5 nouvelles tables voyageuses en plein Paris

© Raphaël Flipo x Faaï - Andaaz - TheTravelBuds x Hanaa

À l’approche des grandes vacances, le wanderlust nous guette ! Pour satisfaire nos envies de voyage, décollage immédiat pour les Balkans, l’Inde ou encore la Thaïlande avec ces nouveaux spots qui envoient du lourd côté saveurs. Cinq adresses, zéro empreinte carbone : à vos résas !

 

Andaaz

Le lieu : pignon sur la place Pereire, cette nouvelle table indienne offre un coup de peps bienvenu à ce quartier ronflant. Ouvert en continu de 8h à 00h, Andaaz s’active du petit déjeuner au dîner dans un décor racé signé Charlotte Charbonneau, pimpé de touches léopard, de lustres cossus, de banquettes veloutées et d’une coquette terrasse. L’idée ? Rendre la cuisine indienne plus sexy que jamais, à l’image de ces adresses londoniennes prisées par les deux frères fondateurs d’Andaaz. 

À la carte : on partage en entrée des samossas de légumes (9 €), une jolie aubergine rôtie et délicatement fumée (12 €) et des crevettes croustillantes, marinade épicée et chutney menthe-coriandre (16 €). Tout doux, le butter chicken prend un goût de reviens-y avec sa sauce onctueuse aux tomates, noix de cajou et épices (22 €), à moins d’y aller franco sur l’assiette Mixed Grill qui permet de goûter à la fois le poulet tikka, les gambas tandoori et les côtelettes d’agneau (24 €). Indispensable évidemment : saucer le tout avec des naans à profusion (à l’ail, au fromage, à la truffe ou encore chili cheese, de 4 à 10 €).

Le truc en plus : son nouveau brunch dominical, pour éponger les longues fêtes d’été autour de buffets à volonté (36 € par personne) garnis de naans, samoussas, brochettes et autres joyeusetés froides et chaudes. 

Andaaz, 6 place du Maréchal Juin, Paris 17e. Ouvert tous les jours de 8h à 00h.

 

Holy burek Paris 

Holy Burek à Paris

Le lieu : à moins d’avoir grandi dans les Balkans ou d’enchaîner les voyages en Croatie ou en Serbie, il est peu probable que vous ayez déjà goûté les bureks. La réputation de ce casse-croûte tout en longueur (42 cm tout de même), né dans les cuisines des mamies puis industrialisé, a été réhabilitée par un restaurateur et hôtelier croate. Après avoir parcouru tous les pays du secteur à la recherche de la “vraie” recette – une pâte filo éééétirée jusqu’à devenir presque transparente puis travaillée à la main et garnie de bons produits – Sedi ouvre son premier Holy Burek à Dubrovnik. Carton plein : s’enchaînent des ouvertures à Dubaï, Miami et désormais… Paris, du côté de Cadet.

À la carte : monoproduit oblige, vous ne trouverez dans cette cantine de poche, toute de jaune vêtue, que très peu de recettes, toutes aussi diaboliques les unes que les autres : le très fondant classique à la pomme de terre et aux oignons, relevé de poivre noir (4,50 €), la version fromage, dont la texture élastique de la ricotta prend des airs de halloumi (6 €), l’option épinards et fromage, notre petit préféré (6,50 €) ou encore poulet - oignons (8 €) et veau - oignons (9 €). 

Le truc en plus : comme dans un coffee shop, on accompagne le tout d’un café latte (5,50 €) ou d’un matcha (5,80 €).

Holy Burek Paris, 66 rue du Faubourg Poissonnière, Paris 10e. Ouvert du lundi au vendredi de 8h30 à 18h et le samedi de 9h à 17h

 

Hanaa

Le restaurant Hanaa à Paris

Le lieu : pour satisfaire nos soudaines (et fréquentes, on avoue) envie de couscous et de kémias, cette toute nouvelle adresse du 11e arrondissement a conquis nos cœurs. Direction Hanaa, où le chef Mahdi Abid s’attelle à “raconter l’Algérie autrement, avec élégance et justesse”. Depuis la rue déjà, le restaurant attire l'œil avec sa façade orientale et ses arches claires, et à l’intérieur, place à une ambiance chaleureuse : teintes terracotta, lumière dorée, matières naturelles et playlist soigneusement choisie plongent immédiatement dans une atmosphère conviviale et enveloppante. Une adresse pensée comme une grande maison algérienne contemporaine, où l’on vient autant pour le réconfort que pour le voyage.

