Dirty God : le film qui a ému Sundance

Comme chaque année, la dernière édition de Sundance, festival américain du film indépendant, a vu émerger quelques pépites et chefs d’œuvre, parmi lesquels Dirty God, une comédie dramatique anglaise très remarquée.

Et pour cause. La réalisatrice néerlandaise Sacha Polak aborde la renaissance d’une mère de famille, après avoir été défigurée par le père de sa fille, incarnée par la bouleversante Vicky Night.

La question de la violence faite aux femmes

C’est décidément le sujet qui interpelle le cinéma d’auteur cette année. Dirty God fait résolument écho à Jusqu’à la garde (César du Meilleur Film de l’année), le film tristement réaliste signé Xavier Legrand avec Léa Drucker qui capte l’enfer quotidien d’une femme en proie à la violence de son ex-mari, un bourreau presque banal, contenu d’une violence et… prêt à la tuer.

Cette fiction plus vraie que nature faisait évidemment référence à la centaine de féminicides recensés chaque année en France. La Grande Bretagne fait malheureusement face au même phénomène recrudescent.

Cette fois, on découvre l'héroïne du film, elle aussi une victime, mais à l’hôpital… Jade a été défigurée à l’acide par son ex. À la violence de cette histoire, succède désormais celle du regard des autres. La réalisatrice se concentre dans un récit plein d’espoir sur la reconstruction de Jade, portée par une photo magnifique, poétique et hyper contemporaine.

Verdict ? Un film puissant et sensible sur l’itinéraire d’une belle jeune femme sur le chemin de la résilience qui doit réapprendre à aimer son corps et la vie.

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Elodie Rouge

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