Une jeunesse dorée : les années Palace d’Eva Ionesco

Sexe, drogue, paillettes. Lagerfeld, Saint Laurent, Mugler. Les nostalgiques des années Palace ne parlent plus que du film Une jeunesse dorée, la suite décapante du premier long métrage autobiographique choc d’Eva Ionesco, My little princess. Ou comment infiltrer les nuits parisiennes et provoc’ des late 70’s.

Une histoire vraie follement romanesque

On ne présente plus l’incroyable destin d’Eva Ionesco, dont la maman artiste prenait et exposait des photos érotiques de sa propre fille dès sa plus tendre enfance. Confiée à la DDASS, suivront des procès ultra médiatisés et un roman autobiographique bouleversant.

Une jeunesse dorée commence ainsi à la sortie de l’assistance publique de Rose, 16 ans (interprétée par Galatea Bellugi avec un naturel parfois déroutant), récupérée par son amoureux Michel, incarné par Lukas Ionesco - le fils d’Eva dans la vraie vie. De fiesta en fiesta au Palace, ils se font remarquer par un couple de riches libertins (Isabelle Huppert et Melvil Poupaud) qui les prennent sous leurs ailes. Mais à quel prix ? Entre jalousies et compétition, un double couple malsain en diable se met en place...

Extrait du film avec Alain-Fabien Delon, Galatea Bellugi, Isabelle Huppert et Lukas Ionesco

Des décors et costumes wahou

En véritable chronique de l’époque “Palace”, les scènes de fête ont été tournées (en quatre jours) aux Folies Bergère et au Casino de Paris, dont la déco est plus fidèle que l’actuel Palace - qui a été redécoré en “rose jambon”, comme le regrette la réalisatrice.

Côté costumes aussi, le contexte est posé. Et pour cause, une armée de créateurs a prêté d’incroyables pièces d’archives pour le tournage : Chanel, Jean Paul Gaultier, Marie Beltrami et surtout Thierry Mugler, dont Isabelle Huppert incarne une muse. Magique ! À noter : le beau Nassim Guizani dans le rôle de Christian Louboutin, le premier ami vraiment fiable d’Eva Ionesco, roi de la nuit et fidèle protecteur.

Verdict

Un ensemble pittoresque mais parfois malaisant. On souffre pour ces pauvres reines de la night accros au paraître en toute circonstance avec ce maquillage outrancier de jour comme de nuit, les robes trop serrées à baleines portées deux jours de suite (aïe !), les talons aiguilles vertigineux portés même en gueule de bois et les clopes enfilées dès le réveil… Le confort, c’est tellement années 90.

Une jeunesse dorée, au cinéma le 16 janvier.

Découvrez aussi la série romantique des vraies Parisiennes et trois stars mythiques à (re)découvrir dans des romans.

Clémence Renoux

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