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Malcom & Marie : le chef-d’œuvre avec Zendaya débarque sur Netflix

Le film Malcolm Et Marie avec Zendaya par Sam Levinson

© DOMINIC MILLER/NETFLIX © 2021

C’est le film événement de cette saison. Et pourtant cette nouvelle super-production Netflix portée par Zendaya, ex-égérie Disney, emmène les orphelins de cinéma d'art et d’essai vers le film d’auteur que l’on attendait pas.

Un film en noir et blanc tourné en plein confinement

© DOMINIC MILLER/NETFLIX © 2021

En plein confinement, le showrunner Sam Levinson, frustré de ne pas pouvoir avancer sur la saison 2 de sa série star Euphoria, décide d'écrire un film pour son actrice muse et de le tourner dans la foulée avec John David Washington pour partenaire.

Loin des réalisations hyper pop et rythmées auxquelles il nous avait habitué.e.s, le réalisateur démontre son génie et crée la surprise avec le plus beau long métrage en noir et blanc proposé depuis longtemps à Hollywood et propulse Zendaya, déjà primée l’année dernière d’un Emmy Award, comme la nouvelle actrice pépite pour la scène indé.

Scène de ménage en Californie

© DOMINIC MILLER/NETFLIX © 2021

Difficile de vous pitcher cette étonnante histoire. Les portes de la voiture du couple claquent. Après la soirée de l’avant-première du film de Malcolm, les jeunes amoureux rentrent à la maison pour fêter ça. Parée de sa robe du soir, altière et nonchalente, Marie prépare un mac & cheese à son fiancé, propulsé ce soir comme le jeune rélisateur noir dans le vent.

En attendant son assiette, Malcolm savoure et débriefe les joies du cocktail, se gargarise d’être enfin considéré par la journaliste du Los Angeles Time, critique redoutée qui le classe dans la veine de Spike Lee. Mais face à la moue boudeuse de Marie, Malcolm s’agace vite. Il lui demande ce qui ne va pas. Insiste. Jusqu’à ce que la jeune femme craque. Elle n’a pas apprécié que Malcom oublie de lui rendre hommage alors qu’il s’est totalement inspiré de son histoire personnelle de jeune toxicomane. S'ensuit une nuit fiévreuse et métaphysique entre disputes et déclarations d’amour.

Un huis clos d’une rare finesse

© DOMINIC MILLER/NETFLIX © 2021

Les contraintes imposées par le Covid ont poussé Sam Levinson à se surpasser. Une effervescence créative qui l'a mené vers le choix d'une mise en scène théâtrale : unité de temps, d’action et de lieu. Et la possibilité d’un chef-d'œuvre esthétique en huis clos porté par la sublime BO jazzy du label LABRINTH.

En l'occurrence : 1h45 de scènes de vie conjugale magistrales dans le décor minimaliste d’une maison d’architecte et un jeu d’acteur brillant d’une rare sensualité porté par le duo Zendaya et John David Washington. Car clairement, on est dans un drame intimiste hyper esthétique qui s’inscrit dans la lignée de Qui a peur de Virginia Woolf ? et d’In the Mood for Love… Sam Levinson se distingue par un film classique et minimaliste qui éclaire son génie de la caméra, mais aussi d’un auteur qui traite des grands sujets de son époque : la place des femmes, la responsabilité des artistes, le racisme et les questions existentielles du couple.

© DOMINIC MILLER/NETFLIX © 2021

Malcom et Marie, disponible dès le 5 février sur Netflix

Et aussi

The Dig

Extrait de The Dig avec Carey Mulligan et Ralph Fiennes

Si vous avez aimé… Dans la lignée de Titanic ou Le Discours d’un Roi, The Dig s’affiche comme une grande fresque historique anglaise qui a tout pour devenir culte.

Le pitch.Cette adaptation follement romanesque du roman de John Preston revient sur une histoire vraie, dont le déroulement se situe alors que la 2e guerre mondiale est sur le point d’éclater. La jeune et riche veuve Edith Pretty (Carey Mulligan), mère d’un jeune garçon, engage un archéologue amateur, Basil Brown, incarné par Ralph Fiennes (The Constant Gardener, Harry Potter) pour exhumer une sépulture dans sa propriété. Ses fouilles vont l’amener à découvrir un trésor extraordinaire que le British Museum entend vite s’approprier. C’est le début d’une folle épopée...

