5 nouvelles adresses branchées qui affolent Pigalle

© Hallyu Kitchen par Maki Manoukian - Felini - Hôtel Massé par Ninon Bonnaire 

Pigalle fait partie de ces quartiers où l’on adorerait habiter, entre ses folles nuits parisiennes et le côté village des ses petites rues. On est retourné s’y promener pour vous délivrer la crème de ses nouvelles adresses, entre un hôtel au style unique en plein Sopi pour poser ses valises, un spot coréen pour une envie soudaine de bibimbap, un néo-bistrot chic en diable rassemblant le meilleur de l’Italie et de la France, une adresse de ramen très raffinée ou encore un haut lieu du cool ouvert à toute heure de la journée : on emménage quand ? 

 

Hôtel Massé 

L’Hôtel Massé, c’est LE nouveau cocon de Pigalle à la vibe rétro, idéalement situé à deux pas de la bouillonnante rue des Martyrs. Ce refuge intimiste est le premier-né du duo de frère et sœur Corto Peyron et Eole, aidé pour la déco par le studio Gasparetto Parentin

Dans le lobby, les romans d’Annie Ernaux occupent les étagères à côté du cake en libre service de la boulangerie du coin Le Pain Retrouvé, que l’on déguste sur le gros canapé à la Friends du salon : une ribambelle d’attentions et d’objets qui rendent cet endroit vivant et familier. Côté nuit, qu’elles soient mansardées, avec un lit surélevé ou une baignoire rétro, les 40 chambres se ressemblent mais présentent chacune une configuration différente avec moquette épaisse 70’s, machine à café métallique, mobilier sur-mesure ou encore les carreaux de douche mutins d’Héloïse Rival, qui créent un décor tout en simplicité et en raffinement capable de sublimer l’essentiel. La bonne surprise ? Les chocolats bruts et gourmands de chez Plaq accompagnent la pause café. Ultime coup de cœur : le petit déjeuner composé d’un buffet de produits frais et surtout d’œufs à la coque servis dans leur coquetier en argent, à déguster face à la star du lieu : la peinture géante de Christian Rosa ! On mériterait ça tous les jours… 

Hôtel Massé, 32 bis rue Victor Massé, Paris 9e. 01 89 89 32 32. Chambre à partir de 175 €.

© Cobey Arner

 

Felini

Entre Saint-Georges, Opéra et Pigalle se cache le nouveau néo-bistrot qui fait tourner les têtes. Le nombre de personnes qui s’arrêtent devant en dit long ! Et comment résister en apercevant, à travers la grande vitrine, tout ce qui se passe en cuisine ? À l’intérieur, on découvre un lieu brut et contemporain entre bois, mobilier vintage et ambiance feutrée. Un duo jeune et engagé mène la danse : Laura Hyppolito et Alexandre Guyader, tous deux passés par de belles maisons parisiennes, promettent une cuisine sincère à la croisée de la France et de l’Italie.​​ On commence avec le tartare de bœuf (17 €) pimpé de parmigiano, pickles de graines de moutarde et croûtons dorés ou le crudo de thon rouge (16 €), relevé de jalapeños, mini fenouil et vinaigrette xérès piment d’Espelette, vif et équilibré. Le bal continue avec les tortelloni maison (26 €), évidemment servis al dente, à la mozzarella et tomate confite, nappés d’une sauce tomate-poivron à saucer jusqu’à la dernière goutte. Puis cap sur le suprême de volaille (29 €) fondant à souhait, accompagné de pleurotes, estragon, moutarde et d’un jus infusé au thym : un sans-faute. Impossible de partir sans une note sucrée : le crumble prunes-figues (11 €) et son crémeux mascarpone miel clôturent le repas tout en légèreté. En définitive, un équilibre parfait du début à la fin, dans un lieu intimiste, typique du quartier. Une adresse qu’on garde précieusement pour nos prochains dates.

FELINI, 50 rue Saint-Georges, Paris 9e. Ouvert du mardi au samedi, de 19h30 à 22h.  06 95 79 40 57.

