Les meilleures comédies musicales à voir en décembre

Que ça soit dans un cabaret débordant de strass et paillettes, dans la boutique d’un fleuriste habitée par une plante carnivore, dans le Chicago des années 20 ou encore dans le café de la place Colbert en compagnie de deux jumelles : ces 5 comédies musicales garantissent un moment hors du temps et loin pour effacer les tracas du quotidien. Du chant, de la danse, des costumes de folie et des décors grandioses : on réserve vite ses tickets afin de passer des soirées de décembre magiques devant ces shows spectaculaires. Notre reco ? Réservez vite avant que les places ne s’envolent !

 

La Cage aux Folles

Avec qui ? Quelqu’un qui ne vit que pour les strass et les paillettes.

Le pitch ? Sous le soleil de Saint Tropez, La Cage aux Folles, un étincelant cabaret de travestis, fait vibrer la côte avec ses shows ahurissants et ses hommes en talons maquillés. Aux manettes de ce temple du spectacle, un couple. D’un côté Georges, le tenancier et MC du cabaret. De l’autre, Albin se transforme sur scène en Zaza, meneuse de revue extravagante et sensible. Les deux tourtereaux font face à une grosse difficulté lorsque le fils de Georges décide de se marier… à la fille d’un politicien ultra-conservateur. La solution pour cacher la vérité à cette nouvelle famille ? Offrir à Albin son rôle le plus complexe : l’oncle viril qui mange ses biscottes d’une main ferme et qui s'assoit les jambes ouvertes. Mission impossible a priori !

Pourquoi tout le monde en parle ? La Cage aux Folles a bien voyagé. À l’origine, cette pièce mythique de et avec Jean Poiret se jouait sur scène en binôme avec l’inégalable Michel Serrault. Ensuite adaptée au cinéma pour trois films devenus cultes, elle s’est offert dans les années 1970 une version comédie musicale à Broadway. Plus flamboyante, plus engagée aussi, sa mise en scène utilisait les décors du cabaret pour servir ses propos avec des chansons devenues cultes, dont I Am What I Am. Au Théâtre du Châtelet, c’est donc son adaptation française qui arrive à Paris pour boucler la boucle avec Laurent Lafitte dans les escarpins, perruques et trucs en plumes de Zaza. Et autant dire que l’acteur y donne de la voix face au ténor Damien Bigourdan… On parie que le tableau “On ne vit qu’une fois” vous restera dans la tête pendant toute la semaine !

La Cage aux Folles, Théâtre du Châtelet, 1 place du Châtelet, Paris 1er. Jusqu’au 10 janvier, du mardi au dimanche à 20h, les samedis et dimanches représentations supplémentaires à 15h. 

© Thomas Amouroux

 

Chicago

Avec qui ? Votre BFF qui connaît les chansons par cœur. 

Le pitch ? À Chicago dans les années 20, la cabaret girl Roxie Hart tue son amant de sang froid. En prison, elle rencontre son idole Velma Kelly, une chanteuse de jazz elle-même double meurtrière. Une compétition absolument malsaine s’installe entre les deux, arbitrée par leur avocat Billy Flynn. L’enjeu ? Qui en sortira la plus populaire. À la presse d’en décider ! Fun fact : l’histoire s’inspire d’un fait divers survenu dans les Années Folles, où deux meurtrières avaient obtenu l’acquittement du jury… exclusivement masculin. Sortez gambettes, résilles, escarpins, nuisette et rouge à lèvres : ça va chauffer.

Pourquoi tout le monde en parle ? All that jazz, ça vous dit quelque chose ? La comédie musicale la plus glamour, impertinente et pointue de Broadway, créée en 1975 et dont les chorégraphies de Bob Fosse sont devenues cultes, débarque au Casino de Paris. Un monument du genre que réservent tous les touristes en goguette à New York et Londres… notamment pour sa scène d’anthologie Cell Block Tango (le tango des taulardes, ndlr), dans laquelle six criminelles racontent comment elles ont tué leurs mecs qui faisaient du bruit avec leur chewing-gum ou couchaient avec leur sœur. Mythique. Pour servir ce banger ? Une troupe déchaînée portée par un duo de chanteuses époustouflantes : d’un côté la divine Shy’m pour camper une Velma Kelly vénéneuse, de l’autre Vanessa Cailhol, particulièrement lumineuse dans les escarpins de l’ambitieuse Roxie Hart. Véritable satire, Chicago continue de tirer le portrait grinçant d’une société du spectacle happée par la corruption et la fascination morbide, le tout embelli par des tableaux et musiques tout bonnement emballants. À voir – au moins – une fois dans sa vie !

Chicago, Casino de Paris, 16 rue de Clichy, Paris 9e. Jusqu’au 26 avril 2026, du mardi au samedi à 20h, le samedi également à 15h30, le dimanche à 16h.

© Cyril Bruneau

 

La petite boutique des horreurs 

Avec qui ? Un fan d’humour noir et de la vibe Tim Burton.

