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La série BBC sur fond de tromperie et vengeance qui a raflé tous les prix

La Serie Doctor Foster sur Salto

Après Le Serpent sur Netflix avec Tahar Rahim, la dernière création du papa de Buffy et une série polonaise singulière sur l’éducation sexuelle, l’actu séries continue avec la diffusion sur Salto de Doctor Foster, un carton britannique multiprimé qui dresse le portrait d’une femme bafouée tiraillée entre ses désirs de vengeance ou de recoller les morceaux.

Si vous avez aimé… Voir vriller Glenn Close en maîtresse psychopathe dans Liaison Fatale face à Michael Douglas, ou encore les mensonges foireux de Gilles Lellouche, Jean Dujardin et Guillaume Canet dans Les Infidèles.

Le pitch. Médecin généraliste dans une petite ville d’Angleterre, Gemma Foster adore son mari Simon, leur ado sensible et tous leurs amis fidèles. Une joyeuse troupe a priori inébranlable. Sauf qu’un jour, Gemma retrouve un long cheveu blond accroché à l’écharpe de son mari. Le coup classique. Guidée par son instinct, elle commence à le (faire) pister et réalise bien vite que Simon mène une double vie. Pire, tous leurs potes étaient au courant et fomentaient dans son dos pour qu'elle n’apprenne jamais le pot aux roses. Son monde s’écroule sous les yeux dépités de son fils. Un patient avocat lui conseille d’enquêter en douce sur cette relation adultère avant de demander le divorce, tandis que Simon nie l’évidence en bloc avec une ahurissante légèreté.

Son potentiel cool ? Filatures, rencontre avec la maîtresse, fouille de téléphone… Ce pistage en règle prend rapidement des airs de thriller hitchcockien dans une mise en scène résolument théâtrale. Il faut dire que le scénariste Mike Bartlett (King Charles III, Trauma), dramaturge émérite habitué à diriger sur les planches, va plus loin qu’une simple affaire d’adultère en infiltrant vraiment le cerveau de son héroïne trahie par tous ses pairs. Récompensée aux BAFTA pour ce rôle, Suranne Jones (Gentleman Jack, Unforgiven) parvient à retranscrire d’une façon impériale cette colère profonde qu’elle est obligée de contenir. Un authentique cauchemar qu’on ne souhaiterait vraiment à personne, et qui a déjà passionné les Anglais sur la BBC au fil de deux saisons captivantes. Au point d’avoir été adaptée par TF1 en 2019, avec Claire Keim dans le rôle principal.

Extrait de la série Doctor Foster avec Suranne Jones et Bertie Carvel.

Disponible dès le 14 mai sur Salto

© Drama Republic

Sexify

Extrait de la série polonaise sexify

Si vous avez aimé… Sex education, le carton Netflix sur l’apprentissage rocambolesque des choses de l’amour par les jeunes adultes.

Le pitch. Geekette ambitieuse, Natalia cherche à boucler ses études d’informatique en mettant en place une appli… pour favoriser un sommeil de qualité. Ce projet n’emballe qu’elle, et son prof la pousse à choisir un sujet un peu plus sexy et fédérateur. Qu’à cela ne tienne, elle change son fusil d’épaule et part sur un algorithme capable d’optimiser l’orgasme féminin. Seul hic : Natalia est vierge. Pour récolter suffisamment de data, elle s’entoure de sa BFF Paulina, en couple depuis le lycée mais pas du tout épanouie du minou et culpabilisée par son éducation catholique, ainsi que de sa nouvelle voisine de chambre étudiante, Monika, une gosse de riche qui cherche à oublier son ex en couchant avec tout le campus. Ensemble, elles explorent les possibilités infinies du plaisir.

Son potentiel cool. Pour une fois, une série sur les étudiants ne se focalise pas (uniquement) sur les problèmes de riches de leurs personnages bien nés (coucou The O.C., 90210, Gossip Girl…). Bien ancrée dans son époque et ses préoccupations, Sexify met le projecteur sur de vraies angoisses et sujets d’actualité, de la compétition au travail au slut shaming en passant par la découverte de son intimité avec des sextoys, la religion qui interdit le sexe avant le mariage, la drogue ou encore le tabou sur l’absence d’orgasme dans un couple. En prime, on s’attache franchement aux trois apprenties de l’amour grâce aux dialogues bien rythmés et surtout aux jeunes actrices véritablement complémentaires (la pince-sans-rire Aleksandra Skraba, Maria Sobocińska, deux fois nommée aux César polonais et Sandra Drzymalska, tête d’affiche de Sole remarqué à la Mostra de Venise). Plus habitués aux courts et longs métrages, Piotr Domalewski et Kalina Alabrudzińska co-écrivent et réalisent ainsi leur première série très pop qui rappellera à certain.e.s leurs soirées étudiantes en Erasmus.

