Nos adresses préférées à Saint-Germain-des-Prés

Flâner le long des quais, s’arrêter devant une nouvelle vitrine qui fait battre le cœur, pousser la porte d’une boutique confidentielle, s’attabler dans une trattoria fraîchement ouverte ou attraper un café dans une institution mythique… À Saint-Germain-des-Prés, le chic parisien ne cesse de se réinventer. Entre adresses cultes et nouveautés désirables, le quartier reste une invitation permanente à la promenade. Notre sélection des spots qui font vibrer le 6e, c’est par ici !

 

Antoinette Poisson

Le lieu : rue Bonaparte, la boutique Antoinette Poisson nous fait remonter le temps dès le pas de la porte. Fondée par les restaurateurs de patrimoine Vincent Farelly et Jean-Baptiste Martin, la maison redonne vie au papier dominoté, ancêtre du papier peint, imprimé et peint à la main comme au XVIIIᵉ siècle. On y retrouve aussi des tissus délicats, des objets de décoration et de la papeterie qui semblent tout droit sortis d’un salon d’époque. Motifs fleuris, couleurs poudrées et petits détails charmants composent ce décor raffiné. À peine un pied à l’intérieur et on reste émerveillé… avec une furieuse envie de tout emporter !

Pourquoi on y va ? Pour glisser une touche d’élégance d’un autre temps dans notre intérieur. Difficile de choisir, mais on craque pour le papier peint Marcel (176,40 €), parfait pour réveiller une salle de bains avec une note romantique. Autre coup de cœur : le carnet cousu main Fleurs & Entrelacs (35 €), recouvert de papier dominoté, dans lequel on rêve déjà de glisser nos plus jolis mots d’amour. Dans le salon, le coussin Canton (151 €) apporte la juste dose de finesse, et pour celles qui s’apprêtent à dire OUI, la grande boîte coffre Coccinelle (320 €) fait office d’écrin aussi chic que précieux.

Antoinette Poisson, 2 rue Bonaparte, Paris 6e. Ouvert du lundi au samedi de 11 à 19h.

 

Hôtel Prince de Conti

Le lieu : après une année de rénovation, l’Hôtel Prince de Conti Saint-Germain-des-Prés fait peau neuve grâce aux talents de l’architecte et décorateur Éric Allart, qui redonne vie à ce splendide bâtiment du XVIIe siècle : papiers peints fleuris, tapisseries colorées signées Pierre Frey évidemment, mobilier tantôt d’époque tantôt contemporain, détails baroques, collection d’art… Le mélange des styles offre à ce boutique hôtel confidentiel une atmosphère résolument facétieuse, dont on adore le parti pris !

Pourquoi on y va : chacune des 23 chambres raconte sa propre histoire, dont certaines donnent au rez-de-chaussée sur le coquet jardinet central à l’esprit “bosquet à la française”. Ici, pas de restaurant, mais tout de même la possibilité de se faire livrer son petit déjeuner en room service ou bien de le savourer dans le jardin. Cool enfin : le Honesty Bar qui permet aux convives de se préparer des cocktails ou se servir un verre de vin à discrétion. Chic !

Hôtel Prince de Conti Saint-Germain-des-Prés, 8 rue Guénégaud, Paris 6e. 01 86 70 84 18. Chambres à partir de 369 €. 

 

Rubirosa’s

Le lieu : Rubirosa’s cultive l’art de l’adresse mode confidentielle qui fait tourner les têtes. Imaginée par la créatrice de bijoux Lauren Rubinski, la boutique ressemble à un salon secret comme ces adresses romaines séculaires que l’on se chuchote entre initiés : moquette rouge profonde, meubles en bois foncé, rideaux épais et canapé qui invite à s’attarder. Une atmosphère feutrée, presque mystérieuse, où tout semble millimétré, jusqu’aux clientes qui donnent l’impression de connaître par cœur ce lieu pourtant nouveau. 

