La face cachée de Marilyn Monroe s’expose à la Cinémathèque

D’ouvrière à sex-symbol planétaire, Marilyn Monroe a connu un destin tout à fait hors norme. À l’occasion du centenaire de sa naissance, la Cinémathèque Française dévoile une exposition-événement bien plus complexe qu’il n’y paraît, au-delà du glamour de ses robes à paillettes et de ses cheveux platine. Quelle femme était vraiment Marilyn ? En quoi a-t-elle définitivement influencé les femmes de son époque, et que reste-t-il de son impact ? À travers des photos, affiches, textes passionnants et robes ayant appartenu à l’actrice, le musée du cinéma s’attelle à décrypter le parcours d’une icône éternelle.

 

La naissance d’une légende

Deux pas dans la Cinémathèque, et le ton est donné : stroboscopes, tapis rose et étoiles lumineuses au plafond installent illico un esprit boudoir qui nous plonge dans l’univers coquette Marilyn Monroe, née Norma Jeane Baker. L’étage qui lui est réservé nous en met plein les yeux : affiches XXL, portraits colorés, extraits de films et tenues originales composent un hommage grandeur nature à son statut d’icône. Parmi les reliques lui ayant appartenu, on retrouve même certaines de ses tenues et accessoires les plus iconiques, comme un col renard tiré de sa garde-robe personnelle ou encore la réplique de l'inoubliable robe sertie de diamants, surnommée “La robe Happy Birthday”... plus tard portée au MET Gala en 2022 par Kim Kardashian

C’est à partir de 1950, aka l’âge d’or du cinéma américain, qu’elle devient le sex-symbol que l’on connaît aujourd’hui : elle pose en sous-vêtements, en maillot de bain, parfois entièrement nue (allez checker “l’affaire du calendrier”) et joue dans plus de 30 films sur 12 ans. Bousculée par les projecteurs d’Hollywood et sous la pression de la Fox, Marilyn Monroe se transforme en un outil commercial, en objet de consommation, incarnant le fantasme de tous les hommes et l’american dream en chair et en os : une femme partie de rien maintenant au sommet de la gloire, dont l’histoire fantastique résonne avec celle de Cendrillon. 

 

Actrice, star, influenceuse

Décris moi ta Marilyn et je te dirai qui tu es”. Si vous pensez, à juste titre, à la jupe blanche de Sept ans de réflexion, à la pin-up aux mensurations parfaites, à la chevelure dorée et au sourire fatal, vous ressortirez de l’expo avec une nouvelle version de notre icône préférée. Hollywood a façonné son image et sa destinée, faisant d’elle un phénomène culturel, une star hollywoodienne. Après sa mort en 1962, le mythe n’a fait que grandir. Elle est retrouvée nue, le téléphone à la main, morte d’une overdose de barbituriques : de quoi faire parler les journaux pendant plus d’un siècle. Andy Warhol utilisera une image de Niagara pour constituer l’iconique sérigraphie connue mondialement aujourd’hui et visible dans l’exposition, dernier hommage coloré à sa légende. 

Mais derrière son statut de star mondiale, l’exposition célèbre la personne qu’elle était, l’actrice, productrice et comédienne qui s’est élevée jusqu’aux sommets grâce à son travail et son talent. On découvre une femme intelligente, sensible et complexe, qui (sur)joue de son sex-appeal et refuse d’être cantonnée au rôle de “blonde idiote” ou de s’enfermer dans un idéal calibré. 

Une dernière salle, presque secrète bordée de rideaux rouges carmin, met en scène les nouvelles icônes du glamour, toutes influencées d’une manière ou d’une autre par Marilyn comme Margot Robbie en rose signature piqué au film Les Hommes préfèrent les blondes, mais aussi Beyoncé, Winnie Harlow, Madonna… et même Ryan Gosling ! On vous laisse comprendre pourquoi sur place…

Marilyn Monroe : 100 ans !, du 8 avril au 26 juillet. Ouvert le lundi, puis du mercredi au vendredi de 12h à 19h.

© Stéphane Dabrowski

 

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