À la carte : ici, pas de chichis mais des assiettes généreuses et bien équilibrées. On commence avec les croustillants boureks de bœuf (8 €) à tremper avec les doigts dans une crème citron-menthe toute fraîche, pour accompagner de délicieuses aubergines grillées aux épices orientales et ses tomates rôties à la cannelle et au parmesan. On poursuit avec l’indétrônable couscous au bœuf, au poulet fermier ou à l’agneau (entre 20 et 24 €), servi avec son pichet de sauce savoureuse (oui oui, un pichet). Deuxième option : le jwaz, un paleron de bœuf fondant à tomber par terre, escorté de petits légumes en tous genres (25 €). S’il vous reste de la place pour une note sucrée, on vous recommande le mehalbi constantinois (9 €), une crème onctueuse parfumée à la fleur d’oranger, servie avec un filet de miel sous un concassé de pistaches croquantes… Mic drop. 

Le truc en plus : Hanaa propose aussi une épicerie fine, composée de produits locaux raffinés: … Et certains soirs, le restaurant prend vie au rythme des musiques algériennes “dans l’esprit des grandes tablées algériennes où l’hospitalité est une évidence.”

Hanaa, 123 rue du Chemin Vert, Paris 11e. Ouvert du lundi au samedi de 11h30 à 15h et de 19h à 23h puis le dimanche de 12h à 15h et de 19h à 22h.

© The Travel Buds

 

Karamna

Le restaurant Karamna à Paris

Le lieu : besoin d’une pause au milieu des préparatifs du festin du réveillon ? Direction le très chic 16e arrondissement chez Karamna afin de s’octroyer un repas les pieds sous la table avant l’effervescence des dîners à rallonge du 24 et 25. Ce restaurant libanais familial porte bien son nom (générosité en arabe) car Karamna offre avant tout un véritable voyage culinaire au cœur du Levant

À la carte : des mezzés sous différentes formes – chauds, en dips ou style finger food – parmi lesquels le gourmand halloumi grillé (9 €), le caviar d’aubergines ou encore l’incontournable houmous (8 €) ainsi que les mythiques falafels (8 € pour 4 pièces). Pour goûter au plaisir de partager, on se laisse tenter par les menus pour 2 personnes, véritables condensés des spécialités de la maison. Et si vous êtes plutôt de la team “personne ne touche à mon assiette”, il ne vous reste plus qu’à décider quel plat tester parmi le Poulet au citron (22 €), la viande rôtie façon Chawarma (25 €) ou encore les menus combos pour tout goûter (dès 10 €). 

Le truc en plus : les desserts, qui valent aussi le détour entre la Baklawa d’anthologie (4,50 € les deux pièces) ou le Mouhalabieh – flan de lait à la fleur d’oranger et pistaches concassées (5 €). 

Karamna, 77 rue Boissière, Paris 16e. Ouvert du lundi au vendredi de 11h à 15h puis de 18h30 à 22h et le samedi de 12h à 16h puis de 19h à 23h. 

© Clémence Sahuc

 

Faaï 

Le lieu : après avoir régalé le 20e avec Naam, la cheffe Anne Coppin signe une nouvelle adresse aussi élégante que chaleureuse avec Faaï, à deux pas de Bastille. Ici, la cuisine thaïe se célèbre autour du feu – “faaï” signifiant feu en thaïlandais – dans un décor feutré pensé comme un véritable cocon. Fauteuils verts, lumières tamisées et ambiance intimiste : le lieu mêle raffinement et convivialité sans jamais tomber dans le cliché. Une adresse qui donne autant envie de s’attarder pour l’atmosphère que pour l’assiette.