 

Ukiyo Ramen

Quand l’amour et la passion de la cuisine se mêlent à une touche d’ambition, ça donne un vrai spectacle culinaire. Céline (22 ans) et Guillaume (24 ans) inaugurent Ukiyo, leur premier restaurant, et tout respire la nouveauté. Guillaume, passé par de belles maisons (Septime, Ze Kitchen Galerie et L’Astrance), et Céline, issue d’une école de commerce, forment le duo parfait pour bousculer la scène ramen parisienne. Dès qu’on pousse la porte, on sent cette créativité : un décor coloré, un brin rétro, pensé par eux-mêmes, entre touches vintage et références japonaises. Dans la seconde salle, on longe un mur pailleté avant d’atteindre le cœur du lieu : la fameuse machine à nouilles fraîches – leur bijou ! – exposée comme une œuvre d’art. On commence avec les chips de nori à la feuille de riz, œufs de poisson et crème d’ail douce (4,80 €), un snack qu’on dévore sans fin. Puis vient le Katsu Sando, cachant dans un pain de mie moelleux la Pata Negra, le chou au yuzu et un condiment épicé juste ce qu’il faut. L’onigiri à l’anguille brûlée (9,80 €) séduit par son équilibre entre fondant et salin. Le Golden Shoyu Ramen (21,80 €) dévoile un bouillon léger de poulet fermier qu’on boirait à la petite cuillère, relevé au sansho, piment doux et curry, avec ses nouilles maison moelleuses. Pour un plat plus frais, le Toridon (15,40 €) associe riz aux agrumes, poulet grillé et crispy norice, sorte de feuille croustillante à la pâte de riz. Ultime kif : la mousse chocolat blanc-wasabi (9,40 €) dont vous nous direz des nouvelles. 

Ukiyo Ramen, 6 Rue de Douai, Paris 9e. Ouvert du mardi au dimanche de 12h à 14h30 et de 19h à 22h30. 01 73 74 85 02

 

Bonne Heure 

Bonne Heure, c’est LE nouveau spot cool de Pigalle, installé à la place de l’ancien Dépanneur, qui régale à toute heure de la journée. Ouvert en continu de 8h à 2h du matin, ce nouveau bistrot assouvit notre besoin de café-tartines comme de drinks et tapas à la nuit tombée. On est tombé amoureux de sa déco moderne avec son bar arrondi en inox, ses banquettes rayées couleur lie de vin et sa superbe terrasse d’angle idéal pour un verre après le travail. Ce qui nous a séduit ? Les entrées à partager ultra-savoureuses et généreuses comme le carpaccio de figue, burrata et jambon ibérique (10 €), les croquetas jambon-comté (10 €) ou encore le houmous au saté et crevettes panées (9 €). Pour ceux qui n'aiment pas partager, les plats de résistance tels que la ballotine de volaille et sa purée de potimarron (22 €) ou la saucisse au couteau et sa purée de pomme de terre comme chez mamie (19 €) sont tout aussi excellents. On accompagne le tout d’un bon vin à siroter sans voir le temps passer et on ne repart pas sans avoir goûté à leur tarte tatin d’une gourmandise sans nom. Last but not least : la formule déjeuner hyper avantageuse à 15 € et 18 €.

Bonne Heure, 25 rue de Douai, Paris 9e. Ouvert tous les jours de 8h à 2h. 01 75 43 65 10.

 

Hallyu Kitchen

Le bruit court que le Korean is the new Italian, et on a trouvé notre nouveau chouchou situé à mi-chemin entre Pigalle et Saint-Georges ! Hallyu Kitchen, c’est le vibrant restaurant qui va affoler les Parisiens raffolant de la gastronomie du pays du matin calme, né d’une alliance 100 % féminine : Armelle s’occupe du beau, Julie du bien-fait et Su-hyun du bon. Avec ses pavés inspirés des temples coréens, ses touches de couleur extirpées à la pipette Photoshop de clichés de Séoul et ses matières brutes comme le béton et le bois naturel : plongée garantie dans l’esprit séoulite sans quitter Paris. Dans l’assiette, la cheffe coréenne Su-hyun maîtrise à la perfection des classiques comme l’emblématique Bibimpap en version végé ou au bœuf (15 €), la réconfortante soupe de ravioli coréens Mandu Guk, ou encore le croustillant Fried Chicken (8 €) à partager – ou pas. Mais elle régale aussi ses clients de plats peu connus en France dont l’incontournable de la maison : le Ssam. L’idée ? Une table remplie de délicieuse viandes marinées, d’accompagnements traditionnels dont le fameux kimchi accompagné d’un riz blanc cuit à la perfection, à emballer soi-même dans une feuille de salade bien croquante afin de créer sa bouchée parfaite. Pour terminer le repas sur une note de fraîcheur, on commande un sundae caramel miso et éclat de sarrasin ultra-frais (6 €), idéal pour digérer. Le petit plus : la carte des cocktails avec des Spritz du Hanok, un K-pornstar ou encore un Séoul Mule !