Pourquoi on y va ? Pour le pull en cachemire col V modèle George (490 €), pièce signature à enfiler toute l’année, déclinée dans des couleurs pop qui réveillent le vestiaire et deviennent vite notre ultime obsession. Pour les pyjamas unisexes (435 €), parfaits pour traîner le dimanche matin avec style. Pour la chemise Jean Paul (310 €), clin d’œil au pape Jean-Paul II — le grand-père de la créatrice fournissait autrefois le Vatican en coton — coupée à la perfection, d’un chic absolu. Aux pieds, les chaussons en cuir fabriqués en Espagne (entre 390 € et 480 €) peaufinent l’allure, sans oublier, pour la touche finale, les bijoux de sac en cœur (90 €) numérotés et accompagnés d’un mot porte-bonheur.

Rubirosa’s, 37 rue de Grenelle, Paris 7e. Ouvert du lundi au samedi de 10h30 à 19h. 

 

Trois nouvelles tables chics italiennes 

Cassaro’s : nouveau repaire milanais signé Beaumarly en plein cœur de Saint-Germain-des-Prés, Cassaro’s (25 rue de Buci, Paris 6e) plonge le quartier dans une dolce vita version sixties. Bois laqué, velours vert olive, chandelles, lustres en verre de Murano et moquette à motifs : la salle imaginée par Hugo Cassaro joue la carte du rétro, bientôt prolongée par un club privé pour finir la notte. On y picore une pizzetta mortadelle, stracciatella et pistaches (22 €), des calamars frits et mayonnaise épicée (17 €), des paccheri au homard servis sur leur plateau argenté (55 €), un ossobuco (26 €) ou des glaces à l’italienne (13 €), à accompagner d’un Martini signature.

Cherry : dans une version ultra-glamour de la trattoria italo-new-yorkaise, Cherry (15 rue du Sabot, Paris 6e) affiche un décor signé Sarita Posada, tout en bois foncé laqué, touches de chrome et velours, banquettes rondes et tables nappées impeccables. Parisiens stylés et étrangers bien informés s’y retrouvent déjà pour un aperitivo sur fond de Sinatra afin d’y partager des meat balls nappées de sauce tomate et pluie de parmesan râpé minute (25 €), le vitello tonnato soyeux (28 €), la parmigiana bien gratinée (24 €) ou la pasta spicy vodka (35 €) et les scaloppine de veau au citron (34 €). Delizioso en dessert : le tiramisu (15 €).

Sant Ambroeus : derrière Les Deux Magots, Sant Ambroeus (11 rue Saint-Benoît, Paris 6e) installe à Paris son institution milanaise fondée en 1936. Le décor signé Fabrizio Casiraghi enveloppe la salle de bois laqué façon cabine de bateau, banquettes en velours vert olive, coins discrets pour habitués et bar magistral pour une pasta sur le pouce. Ouvert en continu, le spot s’accompagne d’une petite boutique à cafés, sandwichs et douceurs, avec maritozzi très tentants. Parmi nos plats préférés : les linguine al limone e gamberi rossi nappées de bisque de crevette, citron et cardamome (36 €) et l’osso buco servi avec un risotto safrané croustillant (52 €). Final obligatoire avec la mythique glace à l’orange poudrée de framboise. 

© Cassaro’s - Cherry - Sant Ambroeus

Ces spots où l'on retourne volontiers...

 

Moss

Le lieu : Moss fait partie de ces multimarques que les habituées de Saint-Germain gardent précieusement dans leur carnet d’adresses. L’espace, élégant et lumineux, met en valeur une sélection pointue et colorée, entre labels italiens ultra-chics et essentiels du vestiaire parisien. On y flâne tranquillement entre les portants avant de s’attarder du côté de l’espace souliers, véritable aimant à fashionistas, où s’alignent talons désirables et bottes impeccables.

Pourquoi on y va ? Pour piocher dans les robes fluides d’Etro ou d’Alberta Ferretti, les mailles précieuses de Lisa Yang et les denims parfaits d’Agolde et Citizen of Humanity. Aux pieds, difficile de résister aux sandales Aquazzura, aux talons élégants signés Gianvito Rossi ou Francesco Russo, ou aux bottes Alberto Fasciani. Et pour une touche plus cool, les baskets Golden Goose font toujours leur petit effet. 

Moss, 22 rue de Grenelle, Paris 7e. Ouvert du lundi au samedi de 11 à 18h30.