Pourquoi tout le monde en parle ? Fait rare, la production a confié la réalisation de cette superproduction à l’artiste et dramaturge Simon Stone, plus connu pour ses prouesses à Avignon et ses mises en scène à l’Odéon qu’à Hollywood ! Il parvient à déployer ici un film familial et populaire d’une qualité éblouissante entre la merveilleuse B.O. de Stephan Grégory, le formidable jeu d’acteur et la photo de la campagne British d’une rare poésie. Tous les ingrédients sont réunis pour vous faire monter les larmes : thriller archéologique, love story bien ficelée, bras de fer contre la maladie, quête métaphysique sur la transmission. Trop bon !

Disponible dès vendredi 29/01 sur Netflix

© LARRY HORRICKS/NETFLIX

Palmer

Extrait de la série Palmer avec Justin Timberlake

Si vous avez aimé… Pour un garçon avec Hugh Grant et Nicholas Hoult, Là-haut de Pixar et tous ces jolis films sur une amitié improbable entre un enfant et un adulte.

Le pitch. Palmer (Justin Timberlake) vient de purger 12 ans de prison. De retour chez sa grand-mère qui l’a élevé (une figure de générosité, connue comme le loup blanc dans la communauté), il fait la connaissance de Sam, un petit garçon délaissé par sa maman toxico (Juno Temple) et qui s’épanouit en jouant à la dînette déguisé en princesse. Bien que diamétralement opposés, les deux se prennent rapidement d’affection, d’autant que chacun dans son genre se fait rejeter par la société. Ils deviennent vite inséparables, jusqu’au retour de la mère et son lot de galères...

Justin Timberlake dans Palmer

Pourquoi tout le monde en parle ? Comment retrouver une vie normale après la prison quand la violence semble vous poursuivre coûte que coûte ? Dans ce joli film dirigé par l’acteur Fisher Stevens (plutôt habitué aux seconds rôles qu’à la réalisation, à tort), Palmer revendique son droit à la rédemption. L’occasion de retrouver la palette dramatique du séduisant Justin Timberlake, en grande forme pour son retour devant la caméra. Subtil, sexy, émouvant, il n’en fallait pas plus pour ne pas quitter des yeux l’aventure de son repris de justice au grand cœur. Et sur son chemin, le prometteur Ryder Allen est un rayon de soleil que les répliques vraiment bien ficelées rendent infiniment attachant.

Disponible dès vendredi 29/01 sur Apple TV

© Apple TV+

Paradise Hills

Un extrait de Paradise Hills avec Emma Roberts

Si vous avez aimé… La Chronique de Bridgerton ou Picnic at Hanging Rock (la série inspirée de Virgin Suicides) et que vous rêvez de vous reposer l'esprit ce week-end devant un film cool et sucré… Vous allez être servi avec Paradise Hills, une dystopie pop qui renoue avec l’esprit de The Handmaid’s Tale à la sauce Twilight.

Le pitch : Uma (Emma Roberts) se réveille sur une île paradisiaque qui a tout pour faire fantasmer les instagrameuses les plus en vue. Dans ce centre de guérison émotionnelle et holistique, on bichonne les jeunes héritières de l’upper class (coucou Gossip Girl) à coup de régimes personnalisés, psy et yoga. Mais ce spa de luxe va vite se révéler être une prison dorée passée au filtre pink et pastel, dirigée par la terrible duchesse Milla Jovovich. Objectif de ce pensionnat faschiste : formater les jeunes rebelles à l’image que leurs familles (pas toujours très progressistes) se font d’une jeune fille parfaite. Vilain petit canard pas assez fit, Chloe (Danielle Macdonald) est priée de faire exil et rentrer dans le même 34-36 que ses sœurs d’ici la fin de l’été. Quant à la pop star Amarna (Eiza Gonzalez), il s’agit de calmer ses questionnements sur son identité sexuelle. C’est l’heure de l’émancipation pour Uma et ses nouvelles amies qui vont tenter par tous les moyens de s'échapper de l'île.

Pourquoi tout le monde en parle : Très-agréable à regarder et soutenu par un anglais littéraire qui intensifie la dramaturgie de l’histoire, le premier long-métrage ultra-esthétique de la jeune réalisatrice espagnole trentenaire Alice Waddington sélectionné à Sundance affiche une réalisation hyper léchée dans avec une esthétique qui semble sortie d’un tableau surréaliste de Chirico, bien que le propos de l’empowerment soit vraiment léger. Les féministes vont hurler tant les attributs féminins des héroïnes frêles semblent sortir d’un univers plus proche de Zahia et Sofia Coppola que de Lena Dunham. Néanmoins, si on voit cette épopée comme une aventure girl power, dieu qu’il est bon de binge-watcher !