À la carte : à table, le menu célèbre les plats traditionnels et ceux que l’on connaît un peu moins, du phad de légumes sautés (14 €) à la salade de papaye verte (12 €). Tradition oblige, tous les plats sont servis en même temps afin de garantir un équilibre entre les saveurs.  Notre reco : la salade Yam-Som o-Kung de pomelos asiatiques, gambas laquées et noix de coco. Avec ça, on commande un  Khao Phad Het – du riz sauté hyper savoureux aux champignons. Le must-eat ? Le Massaman de bœuf, fondant à se damner (26 €) ou le poulet Yang-Isan braisé qui flirte avec la perfection (24 €), le tout escorté par une sélection de vins naturels pointus et de boissons sans alcool dont un verre d’hibiscus (5,50 €) complète à merveille le repas. On termine en beauté avec le Mystère Cacahuète, un dessert complètement addictif. Résultat : on quitte ce boudoir sensoriel avec une seule envie, revenir au plus vite. La claque thaïe qu’on attendait.

Le truc en plus : depuis la salle, on profite d’une vue directe sur la cuisine ouverte, où les flammes et les gestes précis de la brigade participent pleinement au spectacle.

Faaï, 15 rue Trousseau, Paris 11e. Ouvert du mardi au samedi, de 19h à 23h. Menus dégustations à 59 €.

© Raphaël Flipo

Et toujours...

 

Liza Panache

Restaurant libanais Liza à Paris – mezzés colorés, houmous et ambiance élégante au cœur de la capitale.

Le lieu : la salle à manger de Liza s’affiche comme la plus branchée de Beyrouth. Véritable institution du cool et du bon, son adresse parisienne dans le 2e régale depuis 20 ans tous les happy few de la capitale. Sa signature ? Une cuisine libanaise d’auteur avec des mezzés devenus légendaires. Installée depuis peu à l’Hôtel Panache du côté des Grands Boulevards, Liza mise sur des plats du jour malins au déjeuner et une grande carte à partager le soir, le tout servi dans un élégant décor aux airs de salon. 

À la carte : les bangers s’enchaînent entre la brioche zaatar (8 €), le houmous signature (8 €), la moussaka aux aubergines confites (10 €), le kebbé de bœuf (22 €), les tacos d’agneau confit (26 €) ou encore les falafels (9 €) et la kefta de bœuf wagyu (22 €), à accompagner d’une divine limonade maison à la fleur d’oranger (5 €). On termine en douceur avec la mousse au chocolat et zaatar (10 €) et le blakawa du liban (12 €).

Le truc en plus : une formule déjeuner à 26 € avec plat du jour / fatte / solo + dessert et un semainier façon plat du jour à 22 €. Le vendredi, c’est shawarma

Liza à l’Hôtel Panache, 20 rue du Faubourg Montmartre, Paris 9e. 06 70 61 46 44. Ouvert du mardi au samedi midi et soir. 

© Liza Panache

 

Mumbai Café

Restaurant Mumbai à Paris – spécialités indiennes parfumées et décor chaleureux aux tons bois et curry.

Le lieu : les “irani cafés”, inspirés des adresses parisiennes de la Belle Époque, fleurissent à Mumbai. Retour à l’envoyeur pour ce type de restaurant résolument populaire en Inde, dont la team derrière Delhi Bazaar s’empare pour ouvrir son second spot planté rue de Trévise. Le cadre Art déco signé Dorénavant Studio est époustouflant, articulé autour d’un bar XXL avec une grande cuisine ouverte qui confère une atmosphère encore plus survoltée au fond du restaurant. Les grandes tablées d’amis se réjouissent déjà à l’idée de voyager au cœur de Paris, quand les petits groupes s’arrachent notre place préférée : les banquettes en velours rayé qui évoquent les codes londoniens chers au groupe Tandoor Club, donnant l’impression d’embarquer dans un train à travers les paysages indiens.

À la carte : coup de cœur pour les keema pav, de délicieuses brioches à dipper dans un curry de poulet épicé (8 €), ou pour le kolidawa, du poisson frit accompagné d’un chutney de menthe et de coriandre (9€). On se rue ensuite sur le butter chicken au tandoor accompagné de sa sauce tomate au beurre, noix de cajou et fenugrec (14 €) ou les Tandoori Jingha, des gambas grillées au four tandoor (19 €). Cool en dessert : les profiteroles garnis de glace au chai (11 € les trois choux) ou le Kulfi Sundae Style à la cardamome (5 €) et l’indétrônable sorbet au piment vert, spicy à souhait (7 €).