 

Brass

Le lieu : Nouvelle brasserie parisienne qui affole Saint Germain, BRASS est l’adresse parfaite pour les parigots exigeants et les voyageurs soucieux d’avoir un (vrai) aperçu de la cuisine française. Architecture vintage signée Dorothée Meilichzon, et carte brillante de Amine Boudali, le cadre s’y révèle aussi chaleureux que le service. En été, on adore sa terrasse chic qui donne sur le carrefour Mabillon, et en hiver son intérieur réconfortant. 

Pourquoi on y va ? Pour déguster les classiques comme cette soupe à l’oignon gratinée (9 €), et ce foie gras de canard de haute volée (22 €). Suivent les plats traditionnels comme  le filet de bœuf au poivre (37 €). Cet été, tartare de bar (24 €). En dessert, brioche façon pain perdu (14 €) moelleuse comme un nuage au cœur. À boire ? Du vin parmi les 80 références, conseillé avec soin par les gérants.

BRASS, 131 boulevard Saint-Germain, Paris 6e. Ouvert du jeudi au samedi de 12h à 2h et du dimanche au mercredi de 12h à minuit.  

 

Hôtel du Savoir 

Le lieu : Rue Racine. Une porte discrète de couleur verte, un carrelage damier noir et blanc, une bibliothèque remplie de Gallimard…L'Hôtel du Savoir, dont le décor est signé Laune Architecture, est un vrai repaire pour les littéraires solitaires et les couples romantiques. L’atmosphère feutrée et calme coupe du brouhaha parisien de la rue d’à côté. Attention cependant : le petit-déjeuner se prend à l'hôtel d’en face, le Belloy St Germain, où l’on vient également profiter du salon et du bar.

Pourquoi on y va ? Une vue à la Fenêtre sur Cour qu’on apprécie de jour comme de nuit et dont le bureau avec carafe en cristal et téléphone 50’s nous donne envie d’écrire un scénario de polar. La plus belle chambre “Double Balcon” permet d’admirer la ville du haut de ses toits. Victime de son succès, il faut un peu de patience pour la réserver ! Des romans sont dispersés un peu partout dans l’hôtel : inutile, donc, de transporter son pavé.

Hôtel du Savoir, 1 rue Racine, Paris 6e. Chambre double à partir de 280 €. 

 

Martin Martin

Le lieu : les folles de robes et Parisiennes raffinées connaissaient déjà le vestiaire ultra-féminin de Martin Martin. La griffe fondée en 2019 par Capucine Martin vient de dévoiler son premier écrin au beau milieu de Saint-Germain-des-Prés : une coquette boutique avec parquet, dorures et épais rideaux pour mettre en scène des collections tout aussi sophistiquées.

Pourquoi on y va ? Pour essayer in real life les merveilles de la collection actuelle, entre pantalon jim bleu marine (150€), une chemise boy blanc (150 €), un robe brigitte noir ( 250 €), une robe à la fois chic et sexy en diable au décolleté vertigineux ou encore un collier coquillage roger (190 €). 

Martin Martin, 95 rue de Seine, Paris 6e. Ouvert du mardi au samedi de 11h à 19h.

 

Wani

Le lieu : à deux pas du Bon Marché, rendez-vous à Wani, baby spot du chef japonais Sugio Yamaguchi (Botanique) qui a décidément la passion du végétal. Tout en longueur, il se déploie dans un espace brut et épuré, fait voir sa cuisine et dispose d’une dizaine de places à l’intérieur. Et c’est souvent full ! Option 1 : le petit banc à l’extérieur pour savourer le moment sous le ciel de Paris. Option 2 : tout emporter chez soi !

Pourquoi on y va ? Pour boire un matcha bio latte avec option “lait d’amande maison” (7 €) ou un  le chocolat chaud de chez Nicolas Berger (6,50 €). On y déguste la démente tartine tome de vache et lamelles de truffe noire (18 €), ou la so chic madeleine végétale au Caviar (25 €). Côté douceurs : flan au matcha (9 €), ou bien sublime « baume d’agrumes », une crème brûlée lovée dans une moitié d’orange et auréolée d’une fine couche de caramel croquant (7 €).

Wani, 7 ter rue Saint-Placide, Paris 6e. Ouvert tous les jours de 11h à 18h.

