller face au groupe...

Et aussi...

Garçon chiffon

Le film Garçon Chiffon avec Nicolas Maury et Nathalie Baye

La promesse : le premier film autobiographique réalisé par Nicolas Maury, labellisé sélection officielle 2020 à Cannes. Chic pour un premier long !

Le pitch : Jérémie, la trentaine torturée, peine à faire décoller sa carrière de comédien. Caméra planquée dans l’appart, espionnage en pleine nuit : ses crises de jalousie maladive mettent à mal sa relation amoureuse avec Albert (Arnaud Valois), sublime véto les pieds sur terre qui, exaspéré, finit par le jeter dehors. Alors que son agent lui décroche enfin un casting pour la rentrée, Jérémie part répéter son rôle et passer l’été dans la maison de son enfance avec sa mère, interprétée par la merveilleuse Nathalie Baye.

Pourquoi vous allez adorer ? Après l’avoir découvert sous les traits d’un agent sensible dans Dix pour cent, quel merveille de retrouver le truculent Nicolas Maury derrière la caméra dans un film d’auteur poétique et personnel, plein de références à Truffaut dans un Paris chic et spirituel. Outre la quête existentielle de Jérémie, une véritable atmosphère parvient à s’installer, pleine d’humour, de cynisme et d’intelligence sur le quotidien de la vie d’acteur et de la difficulté de dépendre du désir d’autrui. À noter : la présence plus vraie que nature de sa comparse Laure Calamy dans le rôle d’une réalisatrice en pleine crise de nerfs.

Petit vampire

Le film Petit Vampire avec Jean-Paul Rouve, Camille Cottin et Alex Lutz est adapté de la série de bande-dessinées de Joann Sfar.

© Vision Belge

La promesse : un dessin animé pour enfants avec des monstres rigolos, des bateaux de pirate, des vampires et un message bienveillant. Tout ce qu’on aime leur faire voir et lire : il s’agit de la première adaptation au cinéma de la série de bandes-dessinées éponyme de Joann Sfar.

Le pitch : Petit Vampire a 10 ans depuis 300 ans et commence à s’ennuyer sévère dans sa maison hantée, malgré ses copains monstres qui lui organisent des ciné-clubs et se plient en quatre pour l’amuser. Escorté par Fantomate, son bouledogue rouge à fort accent marseillais, il décide de s’échapper du manoir pour aller à l’école avec les autres petits enfants. Il se lit d’amitié avec le petit Michel, un orphelin attachant qui voudrait bien lui aussi avoir des tas de copains monstres. Sauf que leurs excursions vont vite attirer l’attention d’un vrai méchant en quête de vengeance...

Pourquoi vous allez adorer ? On ressent franchement la patte personnelle de Joann Sfar, qui a lui-même perdu sa maman étant petit et cherchait à tout prix à être le rigolo de la bande. En plus du message de tolérance, on adore reconnaître l’improbable casting voix avec Jean-Paul Rouve en capitaine des morts, Camille Cottin en maman vampire et Alex Lutz en méchant hargneux. #LOL : le réalisateur incarne lui-même Marguerite, un Frank Einstein ado totalement stupide et passionné de cinéma.

 

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