Le truc en plus : on s’y rend dès le matin pour un petit déjeuner à l’indienne, parfait pour télétravailler ou organiser un rendez-vous pro autour de bhurjis – des œufs brouillés à l’oignon – de brioches toastées maska ou de naan rolls

Mumbai Café, 6 rue de Trévise, Paris 9e. Ouvert tous les jours du petit déjeuner au dîner.

© TheTravelBuds x Mumbai Café / Victoire Terrade

 

UNI

Restaurant japonais Uni à Paris – sushis raffinés au caviar et cadre contemporain chic.

Le lieu : imaginez un repaire feutré façon boudoir nippon, comme le décor à la fois séduisant et inquiétant d’une scène de James Bond. Serveuses en kimono, carte explicite célébrant le shibari – cet art du bondage japonais… Tout ici semble sorti d’un film. Il faut dire que la clientèle elle-même y est sexy, choisissant de se montrer dans la grande salle principale ou de se cacher dans l’intimité du comptoir face au spectacle du maître sushi. Mieux : une pièce cachée tout au fond est réservée aux grandes tablées, accueillant une dizaine de convives dans une ambiance tatami résolument dépaysante. Nota bene : des DJ sets viennent ambiancer l’assemblée chaque vendredi et samedi soir. 

À la carte : parmi les poissons crus et plats cuisinés se dessinent quelques favoris dont le carpaccio wagyu, foie gras et truffe (42 €), les sushi rolls saumon épicé (19 €), le handroll à la Saint-Jacques (24 €) ou encore les délicieux nigiris au thons (trois poissons du moins au plus gras, de 17 à 20 €) et, en plats de résistance, le black cod au miso (49 €) et le ramen de wagyu (39 €). Une petite fortune certes, qui s’explique par une position prisée dans le Triangle d’Or et le choix de produits de grande qualité.

Le truc en plus : Brendan, le handsome barman irlandais, prépare de divins cocktails à base d’umeshu, de saké, de matcha, de whisky japonais et de yuzushu (23 €). Top : vous pouvez également venir juste prendre un verre et partager quelques assiettes pour un date sur le pouce. 

UNI, 10 rue de la Tremoille, Paris 8e. 01 89 40 54 34. Ouvert du mardi au samedi soir de 19h à 1h, jusqu’à 2h le week-end.

© UNI

 

Ypseli

Ypséli, une adresse parisienne incontournable pour déguster une cuisine méditerranéenne authentique.

Le lieu : on goûte la Grèce des terroirs à la sauce moderne dans l’ensoleillée gastrotaverna Ypseli, qui vient tout juste d'atterrir à Montorgueil. Delphine Pique, Symeon Kamsizoglou et Fragiskos Dandoulakis sont à l’origine de ce resto au cadre hyper design à la polychromie rouge et verte, et dont l’atmosphère générale marie les codes de la tradition et de la modernité. Marbre, mur en briques blanches et vaisselle aux couleurs d’Athènes : on s’offre un billet pour le pays des Hellènes et on déguste mezzés, plats traditionnels et desserts à tomber par terre. Une épopée ultra-gourmande à découvrir pour les beaux jours qui arrivent.

À la carte : on se laisse aller aux plaisirs épicuriens et on savoure le goût de la Méditerranée. Le midi, on déguste un menu Mezzés / Plat / Dessert pour 29 €. Caviar d’aubergines, crevettes poêlées et, pour finir en beauté, le semifreddo de pitaches, carrément miamesque (12 € à la carte). Pour les mezzés, au menu ou à la carte, on se commande les incontournables poivrons marinés pendant 24h (12 €), ou encore les pois cassés accompagnés d’oignons confits et de câpres de Syros  (10 €). Au menu du soir, on se laisse tenter par le souvlaki de poulet et ses frites (27 €) ou par le fondant carré d’agneau à la crétoise (33 €).

Le truc en plus : l’épicerie et le traiteur du restaurant, qui se cachent derrière son somptueux bar. On y shoppe les meilleurs produits typiques de Grèce, des objets d’art de la table et des livres de cuisine.

Ypseli, 88 rue Réaumur, Paris 2e. 06 99 33 60 13. Ouvert du mardi au samedi de 8h à 23h.