Extrait de Paradise Hills avec Emma Roberts et Milla Jovovich
Paradise Hills, en ligne sur Amazon Prime

© Manolo Pavón

On the rocks, la comédie romantique de Sofia Coppola

Bande annonce de la comédie On the rocks de Sofia Coppola

Si vous avez aimé… The Bling Ring, Virgin Suicides surtout Lost in Translation avec (déjà) Bill Murray, et toute la filmo de la réalisatrice préférée du cinéma indé américain.

Le pitch : séducteur invétéré, Felix voit un moyen de se rapprocher de sa fille Laura lorsqu’elle lui confie ses doutes quant à la fidélité de son mari. Ni une ni deux, le riche marchand d’art largue amourettes et chauffeur pour embarquer dans tout l’Upper East Side son enfant adoré à bord de sa vieille décapotable rouge, à la recherche de preuves. Mais la filature prend une tournure toute romanesque quand on remplace les sandwichs miteux par des tartines de caviar et qu’on va jusqu’à suivre son gendre en “voyage d'affaires" sur une plage de rêve au Mexique.

Pourquoi tout le monde en parle ? Sofia Coppola s’essaie ici pour la première fois à la comédie, et qu’il ne fallait pas moins que le cabotin Bill Murray pour cerner avec intelligence l’humour mélancolique de la réalisatrice. Le binôme Bill Murray et Rashida Jones (Boston Public, The Office… et fille de Quincy) se love dans une mise en scène molletonnée à la Woody Allen (protagonistes WASP, New York, restos chics, notes de jazz…). Une fresque savoureuse et sans prétention.

Déjà disponible sur Apple TV

The Prom

Si vous avez aimé… Priscilla folle du désert, Rocky horror picture show, Hair et toutes les comédies musicales qui ont façonné et inspiré la culture queer.

Le pitch. Quatre artistes de Broadway sur le déclin sont prêts à tout pour revenir sur le devant de la scène. Ils s’emparent de l’histoire (vraie, en l'occurrence) d’une lycéenne lesbienne interdite de bal de fin d’année et courent à sa rescousse pour s’attirer une bonne presse. Mais au fin fond de l’Indiana, entre deux concours de Monster Trucks et privés de privilèges dans un monde où personne ne les connaît, le quatuor peine à se faire entendre.

Pourquoi tout le monde en parle ? Le créateur de Glee Ryan Murphy revient à ses fondamentaux : de la chanson, de la paillette, de la chorégraphie, bref, du kitsch maîtrisé. Et pour incarner ses stars de la comédie musicale, qui d’autre que Nicole Kidman et Meryl Streep, dont les vocalises ont déjà bluffé le public respectivement dans Moulin Rouge et Mamma Mia! ? En back-up, le réalisateur plus que jamais engagé pour les droits LGBTQ confirme le talent comique du présentateur du Late Late Show James Corden. Trop canon et toute en jambes, Nicole Kidman brille en néo-Velma Kelly dans son numéro hommage à Chicago, musical le plus culte de Broadway. Franchement feel good !

Déjà disponible sur Netflix

The Singing Club

© 2019 Military Wives Choir Film Ltd

Si vous avez aimé… Le phénomène The Full Monty ! Le nouveau film de Peter Cattaneo a tout pour plaire aux amateurs de comédies purement brit’. Après le strip tease d’une bande de chômeurs, place au Girls Band des femmes de militaires...

Le pitch. Yorkshire, 2011. Pendant que leurs maris combattent en Afghanistan pour 6 mois, les épouses des soldats de la garnison de Flitcroft angoissent et s’ennuient ferme. Kate Barclay (Kristin Scott Thomas), l’épouse du colonel, décide de créer une chorale mi-Desperate Housewives mi Spice Girls, pour faire swinguer leur quotidien… Mais c‘est sans compter la rivalité entre Kate et Laura (Sharon Horgan dans Catastrophe) pour jouer les chefs (d'orchestre). Bref : du crêpage de chignon en bonne et due forme.