Hallyu Kitchen, 6 rue Henry Monnier, Paris 9e. Ouvert tous les jours le midi de 12h à 14h. Ouvert du lundi au jeudi de 19h à 22h, le vendredi et samedi jusqu’à 22h30 et le dimanche jusqu’à 21h30. 

© Maki Manoukian

 ET TOUJOURS… 

 

Elise Chalmin 

On connaît Elise Chalmin pour ses sublimes chemises et pantalons en soie, ses incroyables imprimés graphiques dessinés maison et ses t-shirts blancs à cœurs rouges au niveau des seins. Et quand on a su créer une telle identité visuelle et fidéliser tant de clientes, il semblait logique d’ouvrir une jolie boutique à son nom. C’est chose faite rue Condorcet, à quelques pas de la butte Montmartre, dans un adorable écrin joyeusement coloré qui lui ressemble bien. Spoiler : vous allez mourir d’amour pour la nouvelle collection, notamment pour le sweat Feed the Tiger rose pâle (120 €) et la sublime blouse Royal Tiger à imprimés fleuris (230 €).

Elise Chalmin, 51B rue Condorcet, 75009 Paris 9e. 

 

Merci Murphy 

Murphy, c’est le carlin de Margot et le roi du Q.G. des chiens du quartier. Chez Merci Murphy, les dog moms & dads se pressent pour attraper tout le nécessaire au bien-être de leurs compagnons (laisses, harnais, jouets, CBD, friandises, paniers comfy…). Mais pas que ! On les dépose également pour un brin de toilettage avec des soins naturels (à partir de 50 € selon la taille du chien) ou pour lui donner soi-même le bain (25 € les 45 minutes), mais aussi en mode garderie (à la crèche, en somme) pour se balader ou bosser en le laissant entre de bonnes mains (45 € la demi-journée).

Merci Murphy, 18 rue Victor Massé, Paris 9e. 

 

Mikado Dancing 

Caché au sous-sol de l’Hôtel Rochechouart, on accède au Mikado à gauche en entrant. Ancien tripot clandestin, véritable institution de la nuit parisienne dans les années 60 et 80, le club s’est offert un lifting trop chic aux notes japonisantes avec lanternes et pans en bois, dans une atmosphère Art déco digne des années 20 où l’on s’avachit sur de beaux canapés en velours doré entre deux sessions flirt. Le combo qui nous fait revenir ? Des DJ sets électrisants et des cocktails toujours excellents (14 €).

Mikado Dancing, 55 boulevard de Rochechouart, Paris 9e. 

 

La Papoterie 

Un atelier trop sympa pour se faire des nouvelles copines, what else ? Pâtisseries, quiches et tapas sont à boulotter entre deux coups de pinceau pour customiser des pièces de céramique déjà réalisées par des artisans français (bien mieux que si on les avait faites nous-mêmes), le tout en sympathisant avec des inconnu·e·s. C’est l’idée coolissime lancée quelques jours avant la vague Covid par les copines Laura et Coline, dans un espace feel good à souhait et propice à la papote (d’où son nom). On customise, on peint et on dépose sagement sa création avant de partir pour la laisser cuire et reposer avant de la récupérer dans 10 jours à 3 semaines. Autre option pour les impatient·e·s : la cuisson express en 48h, facturée 5 €. Côté tarifs : assiettes, vases, carafes entre 8 et 70 €. Bruschetta avec tomate, mozza et salade 8,50 €, cookie choco 4,50 €.

La Papoterie, 17 rue Notre Dame de Lorette, Paris 9e. 

