Yvan Attal et Charlotte Gainsbourg à nouveau réunis dans une comédie

Le comédien réalisateur Yvan Attal met à nouveau en scène sa femme Charlotte Gainsbourg dans une brillante adaptation “à la française” du roman cultissime de John Fante : Mon chien stupide et signe la comédie frenchie la plus sexy et sincère de l’automne.

 

Un couple mythique à la ville COMME à l’écran

Dans la lignée des films autofictions jubilatoires signés Yvan Attal (Ma femme est une actrice, Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants), l’idée de retrouver le duo Attal-Gainsbourg sur grand écran fait vibrer. D’autant que cette fois, le réalisateur invite également leur fils Ben Attal dans l’affaire, à jouer également son propre rôle d’enfant.

Si en interview, on pose perpétuellement la question du secret de leur amour qui dure depuis 30 ans, il en va tout autre dans leur rôle à l’écran. Parce que, décidément, ça ne va pas fort entre Henry et Cécile, les héros du film.

 

Yvan Attal en écrivain raté

À 50 ans, Henri vit une terrible crise existentielle. Après un succès littéraire phénoménal 25 plus tôt avec un best-seller à l’époque unanimement salué par la critique, l'écrivain prometteur s’est exilé dans un sublime maison à Biarritz, enchaînant les nanars avec un Everest de frustration. Or, il commence à avoir des problèmes d’argent.

À défaut d’un peu d’introspection, l’écrivain préfère déverser son insuccès sur sa femme, la délicieuse Cécile qui supporte son mari en enchaînant Prozac et coups de blanc dès midi, malgré un amour indéfectible. Quant à ses pannes d’inspiration, il les attribue à ses 4 enfants de 25 ans à 16 ans qu’il considère comme des nullards dotés de pompes à fric et énergie.

Même son éditrice parisiennes, la truculente Pascale Arbillot, commence à s’agacer du bonhomme.

 

La question du départ des enfants

C’est sûr que lorsqu'on fantasme sur une vie de célibataire, de succès, de Porsche et de belles filles à Rome, le quotidien de la vie de famille vous paraît morose. C’est avec une ironie et une causticité fantastique qu’Yvan Attal plonge le spectateur dans les godasses d’un ancien beau gosse passé qui vieillit sans rien avoir accompli… Car finalement, il est plus facile de s’attacher à un gros chien que de réaliser ses rêves.

Comment aborder la question du couple après les enfants ? De l’éternelle question du désir ? Si Attal reste très proche du livre de Fante, il parvient à capter le mal existentiel des quinquas avec sa tendresse particulière et son ironie si française… À force de jouer les blasés et de rêver d’ailleurs, finit-on tout seul comme un con ? That is the question.

Charlotte Gainsbourg, quant à elle, est magistrale de drôlerie et loufoquerie avec sa tripotée d’enfants improbables, à commencer par son surfeur préféré dont elle rédige les dissertations. Sans oublier un ado écologiste, un fumeur de pétards amoureux d’une streap-teaseuses cagole et une fille rigide entichée d’un militaire sur fond des plages de Biarritz ou des paysages merveilleux de la côte basque. À voir absolument.

Mon Chien Stupide en salle le 30 octobre.

Yvan Attal dans mon chien stupide

Découvrez également Temps de chien ! le meilleur téléfilm de l’année qui sort sur Arte.

Elodie Rouge

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