Pourquoi tout le monde en parle ? Avec le covid, ses producteurs ont décidé que The Singing Club ne passerait finalement pas par la case salle obscure mais serait directement diffusé en exclu sur Canal+. Brit’ jusqu’au bout des ongles, c’est le feel good movie inspiré d’une histoire vraie que toute la critique attendait de pied ferme. Pour le meilleur ! Quel réjouissement de redécouvrir la merveilleuse Kristin Scott Thomas en bourgeoise psychorigide et le sens de l’ironie si cher à Peter Cattaneo. Un pur délice.

Déjà disponible sur MyCanal

© LEONINE DISTRIBUTION GMBH

Vivien Leigh, Autant en emporte le vent

Si vous avez aimé… Autant en emporte le vent, Un tramway nommé désir, Minuit dans l’ombre et toute la filmographie culte d’une des plus fascinantes actrices de l’histoire.

Le pitch : comment une jeune actrice anglaise, née à Darjeeling dans les colonies et élevée dans la plus pure tradition de la haute bourgeoisie britannique, a-t-elle pu décrocher le rôle le plus prisé d’Hollywood, à savoir celui de la Sudiste Scarlett O’hara, en pleine guerre de Sécession ? La réalisatrice et journaliste culture Priscilla Pizzato revient avec ce documentaire sur l’incroyable parcours de cette “évidente et magique beauté” aussi douée qu’incontrôlable.

Pourquoi tout le monde en parle ? De son idylle cachée avec Laurence Olivier alors qu’eux deux étaient mariés à son besoin vital de se partager entre le cinéma et les planches de théâtre, Priscilla Pizzato utilise des archives, extraits d’interviews, correspondances et passages de son journal intime pour nous présenter Vivien Leigh sous un angle inédit. Mention spéciale au passage qui explique comment elle s’est battue avec le réalisateur du mythique Gone with the wind pour faire valoir le caractère complexe de son personnage, ce qui lui vaudra d’être appelée par l’auteure Margaret Mitchell herself : “Elle est ma Scarlett !”. On en frissonne encore.

Dimanche 3 janvier 2021 à 22h50 sur Arte et du 27 décembre au 3 mars 2021 sur arte.tv

Mank

Si vous avez aimé… L'œuvre du génie David Fincher qui reste sans aucun doute l’un des réalisateurs les plus marquants de sa génération avec la série House of Cards, Seven, The Social Network, L'Etrange Histoire de Benjamin Button ou Fight Club.

Le pitch : bienvenue à Hollywood dans les années 30. Le critique new-yorkais Herman Mankiewicz, alias Mank, est engagé pour adapter le best-seller d’Orson Welles. Personnage atypique et caustique au goût un peu trop prononcé pour la bouteille, l’auteur peine à boucler à temps le script de Citizen Kane qu’on lui a confié…

Pourquoi tout le monde en parle ? C’est la sortie la plus “wahou” de l’année sur Netflix qui va plaire aux geeks du 7e art. Avec Mank, le prodige américain signe un hommage tout en finesse au cinéma et à l'âge d’or hollywoodien. Le tout appuyé par une photo extraordinaire où excellent Gary Oldman, Amanda Seyfried, Tom Burke, où il est question de magouilles et intrigues en studio et de la difficulté à créer. Véritable “behind the scenes” en noir et blanc de Citizen K, longtemps considéré comme le plus grand film de tous les temps, David Fincher signe un film radical, petit bijou pour les initiés néamoins facile et plaisant à regarder pour les néophytes. Bref : le nouveau favori des prochains Oscars.

Disponible sur Netflix

Petite fille

Si vous avez aimé… La filmo documentaire de Sébastien Lifshitz dont le brillant Les Invisibles, qui présentait des homosexuel.le.s insoumis nés pendant l’entre-deux-guerres.

Le pitch : la petite Sasha, 7 ans, est née dans un corps de garçon. Sa dysphorie de genre, apparue très tôt dès ses 3 ans, est largement acceptée par toute sa famille, mais sa maman doit se battre avec son école pour l’y faire accepter en tant que fillette. Entre deux rendez-vous avec la pédopsychiatre, Sasha souffre d’être la seule du cours de danse déguisée en garçon et hésite à faire venir sa copine de classe chez elle, de peur de sa réaction en voyant sa chambre toute rose.