 

Adami 

Installée à quelques pas de Pigalle, cette nouvelle table moderne s’avère idéale pour tester des pâtes fraîches aux associations surprenantes et en discuter au comptoir avec le chef napolitain Marco Sergiampietri (Il Carpaccio, Le George). À tester : les gnocchi de ricotta à la Nerano légèrement acidulés et qui fondent en bouche (crème de courgette, courgettes et fleurs de courgette, 17 €) et les spaghetti alla chitarra aux gambas de Mazara, parmi les meilleures du monde, qui baignent dans leur bisque pimpée d’une crème d’ail et de citron noir (19 €). Des pâtes de cette qualité avec des ingrédients d’exception à ce prix-là, c’est suffisamment rare à Paris pour être souligné ! 

Adami, 19 bis rue Pierre Fontaine, Paris 9e, 07 60 87 02 64.

© Adami, Capucine Petit. 

 

Grand Pigalle Hôtel

Propriété de l'Experimental Cocktail Club, cet hôtel hipster-chic situé dans le cœur de South Pigalle n’est pas sans rappeler une atmosphère digne du Grand Budapest Hotel de Wes Anderson. Pour assurer la décoration des 37 chambres, Dorothée Meilichzon n’a pas hésité à décliner les palettes de bleu canard, vert sapin et jaune moutarde, et utiliser des carreaux de ciment à effet d’optique, des touches de marbre et de laiton. À noter : une valeur sûre de restaurant piloté par Grégory Marchand (Frenchie). 

Grand Pigalle Pigalle, 29 rue Victor Massé, Paris 9e. 

 

Madame Arthur

Chez Madame Arthur, le premier cabaret travesti de Paris en plein Pigalle communicant avec le club Divan du Monde, des “créatures” s’emparent chaque soir de la scène sur des thématiques différentes avec pour points communs l’interprétation volontairement approximative de chansons cultes, des improvisations (parfois très hot) avec le public et une bonne humeur franchement communicative. Dès 22h, on commande un verre au bar et on se cherche une bonne place (debout) pour profiter pleinement du show parfois (souvent !) absurde mené à notre visite par la sexy Maud’Amour (muse de Jean Paul Gaultier), entourée d’une équipe chamarrée et totalement barrée. On ne sait jamais vraiment sur qui ou quoi on va tomber ! 

Cabaret Madame Arthur, 75 rue des Martyrs, Paris 18e.

© Madame Arthur (@madamearthur) par Héloise Blondel et Bruno Gasperini. 

 

Fior di caffè

On aime cette adresse pour son côté ultra-intimiste et pour l’originalité de son concept, entre coffee-shop et maison experte en CBD. Entièrement pensé par le maître des lieux Donato Carretta issu d’une famille d’agriculteurs, Fior di Caffè est une destination et un lieu d’expérience où l’on vient pimenter sa journée et s’offrir un vrai moment de dégustation. Atypique, cet écrin de poche en jette avec son comptoir en marbre vert et pavés de ciment. On aime y commander un café 100 % italien torréfié à l’ancienne qui se déguste en version expresso, cappuccino ou latte (à partir de 2,50 €). Pour les fans de jus, la citronnade maison avec ou sans extra CBD shot est un incontournable comme le jus de grenade et le chambucha (5 et 8 €). Pour les accompagner, de délicieux cakes et cookies et des madeleines doudous, le tout au CBD (4 €). 

Fior di Caffè, 33 rue Jean-Baptiste Pigalle, Paris 9e. 

 

El Lechón

C’est le sandwich dans lequel il faudra absolument croquer lors de votre prochain passage dans le quartier. Un casse-croûte tout droit venu de Cuba puis devenu une star de la street food en Floride, à découvrir au restaurant El Lechón. Derrière le projet : Sophie et Bastien, tombés d’amour pour le sandwich cubano alors qu’ils habitaient aux États-Unis. Parmi nos recettes préf’ : la Ropa Vieja à l'effiloché de bœuf mijoté, pickles d’oignon, fromage fondant. Triple miam pour cette authentique merveille à dévorer sans modération.

El Lechón, 17 rue Pierre Fontaine, Paris 9e. 

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