 

Hando Marais

Hando à Paris, restaurant japonais spécialisé dans les handrolls au poisson frais et ingrédients raffinés.

Le lieu : on vous avait déjà largement vanté les mérites de ses deux premières adresses, à Saint-Germain-des-Prés d’abord, puis du côté de la place Vendôme. Hando remet le couvert (ou plutôt les baguettes) avec cette troisième enseigne plantée dans le Marais, et accessoirement à deux pas de la rédaction de Do It In Paris qui en a fait sa cantine de prédilection. Il faut dire que le concept d’Adrien Albou a de quoi séduire, entre ses handrolls aussi healthy qu’addictifs et ses décors follement zen, lumineux et design inspirés par le travail de Tadao Ando qui a inspiré le nom du lieu. Résultat : toute la faune mode du quartier se presse déjà autour de son grand comptoir pour admirer en live la cheffe Chiharu Takada et son équipe manier les nigiris comme personne.

À la carte : on vous apporte un petit menu et un crayon pour sélectionner les plats souhaités. Parmi les incontournables : les handrolls Wagyu, Black cod, Poutargue ou encore Yellow Tail et Tofu frit (entre 6 et 28 €), les nigiris toro (9 €), King Crab ou Aburi Wagyu (entre 9 € et 16 €) et une excellente soupe miso délicieusement parfumée (7 €). Notre reco ? Miser sur les menus handrolls de trois à six pièces (entre 19 € et 45 €) pour éviter la banqueroute. Mais Dieu, que c’est bon… On termine par des mochis matcha ou sésame noir (8 €).

Le truc en plus : l’adorable vaisselle dont les céramiques japonaises ont été fabriquées artisanalement et dévoilent d’adorables animaux kawaii à souhait. On veut les mêmes !!

Hando Handroll Marais, 14 rue de Bretagne, Paris 3e. 01 86 04 57 49. Ouvert tous les jours midi et soir.

© Pierre Lucet-Penato

 

Jamrock

Jamrock à Paris, un restaurant aux saveurs jamaïcaines proposant jerk chicken, cocktails et ambiance reggae.

Le lieu : niché dans le 11e arrondissement, Jamrock s’impose comme une des (très) rares adresses de cuisine jamaïcaine à Paris. Pourtant démocratisée en Angleterre et bien sûr aux USA, la gastronomie des Caraïbes aura mis du temps à voyager jusque dans nos contrées ! Jamrock, c’est donc l’occasion de découvrir enfin les saveurs de l’île-paradis (Jam) aussi appelé le “rocher inébranlable” (rock). À l’origine du projet : Kelly Schaal et Vincent Durupt, deux amis passionnés, et la cheffe franco-jamaicaine Camille Le Breton de la Perrière (ex-Shangri-La Paris, Traiteur Té), accompagnée en cuisine de Jason, Jamaïcain expatrié à Paris depuis une décennie. On fait le plein de soleil avec une cuisine qui embellit la street food autour d’assiettes travaillées, dans un cadre chic aux inspirations seventies jamaïcaines. 

À la carte : l’incontournable jerk chicken, c’est LE plat typique jamaïcain, à savoir une cuisse de poulet marinée 24 heures (au moins !) dans une dizaine d’épices, et cuite lentement en deux temps, dont une fois au charbon de bois (16 €). On fond pour les saltfish fritter, des beignets de poisson accompagné d’une sauce ananas piquante (6 €), le burger bœuf ou veggie au pain levé maison à la noix de coco (17 €) et, en dessert, le divin rhum cake perdu à la glace vanille et noix de pécan (8 €), à arroser d’un cocktail bien frappé aux saveurs exotiques, évidemment. 

Le truc en plus : le restaurant vient tout juste d’inaugurer son sunday brunch que nous avons juste adoré, en particulier “the full breakfast plate” avec œufs aux plats, crispy bacon (banger), hashbrown croustillant et bananes plantains frites (18€) et les fruity pancakes ultra fondants accompagnés de généreux morceaux de fraise et de bananes, et d’un beau filet de sirop d’érable. 

Jamrock, 16 rue de Candie, Paris 11e. Ouvert du lundi au samedi de 12h à 14h30 et le dimanche de  11h30 à 15h pour le brunch.