 

Blueberry

Le lieu : avec son décor ultra-cinématographique inspiré des films de Wong Kar Wai, le très looké Blueberry en met tout de suite plein la vue ! Entre les mains des sœurs Vaconsin (Marcello), cette belle table qui soufflera bientôt sa dixième bougie est une des meilleures pioches asiat’ de Saint-Germain-des-Prés. Aux manœuvres, un nouveau chef, Alberto Fulong qui propose en plus une assiette carte blanche qui change au gré de son inspiration. 

Pourquoi on y va ? C’est pour ses makis signatures que Blueberry est devenu la coqueluche des fins palais friands de délicatesses iodées : iconique Rackham Le Rouge au thon mariné, truffe, tempura de gambas (24 € les 6 pièces), sushis, sashimis et chirashis, mochis (8 € les 2 pièces) ou tiramisu au sésame noir (12 €). Mention toute spéciale pour les cocktails bien frappés.

Blueberry, 6 rue du Sabot, Paris 6e.Ouvert tous les jours midi et soir. 01 42 22 21 56.

© Gabriel Pistre

 

Les Deux Magots

Le lieu : il était une fois les Deux Magots... Calée sur les pavés de la place Saint-Germain-des-Prés face à l’église, cette institution qui a vu passer les illustres personnalités du siècle dernier (Hemingway, Verlaine, Picasso…) aimante encore et toujours le beau monde parisien. Sur sa royale terrasse fraîchement rénovée par la Ville de Paris ou dans sa grande salle rétro chic, ici tout se goûte avec un peu plus de classe qu’ailleurs.

Pourquoi on y va ? Pour un petit déjeuner stylé, pardi ! On fonce sur le petit déjeuner Le Complet (22 €) avec boisson chaude (café, chocolat à l’ancienne ou thé Dammann), une viennoiserie et tartines, jus de fruit pressé. Ou sur la version salée avec le petit déjeuner Hemingway (30 €) et ses œufs comme il vous plaît (au plat ou en omelette nature, jambon, fromage). À noter pour les amateurs de swing : rendez-vous d’octobre à mai pour Les jeudis du jazz les jeudis soir de 19h30 à 22h30 dans la salle mythique des Deux Magots qui s’ambiance sous les vibes des saxophones, guitares, contrebasses et pianos (résa fortement conseillée).

Les Deux Magots, 6 place Saint-Germain-des-Prés, Paris 6e. Ouvert tous les jours de 7h30 à 1h. 01 45 48 55 25.

 

Librairie Taschen

Le lieu : le repaire de l’intelligentsia bobo de Saint-Germain, ou le store de référence pour tous les bouquins à la couverture tellement stylée qu’on meurt d’envie de les laisser bien en évidence sur sa table basse. Impossible de repartir les mains vides !

Pourquoi on y va ? Taschen doit sa notoriété en grande partie grâce à des livres aux sujets habituellement ignorés des librairies traditionnelles. Peinture, mode, design, mais aussi art queer, pop culture et photographies érotiques en noir et blanc, de quoi faire le plein d’idées cadeaux. Psst : pensez à guetter les ventes de la boutique qui bradent régulièrement ses beaux livres.

Taschen, 2 rue de Buci, Paris 6e, Ouvert du vendredi au mercredi de 12h à 20h, le samedi de 11h à 20h et le dimanche de 11h à 19h.

 

Assa Spa

Le lieu : une auberge traditionnelle du pays du Soleil Levant, un havre de paix et de sérénité, un écrin de simplicité et de raffinement typiquement japonais, le tout niché en plein cœur du 6e arrondissement. Le dream !

Pourquoi on y va ? Pour une séance de shiatsu (110€ l’heure), ce massage traditionnel nippon qui rééquilibre les énergies, atténue le stress et les tensions et stabilise le système énergétique dans sa globalité. Une adresse où le mot omotenashi prend tout son sens : l’hospitalité à la japonaise. Assa Spa, 8 rue Christine, Paris 6e. Ouvert du mardi au vendredi de 12h à 20h. Le samedi de 11h à 20h et le dimanche de  11h à 19h. 01 46 34 59 08.

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