Les passionnés d’histoire de l’art et autres mordus de peinture moderne vont courir au Grand Palais du 23 septembre 2026 au 17 janvier 2027. Et pour cause : “Cezanne et nous” s’impose déjà comme l’une des expositions phares de cette rentrée culturelle ! Cette immense rétrospective sur la carrière du génie de la couleur retrace son parcours et explore son travail comme source d’inspiration pour des générations entières d’artistes. Un must-see absolu à réserver au plus vite.
Postérité sans fin

“Il y a du lourd, comme disent les jeunes”, nous promet Michel Gauthier, commissaire de l'exposition, avant le début de la visite. Et du lourd en effet, il y en a : sur deux étages, 18 salles révèlent 69 œuvres du peintre, de ses débuts jusqu’à la fin de sa carrière, mais aussi 105 autres signées par les nombreux artistes qu’il aura inspirés, issus du XIXe siècle comme des années 2000. Le but de cette exposition ? Interroger la postérité de son travail et comprendre son influence. Le père de la modernité n’a pas volé son titre : du cubisme à l’expressionnisme abstrait en passant par l’art optique et l’abstraction géométrique, la touche Cezanne se retrouve partout ! En mettant en dialogues ses œuvres avec celles de Picasso, de Mondrian, de Matisse ou encore de Malevitch et Soulages, la scénographie bien pensée de l’exposition montre l'étendue de son influence, de son époque jusqu’à aujourd’hui.
Plaisir pour les yeux
Voir défiler les toiles et sculptures de quelque 78 génies rend cette exposition tout simplement immanquable. Rassemblés autour des thématiques qui ont obsédé le peintre, la visite nous fait murmurer des “oh” et “ah” à chaque nouvelle salle. Émerveillement assuré face à la quantité de chefs-d'œuvre exposés ! À côté des Baigneurs de Cezanne se dressent les magnifiques Nu de dos, sculptures de bronze de Matisse. Pommes, pommes, pommes, roulent dans la salle quatorze où ce grand sujet de Cezanne a inspiré la toile pop de Warhol : Peaches et celle de Roy Lichtenstein : Two Apples. Ses natures mortes aux formes géométriques sont le point de départ pour Les Pains de Picasso, et le mouvement entier du cubisme ! La dernière salle conclut sur les nombreuses peintures de la montagne Sainte-Victoire, un paysage qu’affectionne de tout cœur le peintre d’Aix. Les artistes contemporains comme Vera Molnar ou Bertrand Lavier reprennent ce sujet et le réinterprètent afin de continuer le dialogue sans fin avec cet horizon iconique du Sud, mais aussi avec l'œuvre de Cezanne qui, deux siècles plus tard, continue de faire figure de référence.
Cezanne et nous au Grand Palais. 17 avenue du Général Eisenhower, Paris 8e. Ouvert du mardi au dimanche de 10h à 19h30, nocturne le vendredi jusqu’à 22h.
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