© The Hispanic Society of America / Musée Jacquemart-André
Vernissages, expositions et collections permanentes, certes ! Mais saviez-vous que certains lieux de culture, comme le musée Jacquemart-André, affichent une programmation bien plus variée qu’il n’y paraît ? Direction le 8e arrondissement pour redécouvrir cet hôtel particulier autrefois habité par un couple de grands collectionneurs,Nélie Jacquemart et Edouard André. Pignon sur le boulevard Haussmann, les espaces s’avèrent splendides entre les salons privés coquets à souhait, le jardin d’hiver et surtout son majestueux escalier donnant sur l’étage du musée. Au programme ? On profite non seulement de la sublime expo du moment mais aussi d’un goûter bien mérité, avant de passer une soirée d'opéra magique devant La Traviata ou Rigoletto !
Pour une expo vibrante

Le Siècle d’Or hispanique, ça vous parle ? Jusqu’au 2 août, le musée Jacquemart-André dévoile une exposition haute en couleurs : Splendeurs du baroque. En collaboration avec la Hispanic Society of America sont présentées plus de quarante œuvres, parmi lesquelles certaines toiles des grands maîtres du XVIIe comme Le Greco ou Velázquez. On adore ce mix irrésistible de spiritualité mystique et de théâtralité flamboyante, entre portraits de cour résolument chics et scènes religieuses tout en clair-obscur.
Impossible de passer à côté du Portrait de jeune fille signé Velázquez, de la Sainte Émérentienne et sa robe hypnotisante aux motifs raffinés que l’on doit au grand Zurbarán ou encore les scènes religieuses, thème incontournable de l’esthétique baroque : la Pietà de Doménikos Theotokópoulos aka Le Greco, ou une version méconnue des Noces de Cana par Nicolás de Correa, tout en nacres et en dorures. C’est beau, c’est riche, c’est divin... Bref, c’est l’escale culturelle incontournable. ¡Vamos!
Splendeurs du Baroque jusqu’au 2 août au musée Jacquemart-André.
© The Hispanic Society of America / Musée Jacquemart-André - Culturespace
Pour un goûter de princesse

Avant ou après l’expo Splendeurs du Baroque, on se faufile au fond de la cour à droite pour un tea time chez Nélie, le restaurant-salon de thé au charme délicatement suranné, dans un décor grandiose digne de Marie-Antoinette. Chaque exposition est l’occasion de changer le menu, en s’adaptant au nouveau contexte culturel. De la finger food intello, en somme !
Et pour le tea time alors ? Difficile de faire un choix quant à sa tasse de thé (6,20 €), servie dans sa théière avec une belle sélection de parfums, on opte pour la Courtisane, un savoureux thé vert parfumé à la myrtille aux notes de vanille et clémentine, parsemé d’écorces d’orange et pétales de rose, ou pour le délicieux Earl grey, le plus ancien des thés aux arômes de Bergamote. Côté gourmandises, c’est la fête ! On hésite entre les grands classiques de la pâtisserie française (grand macaron framboise, gâteau au chocolat, millefeuille… 12,90 €). Et pour les becs salés : une quiche trop bonne (19,50 €) ou de belles salades composées (à partir de 16,70 €) feront parfaitement l’affaire.
Ouvert du lundi au jeudi de 9h30 à 18h, le vendredi de 9h30 à 22h et le week-end de 11h à 19h.
© Culturespace
Pour une soirée 100 % diva

Sortez votre plus belle tenue de soirée, on vous emmène à l’opéra ! Après leur succès à la Monnaie de Paris et à la Fondation Simone et Cino del Duca, c’est maintenant dans le musée Jacquemart-André que s’installe l’Opera a Palazzo. Inspiré du concept créé par l’association de mélomanes Musica a Palazzo à Venise, l’affaire consiste à présenter un opéra dans un lieu exceptionnel et en petit comité.
Pour cette nouvelle saison, Patrizia Di Paolo met en scène des adaptations particulières de deux opéras emblématiques de Giuseppe Verdi : Rigoletto et La Traviata. Le premier est centré sur les cinq rôles principaux dans un drame sur fond de trahison, d’amour et de vengeance. Quant à La Traviata, les artistes interprètent les trois rôles principaux. Le pitch ? Alfredo Germont, un jeune homme issu d’une famille provençale, tombe sous le charme de Violetta Valéry lors d’une soirée à Paris. Ils entament une liaison et tombent amoureux au grand dam de la famille d’Alfredo… Accompagnés d’un pianiste, d’un violoniste et d’un violoncelliste, les chanteurs lyriques performent à quelques pas seulement des spectateurs, donnant l’impression de faire partie de cet opéra d’exception. Attention, tenue de soirée exigée pour cet événement extraordinaire qui offre une parenthèse inoubliable.
Rigoletto jusqu’au 13 juin, La Traviata jusqu’au 27 juin. À partir de 20h. Informations en ligne.
© Corentin Le Vay
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