 

Bomaye 2

Bomaye, un restaurant coloré à Paris proposant une cuisine africaine authentique et savoureuse.

Le lieu : après le succès de Bomaye rue de Paradis, Camille Gozé et Laurent Kalala ouvrent un deuxième restaurant rue de Charonne. Dans une petite salle toute en couleurs, inspirée des boutiques de wax, Bomaye continue de célébrer la cuisine africaine en proposant des mets venus des quatre coins du continent, revisités et modernisés. Conçu par l’architecte Laura Chavy, en collaboration avec le designer Laurent Badier, le restaurant est petit mais singulier, coloré, ultra-pop et design. Idéal pour dîner à petit prix à deux, ou à six sur les tables extérieures, après un concert au Badaboum ou un verre rue de Lappe.

À la carte : on y boit le meilleur bissap fizz de Paris (5 €) et les signatures de Bomaye, à savoir les burgers inspirés des gastronomies sénégalaises, ivoiriennes, congolaises. Coup de cœur pour le Babi La Douce au poisson grillé et piment, inspiré des saveurs de la Côte d’Ivoire (14,90 €), et le Kin La Belle au poulet frit et mayonnaise épicée, tout droit venu de RDC (11,90 €). Pour commencer, n’hésitez surtout pas à commander le délicieux bowl poulet mariné et braisé (12,90 €) ou encore les klaklos, beignets à base de banane plantain, oignons, ail et épices (6,90 €). .

Le truc en plus : le menu midi franchement win-win à 13,90 € disponible même le week-end avec burger, accompagnement et boisson.

Bomaye 2, 15 rue de Charonne, Paris 11e. Ouvert du lundi au jeudi midi et soir ainsi que le dimanche, le samedi en continu de 12h à 23h.

 

Spiti Sou

Spiti Sou, une table voyageuse à Paris spécialisée dans la cuisine grecque traditionnelle et authentique.

Le lieu : en face du Pont Neuf côté rive gauche se dresse désormais la table grecque la plus chic de Paris, ouverte le soir uniquement. Si les plats divinement réconfortants du chef Paul Evangelopoulos donnent l’impression d’être invité·e·s à un dîner de famille au bord de la mer, c’est bien dans un cadre racé que vient d’ouvrir Spiti Sou (tiens donc, l’expression “Spiti Mou Spiti Sou” signifie “Ma maison est ta maison”) à grands renforts de banquettes bleues et d’élégantes boiseries blondes. À sa tête, trois compères. La sympathique Melina (gréco-américaine, histoire de valider tous les plats), son mari Alexandre et Hugo, tous fins connaisseurs de la cuisine hellénique, ont fait le tour du pays pour en dénicher ses meilleurs produits gorgés de soleil…

À la carte : on commence d’office en trempant de sublimissimes gressins aux graines de tournesol dans un tarama à la poutargue d’anthologie (12 €), à poser au milieu de la table et à partager à l’instar du tartare de crabe au citron caviar (42 €), des beignets de courgette (15 €) ou du fromage kasseri frit à tremper dans une surprenante gelée de citron (10 €). En plat de résistance, on plonge sa cuillère dans le déjà culte orzo du pêcheur aux coquillages et au safran grec (38 €) ou bien dans le giouvetsi de bœuf braisé (38 €). Impossible de faire l’impasse en dessert sur le gâteau à l’orange et sa boule de glace à l’huile d’olive, une douceur qui donne envie de grimper dans le prochain avion pour Athènes (14 €).

Le truc en plus : trônant au centre, un bar à cocktails de poche invite à prolonger le dîner avec des créations en plein dans le thème comme le Greek Tonic au Mastiha ou le tout doux MetaXour à la metaxa et à l’amaretto (14 €).

Spiti Sou, 53 quai des Grands Augustins, Paris 6e. 01 42 03 00 31. Ouvert du mardi au vendredi de 19h à 00h et les vendredis et samedis de 19h à 00h.

 

Misu

Misu, une table voyageuse à Paris où la cuisine fusion rencontre des inspirations asiatiques et méditerranéennes.