Disponible sur Netflix dès le 28 avril

et aussi...

The Nevers

Extrait de la série The Nevers avec Laura Donnely et Eleanor Tomlinson

Si vous avez aimé… Buffy contre les vampires, Angel et Avengers par le même créateur mythique de la pop culture Joss Whedon.

Le pitch. Londres, 1896. À la suite d’une sorte d’étrange éclipse, des femmes et quelques hommes se retrouvent dotés de pouvoirs surnaturels (guérison, capacité à parler toutes les langues du monde, taille XXL, force décuplée, lévitation…). Certain.e.s décident de s’en servir pour faire le bien, quand d’autres totalement dérangées de base deviennent des furies incontrôlables. Entre l’establishment patriarcal et la police au taquet, les “Touched” se retrouvent bien vite marginalisés. La charismatique Amalia True (Laura Donnelly) et son binôme l’inventrice Penance Adair (Ann Skelly) prennent la tête de cette nouvelle communauté et la rassemblent dans un orphelinat, tout en essayant de canaliser les menaces qui rôdent.

Son potentiel cool. Habitué des super-héroïnes badass, Joss Whedon réitère la recette qui avait fait mouche dans les 90’s avec Buffy. Embourbé dans un scandale de harcèlement, le showrunner et réalisateur s’est cependant retiré du projet au profit de ses collaboratrices qui géreront la suite des événements… Malgré quelques arcs narratifs inutiles (comme celui du tenancier de club aristo joué par James Norton), The Nevers se révèle une série profondément féministe qui met en scène des X-Men en jupons cherchant leur place dans une société masculiniste qui les rejette. À part Laura Donnelly (Tolkien, The program de Stephen Frears) et Pip Torrens (Versailles, Des), la production a tout misé sur un casting de nouvelles têtes. On retiendra surtout la malicieuse Ann Skelly, aux faux airs de notre Frenchie Pauline Clément de la Comédie-Française.

The Nevers, dès le 12 avril sur OCS

Le serpent

Bande annonce de la série Le serpent avec Tahar Rahim

Si vous avez aimé… Mesrine, Narcos et autres biopics du grand banditisme.

Le pitch. Il était une fois un serial killer aussi mythique que terrifiant. Dandy charismatique installé en Asie dans les 70’s, Charles Sobhraj se fait passer avec sa compagne Marie-Andrée Leclerc pour un négociant en pierres précieuses... commettant sur chacun de leur passage sur le Hippie Trail à travers la Thaïlande, le Népal et l’Inde une série de crimes sur de jeunes voyageurs occidentaux. C’était sans compter sur la traque du diplomate néerlandais Herman Knippenberg, qui va tout faire pour traduire le couple démoniaque en justice.

Son potentiel cool. Coproduite par la BBC et Netflix, voici la série d’auteur anglaise exceptionnelle la plus attendue de l’année. Le résultat est un bijou, à commencer par le scénario d’orfèvre, Toby Finlay, exceptionnel screenwriter de Peaky Blinder et la photo époustouflante qui transporte dans l’univers hippie des seventies. la prestation extraordinaire Tahar Rahim (nommé au Bafa comme acteur de l’année) qui épouse avec une justesse démoniaque le personnage de tueur ambigu à côté de Jenna Coleman et Billy Howle, également remarquables.

Disponible sur Netflix le 2 avril

Hippocrate Saison 2

Bande annonce de la série Hippocrate saison 2 avec Louise Bourgoin avec

Si vous avez aimé… La saison 1 et le film, véritable Urgences à la française créé par Thomas Lilti, ex-médecin reconverti avec brio dans la fiction.

Le pitch. Previously : un hôpital privé de ses médecins titulaires tous confinés à l’hôtel après avoir été contaminés par un virus inconnu. Vous avez dit visionnaire ? Nous revoilà au cœur de l’hiver et d’une inondation à l'hôpital Poincaré. Soignants et malades doivent se replier dans le service de médecine interne où Chloé (qui vient d’être opérée), Alyson et Hugo se retrouvent face à des cas auxquels ils ne sont pas préparés.