Pourquoi tout le monde en parle ? C’est le portrait le plus émouvant de 2020. Outre la douce Sasha, qui se sent fille à 100 % et ne vit que pour les belles robes qui tournent, c’est aussi sa famille qui vous flanquera des larmes aux yeux. On a rarement été témoin à l’écran d’un amour aussi inconditionnel entre une mère et son enfant (“Je sais que ce sera le combat de ma vie”), malgré le prisme de la culpabilité et de l’inquiétude quant à son avenir. Une seule phrase pour résumer le message de ce documentaire à mettre entre toutes les mains : “Je suis persuadée qu’on a tous une mission à accomplir : Sasha pour changer les mentalités, moi pour l’aider”.

Disponible sur arte.tv jusqu’au 30 janvier 2021

L'invention du luxe à la française

© Manuel Irniger

Si vous avez aimé… L’expo La fabrique du luxe au musée Cognacq-Jay en 2018, ainsi que les anecdotes croustillantes de Stéphane Bern dans Secrets d’Histoire.

Le pitch : un documentaire fort… documenté sur les origines du luxe à la française. En résumé : comment Colbert, le ministre des finances de Louis XIV, a procédé à un vaste espionnage industriel pour chiper partout dans le monde les savoir-faire traditionnels et les approprier à la France. Miroirs de Murano, tissus de Hollande, porcelaine de Chine… Les artisans étaient littéralement débauchés pour des sommes faramineuses, leur valant même pour certains d’être empoisonnés par leur pays d’origine. Peu importe les “dommages collatéraux”, ce qui intéresse Colbert, c’est le rayonnement de la France et son besoin immédiat de rétablir une balance importation / exportation tolérable. Il faut dire que les nobles de la cour vidaient allègrement les caisses de l’État pour s’offrir des produits de luxe venus du bout du monde...

Pourquoi tout le monde en parle ? Si vous vouliez bingewatcher des défilés Vuitton et Chanel à la pelle, c’est râpé ! Le documentaire de Stéphane Bégoin s’adresse aux vrais férus d’histoire. Avec des reconstitutions (parfois un peu kitsch, mais comment faire autrement ?) et les témoignages passionnants d’archivistes et d’historiens, on en apprend pas mal sur les petites habitudes de la cour de Versailles. Un film délectable et instructif sur l’économie du paraître.

À l’antenne, samedi 5 décembre 2020 à 20h50 sur Arte, déjà disponible sur arte.tv jusqu’au 2 février 2021

Une ode américaine, le prochain Oscar signé Ron Howard ?

Bande annonce du film Une Ode américaine de Ron Howard

Si vous avez aimé… Hillbilly Elegy, la biographie best-seller de J.D. Vance, que le réalisateur Ron Howard (Splash, Un homme d’exception…) a adapté en un biopic star sur Netflix, appuyée par Vanessa Taylor, scénariste de La Forme de l’eau ou Game of Thrones.

Le pitch : alors qu’il est sur le point de passer les entretiens pour intégrer un stage dans les plus gros cabinets d’avocats de Washington, J.D. doit rentrer en urgence dans l’Ohio de son enfance pour s’occuper de sa mère qui vient de replonger dans l’héroïne. À travers le regard d’un jeune et brillant élève boursier en droit à Yale s’esquisse le portrait sur 3 générations de l’Amérique profonde blanche, déclassée, bref : les fameux hillbilly (littéralement “ploucs”) qui ont “fait Trump”.

Pourquoi tout le monde en parle ? Parce qu'Hollywood a fait de ce portrait de famille un film politique sélectionné aux Oscars, malgré un accueil mitigé de la critique. Toujours est-il que Glenn Glose est absolument stupéfiante en matriarche totalement politiquement incorrecte. À voir absolument, ne serait-ce que pour se faire un avis...

Une ode américaine, disponible le 24 novembre sur Netflix

La vie devant soi, avec Sofia Loren

Bande annonce du film La vie devant soi avec Sophia Loren

Si vous avez aimé… Le film éponyme de Moshé Mizrahi en 1977 avec Simone Signoret, adapté du roman désormais culte de Romain Gary et qui, lui, se passe à Belleville.

Le pitch : ancienne prostituée rescapée d'Auschwitz, Madame Rosa héberge et éduque des enfants désœuvrés de son quartier. De mauvais cœur après qu’il l’ait rackettée en pleine rue, elle accepte d’accueillir Momo, un ado difficile et insolent. Très vite pourtant, les deux se rapprochent et se lient d’une complicité discrète, profonde. Or, Madame Rosa avance en âge et commence à avoir des absences, au point de ne plus pouvoir s’occuper de personne, et d’elle non plus.

