En 2006, les équipes du film Le Diable s’habille en Prada ne s’attendaient pas à ce qu’il devienne mythique à ce point. Depuis, ses répliques et looks iconiques sont devenus une référence qui embellit nos soirées plateau télé. Autant dire que le monde entier ne parle que de sa suite en salle mercredi 29 avril, dans lequel son casting 5 étoiles renfile les escarpins pour tenter de sauver le magazine Runway. La rédaction de Do It In Paris a pu assister à une projection en avant-première : on vous fait notre review !
Robes, chauffeurs et galas

Inutile de préciser - mais faisons-le quand même - que la recette magique du premier volet est de retour 20 ans plus tard : on retrouve ainsi une playlist flamboyante (dont des morceaux de Lady Gaga qui s’offre un super caméo), des looks griffés extravagants, des dialogues savoureux s’offrant quelques punchlines, une histoire d’amour naissante et des coups bas entre confrères pour rafler les postes les plus convoités.
Car depuis 2006, l’iPhone est arrivé, Instagram et les influenceurs aussi. La presse écrite ne fait plus vendre. Résultat ? Les annonceurs boudent et les rédactions licencient par pelletées. Devenue reporter, Andy Sachs (Anne Hathaway), ancienne assistante de Miranda Priestly (cabotine Meryl Streep, qui s’amuse car n’ayant plus rien à prouver) au magazine de mode culte Runway, cherche d’ailleurs un nouvel emploi quand le directeur de son ancien groupe de presse la rappelle afin de sauver les apparences suite à un scandale. Dans le dos de sa rédactrice en chef, le magnat lui propose un gros poste de cheffe de rubrique en vue d’accorder une nouvelle crédibilité journalistique au magazine, à grand renfort de reportages solides. Évidemment, la papesse de la mode rechigne devant cette employée imposée… dont elle n’a évidemment aucun souvenir. De l’autre côté du prisme, Emily (Emily Blunt, tordante), une autre ancienne assistante ayant formé Andy 20 ans plus tôt, se trouve en position de force : c’est justement elle qui s’occupe, chez Dior, de choisir où et quand placer les billes de cet annonceur primordial pour le groupe. Le trio infernal est de retour mais, en attendant que le couperet ne tombe, il s’agit de sauver les apparences chez Runway : place à la fête !
Ce qu’on en a pensé

Le second volet du Diable s’habille en Prada, toujours réalisé par David Frankel, continue de faire rêver avec ses tenues overdressed et ses décors extraordinaires. Avec leurs palais Renaissance, Milan et le lac de Côme remplacent le glamour parisien dans cet opus bourré de charme qui réjouira les fans de la première heure. Avec les nouveaux enjeux de la presse en toile de fond, le film prend en épaisseur et s’offre une version 2.0 qui ne manque pas de fantaisie.
Évidemment, on retrouve avec joie le casting d’origine dont l’attachant Stanley Tucci, auquel s’ajoutent Kenneth Branagh dans le rôle du mari de Miranda, l’irrésistible Lucy Liu et un Justin Theroux méconnaissable dans un rôle de composition tout à fait inattendu. Conclusion ? Une suite qui, sans créer la surprise, séduit pour son atmosphère résolument feel good, ses dialogues ciselés et ses guests assumant un délicieux second degré. Franchement sympathique !
Le Diable s’habille en Prada 2, en salle le 29 avril 2026.
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