Son potentiel cool. D’abord son casting qui envoie du gros gros lourd avec toujours Louise Bourgoin mais aussi l’arrivée de Géraldine Nakache aux côtés d’Alice Belaïdi ou Anne Consigny. Tourné en deux temps en plein covid pendant lequel il a dû enfiler sa blouse, Thomas Lilti ne dresse pas pas seulement le portrait de l’hôpital public et de ses dysfonctionnements. Bien plus qu’une excellente série, il livre ici un récit politique et réaliste. À voir absolument.

Disponible le 5 avril sur MyCanal.

Fluide

épisode 1 de la série Fluide sur Arte

Si vous avez aimé… La série phénomène Sex Education de Laurie Nunn sur Netflix.

Le pitch. Emma + Léo et Esther + Waël sont deux couples d’amis parisiens. Quand Emma, jeune pharmacienne, annonce à son mec illustrateur qu’elle est sexuellement attirée par une femme, c’est panique à bord ! Bien que fou amoureux, la jalousie de Léo l’amène à remettre tout son couple en question. Confidence pour confidence, la vie sexuelle de son pote Waël bat aussi de l’aile. Tous ensemble, ils vont explorer de nouveaux horizons en termes de désirs et d’expériences… jusqu’à céder à l’infidélité pendant que d’autres se lancent carrément dans des plans à plusieurs…

Son potentiel cool ? Cette série sincère et transparente dans la même lignée qu’Été, des mêmes réalisateurs Thomas Cadène et Joseph Safieddine, dresse le portrait du couple 2.0. Franchement drôle et remplie de questionnements, elle s’articule autour de la sexualité contemporaine, de la masculinité et ses tabous en 10 épisodes de 5 à 10 minutes. Un statement tellement moderne et cool que l’adaptation en bande-dessinée sera disponible en librairie dès le 2 avril… En prime : la fine fleur de la nouvelle génération d’acteurs français, dont le tandem Simon Thomas et Pauline Clément de la Comédie-Française (aperçue récemment dans le premier film d’Inès Reg) crève l’écran.

Déjà disponible sur Arte.tv.

It’s a sin

Bande annonce de la série it's a sin sur Mycanal.

Si vous avez aimé… 120 battements par minutes ou encore The Normal Heart, film choc signé Ryan Murphy avec Julia Roberts sur les années sida.

Le pitch. Ritchie, Roscoe et Colin débarquent à Londres dans les années 80 pour commencer leur vie d'adulte et assumer enfin leur homosexualité dans une colloc’ déjantée. Sauf que le sida commence à frapper la communauté gay. Entre Ritchie qui se voyait déjà grand acteur, Roscoe qui doit fuir loin de sa famille conservatrice et Jill, l’amie loyale qui tente de défendre et sauver la vie de ses amis : leurs plans de vie sont totalement bouleversés.

Son potentiel cool ? Réalisée par le showrunner britannique Russell T. Davies, cette mini-série militante et boulversante, inspirée de sa propre histoire, confirme son statut d’historien du mouvement gay, 22 ans après Queer as folk, son précédent chef-d’œuvre qui décrivait déjà ces réalités. Véritable phénomène, It’s a sin parvient à toucher la jeune génération avec 6,5 millions de vues depuis sa diffusion aux États-Unis et des records de tests de dépistages du VIH dans les associations britanniques.

Déjà disponible sur MyCanal.

Le prix de la paix

Episode 1 de la série le prix de la paix sur arte.

Si vous avez aimé… Les sagas comme The Halcyon de Stephen Woolfenden ou Titanic qui mêlent dramas familiaux et fresques historiques.

Le pitch. Au cœur de la Suisse en 1945, Klara Tobler s’engage auprès de la Croix-Rouge pour aider les survivants polonais du camp de Buchenwald. Elle tombe rapidement sous le charme de l’un d’entre eux : Herschel, brun ténébreux et inébranlable optimiste. Oui mais voilà : Klara est déjà fiancée avec Johann Leutenegger, censé bientôt reprendre l’entreprise de beau-papa. Côté Leutenegger, le frère alcoolique de Johann se lance à corps perdu dans une enquête pour démasquer les nazis cachés en Suisse.

Son potentiel cool ? Réalisée par Petra Volpe, cette série post-war en 6 épisodes captivants joue la carte des mensonges, de la corruption et d’amour impossible. Dans ce drame historique et familial, on rappelle petit à petit que la Suisse n’est pas si innocente que ça... En témoigne l’élite, qui tente tant bien que mal de cacher ses petites magouilles internes pour maintenir la neutralité et l’image d’un pays censé jouer le peace and love.