Le pitch ? Lorsque Seymour, un employé malmené par son patron fleuriste, décide de cultiver secrètement sa plante – accessoirement carnivore – le quotidien du quartier bouscule à jamais. Véritable miracle pour la boutique, elle se révèle peu à peu une menace terrible pour quiconque l’approche, y compris sa collègue dont il est complètement amoureux et qui lui a inspiré le nom de se créature : Audrey. Qui survivra à cette créature assoiffée de sang humain, quel avenir pour les habitants du quartier… et même du monde ?

Pourquoi tout le monde en parle ? La comédie d’horreur tire ses racines du film américain  de 1960 signé Roger Corman, dont le succès fou a ensuite inspiré deux collaborateurs des Studios Disney pour leur show Little Shop of Horrors, resté 5 ans sur les planches new-yorkaises. Cette comédie musicale déjantée remet sur le devant de la scène l’histoire culte dans un spectacle coloré et horrifique, digne des plus grands shows de Broadway. Il faut dire qu’à la mise en scène, le couple Christian Hecq / Valérie Lesort continue d’envoyer du bois et présente cet hiver leur petit bijou sur la scène du Théâtre de la Porte Saint-Martin. Au programme : décors à néons, costumes 60’s ultra-pop, coupes de cheveux qui défient la gravité, musiques que l’on peine à se sortir de la tête et happenings complètement loufoques (telle que l’arrivée du villain de l’histoire en micro-mobylette). L’orchestre sur le côté vit aussi intensément l’histoire que les comédiens sur scène et remplit la salle d’une passion contagieuse : peu importe où nos yeux se posent, voyage de l’autre côté de l’Atlantique garantie…

La Petite Boutique des Horreurs, Théâtre de la Porte Saint-Martin, 18 boulevard Saint-Martin, Paris 10e. Jusqu’au 4 janvier, du mercredi au samedi à 20h30, le dimanche à 16h30. 

 

Les Demoiselles de Rochefort 

Avec qui ? Sa maman mordue du film de Jacques Demy

Le pitch ? À Rochefort, les sœurs jumelles Delphine et Solange enseignent respectivement la danse et la musique, vivant avec leur mère, tenancière de bar, et rêvant d’aventures à Paris. Un cirque ambulant et des forains s’installent en ville, semant chaos et étincelles dans les rues pavées. Dans cette cité portuaire d’habitude tranquille convergent plusieurs nouveaux visages. Maxence, un marin romantique, cherche désespérément son idéal féminin. Un artiste américain rend visite à son ami Simon Dame, propriétaire d’une jolie boutique d’instruments de musique. Entre rêves, rencontres et coïncidences, Rochefort semble danser au rythme des désirs et des espoirs de tous ses habitants.

Pourquoi tout le monde en parle ? Les morceaux mythiques de Michel Legrand, la vibe 60’s des costumes – ici signés Alexis Mabille : tout sur la scène du Lido rend hommage à ce chef-d’œuvre du cinéma français. Nous voyageons de ville en ville, Chanson de Simon dont l’amoureuse refusait de s’appeler Madame Dame, Nous sommes deux sœuuurs jumelles… difficile de ne pas chanter avec les artistes sur scène qui déroulent tous une énergie communicative. Mention spéciale pour les extraordinaires décors d’une qualité franchement bluffante, laissant apparaître l’orchestre à jardin. Un spectacle emballant qui nous donne envie de se refaire le film culte avec Catherine Deneuve et la regrettée Françoise Dorléac.

Les Demoiselles de Rochefort au Théâtre du Lido, 116bis avenue des Champs-Élysées, Paris 8e. Jusqu’au 5 avril 2026, du mardi au samedi à 20h, les samedis et dimanches à 15h. 

© Julien Benhamou / Maria-Helena Buckley

 

Les Producteurs 

Avec qui ? Un·e amat·eur·rice·s d’humour absurde et déjanté, bien décapant.

Le pitch ? Max Bialystock est un producteur de Broadway au bord de la banqueroute, condamné à se faire entretenir par de vieilles dames. Avec son comptable Léo Bloom, aussi discret que névrosé, il décide de frauder aux assurances en montant une comédie musicale promise à un flop retentissant. Il faut dire que leur farce, ridiculement transgressive et surtout totalement ringarde, prend des airs de propagande nazie animée par des militaires dansant joyeusement pour célébrer le parti d’Hitler. Sauf que, surprise : le spectacle s’avère un succès fou…

Pourquoi tout le monde en parle ? Il était prévu pour l’automne dernier. Les Producteurs version 2021 promettent de faire à nouveau briller le très bankable Alexis Michalik (Edmond, Une histoire d’amour), déjà lauréat d’une flopée de Molière pour ses mises en scène inspirées. Oscarisé, le film éponyme de Mel Brooks a été adapté à Broadway par le réalisateur lui-même, avec ses propres chansons délirantes à souhait. Mieux vaut ne pas franchir la porte des Folies Bergère le cœur animé d’un premier degré : la comédie musicale la plus attendue du moment réjouira les amateurs d’humour noir et loufoque digne des Monty Pythons et des Marx Brothers. Irrévérencieux, caricatural, absurde et délicieux.

Les Producteurs au Théâtre de Paris, 15 rue Blanche, Paris 9e. Jusqu’au 8 mars, du mardi au samedi à 20h, les samedis et dimanche à 16h.

© Bernard Richebé / Alessandro Pinna

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