Pourquoi tout le monde en parle ? Il y a des œuvres comme ça, universelles et intemporelles, que l’on peut transposer n’importe où et à n’importe quelle époque. Edoardo Ponti s’empare ainsi du roman de Romain Gary (publié sous le pseudonyme Émile Ajar, pour l’anecdote) et fait vivre son histoire dans une ville portuaire italienne. Il filme ainsi son illustre maman Sofia Loren, qui avait disparu des radars depuis dix ans et irradie toujours de grâce du haut de ses 86 ans face à un jeune Ibrahima Gueye, pas impressionné pour un sou. En résumé, un film touchant sur la transmission entre générations et la fin de vie.

Déjà disponible sur Netflix

Bronx : Le nouveau film Netflix d’Olivier Marchal

Bande annonce du film Bronx de Olivier Marchal

À Marseille, la BRI traque deux gangs opposés autour d’une sombre affaire de tuerie. Mais entre un témoin assassiné, un arrivage de coke en zodiac à intercepter, les suspicions de corruption, les épouses délaissées et les menaces de mort qui fusent de tous les côtés, l’affaire risque bien de virer au pugilat.

Pourquoi vous allez adorer ? Ex-flic et désormais solide réalisateur, Olivier Marchal (36 quai des Orfèvres, Braquo, Les Lyonnais) délivre pour Netflix un nouveau film musclé mettant en scène les brigades d’élite de la police. En plus de scènes d’action mémorables à base de castagne et de fusillades franchement bien réalisées, le roi du polar s’offre un casting délirant. Jean Reno en charismatique directeur de la PJ, Lannick Gautry pour incarner l’antigang et ses méthodes d’intervention à risque, Gérard Lanvin en mafieux italien inquiétant et, surprise, le rappeur Kaaris dans les pompes d’un flic testostéroné de la BRI. Drôle pour celui dont la plupart des morceaux taille allègrement la police… En bref : un vrai bon film d’action. Attention toutefois à ne pas perdre le fil d’une intrigue un peu alambiquée. On le regarde à deux histoire de croiser les infos retenues, et on s’autorise si besoin des pauses pour faire le point : “Attends, c’est qui lui déjà ?”...

Disponible le 30 octobre sur Netflix

© Mika Cottelon

Minuit dans l’univers

Si vous avez aimé… Le mood futuriste d’Interstellar et les longues balades dans la neige de Leonardo DiCaprio dans The Revenant.

Le pitch : le grand scientifique Augustine Lofthouse (George Clooney) est tout seul dans sa base paumée en plein Arctique, ayant pour seule compagnie ses bouteilles et une petite fille arrivée là on ne sait trop comment. Une catastrophe foudroyante semble avoir empêché toute forme de vie sur Terre. Ça tombe bien (ou pas), un équipage d’astronautes en vadrouille depuis deux ans vient de valider l’espoir d'une vie possible sur une étoile et est justement en chemin pour l’annoncer aux Terriens. Oups. Le barbu solitaire tente à tout prix de les prévenir de ne pas revenir.

Pourquoi tout le monde en parle ? Certes, il vaut mieux au préalable s’être rencardé avec précision sur l’histoire du film pour parvenir à en comprendre le but. Réalisée et jouée par George Clooney pour Netflix, a très attendue adaptation du roman post-apocalyptique de Lily Brooks-Dalton Good Morning, Midnight (2016) ravira les fans des films se déroulant dans l’espace, et laissera les autres totalement de marbre. Faut-il y voir le besoin de revenir à une forme de solidarité humaine quand tout s'apprête à foutre le camp, celui de “garder le lien”, comme l’explique George himself ? Garder le lien avec l’écran, ce sera déjà pas mal.

Disponible le 23 décembre sur Netflix

© Philippe Antonello / NETFLIX

Les Sept de Chicago

les sept de chicago sur Netflix

Le nouveau film Netflix, un projet initié par Spielberg dont tout le monde parle avec Sacha Baron Cohen, Eddie Redmayne et Yahya Abdul-Mateen. Aaron Sorkin (le brillantissime scénariste d’À la Maison-Blanche, The Social Network…) reviste un procès historique de l’histoire des US en 1967, celui de 8 militants accusés à tort de conspiration et d'incitation à la révolte, parmi lesquels un des fondateurs des Black Panthers.

Disponible sur Netflix

Retrouvez aussi les 3 humoristes sur instagram et le libraire indé qui livre tous vos romans préférés dans la journée

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