Disponible le 25 mars et 1er avril à 20h55 et en intégralité du 18 au 30 avril sur Arte.tv.

Little Birds

Soirées sulfureuses, robes à paillettes, dévergondage, fantasmes SM et trouple : voilà le cocktail détonnant de Little Birds, la nouvelle série avec Juno Temple disponible sur Starzplay dès le 14 février. À regarder en couple ou en solo pour faire grimper la température d’un simple plateau télé...

Si vous avez aimé… Les liaisons dangereuses, livre et film, ainsi que les nouvelles érotiques d’Anaïs Nin dont la série est directement inspirée.

Juno Temple et Hugh Skinner dans Little Birds

Le pitch. Tanger, 1955. L’héritière new-yorkaise Lucy Savage débarque avec sa candeur et ses jolis cheveux blonds pour rejoindre son futur époux Hugo. Petit hic : ce dernier préfère les hommes, notamment la compagnie d’un bel aristocrate égyptien, et refuse toutes les avances de sa promise. Malgré tout, ce petit monde s’entend bien et se respecte, à tel point qu’ils commencent à fréquenter ensemble les orgies bohèmes du Maroc. Au cœur des convoitises, une prostituée dominatrice qui rend les hommes totalement fous et ne manque pas de faire naître un fantasme à notre nouvelle venue...

Son potentiel cool ? Réalisée par Stacie Passon (également derrière la caméra pour House of Cards), Little Birds ne manque pas de glamour et de paillettes. Dans le rôle principal, on découvre une Juno Temple (également au casting du dernier film avec Justin Timberlake) délicate à souhait en ingénue à déniaiser digne de la mythique Cécile Volanges de Laclos. Entre soirées mondaines animées par une Rossy de Palma totalement allumée, crises de jalousie et enjeux financiers, cette sympathique fable didactique revêt des airs d’éducation sentimentale et sexuelle et nous embarque dans un univers fantasmé profondément onirique, bel et bien digne d’Anaïs Nin.

Extrait de Little Birds avec Rossy de Palma

Disponible le 14 février sur Starzplay

© FR_tmdb / Sky Atlantic

Paris Police 1900

Bande annonce de la série Paris police 1900

Si vous avez aimé… Les reconstitutions historiques brillantes du Bazar de la Charité et J’accuse de Roman Polanski sur l’affaire Dreyfus.

Le pitch. En 1899, Félix Faure vient de mourir dans des circonstances plus que ridicules. La République est totalement affaiblie par la montée de l’antisémitisme et du nationalisme en pleine affaire Dreyfus. Un jeune inspecteur de la crim’ (Jérémie Laheurte) voit en le meurtre sordide d’une inconnue le moyen de sortir du lot. C’était sans compter sur la corruption latente qui règne alors dans la police, aux balbutiements des grandes avancées scientifiques… En parallèle, des anarchistes planifient un coup d'État. Vous avez dit Belle Époque ?

Son potentiel cool ? Âmes sensibles, s’abstenir ! Les enquêtes policières, autopsies et réunions antisémites n’épargnent rien des propulsions de sang et de gros plans sur la chair de cadavres. Vous voilà prévenu.e.s. Ces considérations de côté, Fabien Nury (Guyane) sign avec Paris Police 1900 la série la plus dense et noire de ce début d’année, avec une documentation historique impressionnante et un casting efficace (mention spéciale à Hubert Delattre, droit dans son sale rôle d’antijuif ultraviolent, et Christian Hecq de la Comédie-Française en médecin légiste). Avec, en filigrane, les seuls choix proposés aux femmes dans cette authentique dictature masculine : être la mère ou la putain.

Dès le lundi 8 février à 21h sur Canal+ et sur myCanal

Libres !

Extrait de la série Libres! sur Arte

© Magneto 2 Minutes ARTE France – 2020

Si vous avez aimé... L’amour a ses réseaux et autres séries d’animation militantes.

Le pitch. Adaptée de la B.D. Manifeste pour s’affranchir des diktats sexuels, cette série écrite par Ovidie et Sophie-Marie Larrouy à partir des illustrations géniales de Diglee se décline en microformats de moins de 4 minutes, avec les voix de super guests comme Océan ou Lison Daniel (Les Caractères). Dix épisodes nécessaires qui décryptent avec humour et sans détour les injonctions encore imposées aux femmes. À commencer par les super-pouvoirs du sperme. Pourquoi le liquide mâle sur-valorisé ne demanderait qu’à être avalé avec délice quand la vue d’une tache de sang chez une femme provoque encore un ultime dégout ?

Son potentiel cool ? À la fois drôle, plein d’infos et super instructif, ce petit bijou pédagogique est à mettre entre les mains de toute la génération Z et offre une sacrée piqûre de rappel sociologique : de la sodomie imposée aux femmes (mais jamais à ses messieurs), du droit à faire l’amour même quand on a ses règles, sans oublier la question gazon : "Pourquoi 75 % des 18-25 ans optent pour une épilation du maillot intégrale ou semi intégrale” alors que cela fait horriblement mal ?

Disponible sur Arte.tv

Your Honor

Bande annonce de la série Your Honor avec Bryan Cranston sur Mycanal

© Skip Bolen/SHOWTIME

Si vous avez aimé… The Wire.

Le pitch. Le fils d’un juge intègre et respecté à La Nouvelle Orléans commet un délit de fuite après avoir écrasé le fils de la mafia... Michael Desiato (incarné par le fantastique Bryan Cranston de Breaking Bad) n’a d’autre choix que de renier tous ses principes et se retrouve embarqué dans le jeu de la corruption et des abus de pouvoir.

Son potentiel cool ? La nouvelle création du showrunner de Peter Moffat, inspirée de la série israélienne Kvodo, pose une question universelle : “Jusqu’où iriez-vous pour sauver vos enfants ?”. Ce polar d’atmosphère décortique à la fois les états d’âme d’un homme de justice déchiré entre son idéal humaniste et son amour pour son fils, tout en dressant un portrait social sombre et délicat de cette Amérique oubliée en Louisiane.

Disponible sur MyCanal

Dietland

La bande annonce de la série Dietland sur 6play

© TWD productions LLC Courtesy of AMC

Si vous avez aimé… Girls, la série hautement féministe de Lena Dunham et I May Destroy You de et avec Michaela Coel sur la reconstruction d’une femme après un viol.

Le pitch. Ghostwriter pour un magazine féminin, Plum (Joy Nash) est de son propre aveu “grosse” et manque foncièrement de confiance en elle dans une société qui la marginalise et la force à perdre du poids. Réservée, elle se fait approcher par une sorte de milice terroriste digne d’une ligue armée de #metoo qui assassine froidement des criminels sexuels… mais pas que. Ou comment les victimes du patriarcat deviennent de véritables furies prêtes à tout pour éliminer les diktats imposés aux femmes.

Son potentiel cool ? La série n’a pas été reconduite pour une seconde saison, et c’est un peu dommage. L'accueil a d’ailleurs salué l’inventivité du récit et de sa réalisation avec des inserts d’illustrations notamment pour montrer les cauchemars incessants de Plum, et surtout, pour une fois, une histoire de grosse qui ne devient pas mince. Malgré un côté foutraque, Marti Noxon (Buffy contre les Vampires, Sharp Objects) au scénario parvient à rendre la saveur dark et révolutionnaire du roman de Sarai Walker. Julianna Margulies (Urgences, The Good Wife) s’avère délicieusement insupportable dans un rôle d’éditrice sans scrupule digne de Miranda Priestly.

Dès le dimanche 7 février à 20h55 sur Téva et en replay sur www.6play.fr

La Zona

La bande annonce de la série Zona sur Salto

© FR_tmdb

Si vous avez aimé... Chernobyl et l'atmosphère des polars scandinaves qui ont le vent en poupe.

Le pitch. Un accident nucléaire dans le nord de l’Espagne laisse une région dévastée isolée du reste du pays pour éviter toute contamination. 3 ans plus tard, au moment des commémorations, Héctor Uría, le chef de la police qui a perdu son fils dans la catastrophe, se retrouve en charge d’une enquête sur une série de meurtres. Ses investigations vont vite déranger les autorités.

Son potentiel cool ? Unanimement saluée par la critique espagnole, cette dystopie explore un drame familial et une affaire de corruption dans une univers apocalyptique et des paysages de chaos à la fois hyper esthétiques et stupéfiants. Bref : du real-complotisme qui change des chaînes d’info en boucle.

Disponible dès le 4 février sur Salto

Découvrez également le petit listing des meilleures séries de janvier ou Losing Alice, la nouvelle série israélienne dispo sur Apple TV.

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