Le lieu : planquée dans une rue calme à deux pas de la gare Montparnasse, cette mignonne table vaut le déplacement ! Orchestré par Linda Lee, déjà à la tête de six restaurants réputés au Royaume-Uni et d’un spot street food à Paris (On the Bab), ce p’tit bout de Corée coche toutes les cases du beau et du bon. Résolument épuré, apaisant sans être froid, le décor déroule de sages banquettes vert sapin, des tables en bois blond, des murs en pierres apparentes et multiplie les touches végétales. Chez Misu, on fait vite de se croire à Séoul, surtout quand les premiers plats débarquent !

À la carte : loin de se limiter au fameux Bibimbab, ici proposé dans une version kimchi et bœuf (17 €), la carte de Misu envoie des propositions sacrément emballantes et créatives signant une belle modernité. Dès les entrées, le ton est donné avec des fous beignets de crevettes (12 €), des délicats raviolis grillés porc et crevette (8 €) et un diabolique tartare de bœuf au couteau agrémenté de poire et d’un jaune d’œuf de caille (13 €). Faire suivre par un bansang, plateau élégant servi à la table des rois et des nobles de l’époque Joseon, réunissant un plat principal et 5 petits mets d’accompagnement. Ce jour-là, régalade avec le Boulgogui bansang au poulet braisé et sauce soja (20 €). Pour clôturer ce festin haut en saveurs, ne passez pas à côté du beignet sésame noir fourré à l’anko blanc tout simplement parfait (8 €).

Le truc en plus : une boisson signature divine au lait de céréales grillées, à siroter avant le repas ou au moment du dessert à la place du tradi café (7 €).

Misu, 8 bis rue Falguière, Paris 15e. 09 78 80 65 09. Ouvert du lundi au samedi de 12h à 14h  et de 18h à 22h.

 

Qasti green

Qasti Green, une table voyageuse à Paris proposant une cuisine libanaise végétale et raffinée.

Le lieu : après avoir réveillé l’appétit de la rue Saint-Martin (Qasti Bistrot, Faurn), voilà notre chef chouchou Alan Geaam du côté du bouillonnant Sentier, posant un nouveau restaurant green dans le cœur et dans l’âme. Niché rue des Jeûneurs, ce joli spot orné de feuilles sur les murs et ponctué de touches vert olive, aligne un comptoir, des banquettes et planque une salle en sous-sol pour se régaler en tribu. À noter : aux beaux jours, l'adresse va s’offrir un petit bout de terrasse sur le trottoir et ouvrira en grand ses larges baies vitrées. Par ici les apéros !

À la carte : des propositions 100 % végétariennes faisant une ode gourmande au végétal. C’est simple, on a tout aimé : du houmous traditionnel (10 €) au chou-fleur frit sauce tahini (10 €), en passant par les falafels et leurs condiments (12 €) jusqu’à cette dinguerie de shawarma végétarien déboulant sur son petit plateau en bois, arrosé de tahini qu’on a terminé au doigt (22 €) ! L’appétit calé mais la gourmandise en mode clignotant, on n’a pas résisté aux douceurs : adorable baklava miel et pistaches (10 €) et coupe de glace Atcha (crème de lait et fleur d’oranger) signée Bachir (10 €).

Le truc en plus : le dimanche, Qasti Green passe en mode brunch autour d’un buffet salé/sucré qui ne manque pas de générosité (34 €/personne).

Qasti Green, 41 rue des Jeûneurs, Paris 2e. Ouvert du lundi au samedi de 12h à 14h30 et de 19h à 22h30. Le dimanche de 12h à 16h.

 

Sonia

Sonia, une table voyageuse à Paris offrant une expérience culinaire aux influences orientales et méditerranéennes.

Le lieu : banquettes veloutées, zelliges noirs et blancs, suspensions en métal doré et plantes à gogo, la déco de Sonia, imaginée par l’architecte d’intérieur Jordane Arrivetz (Bonnie, Noti Club), compose habilement avec les codes esthétiques parisien et marocain. Nichée dans le calme 17e, cette brasserie solaire accueille à sa barre le chef Stéphane Lemarchand passé par les cuisines du Crillon et de l’Élysée et Fatéma Hal, la queen marocaine à la tête de la Mansouria, qui a signé la carte de Sonia.

À la carte : des plats qui s’autorisent le voyage avec des escales en Grèce, en Espagne et un gros stop au Maroc quand même ! Parmi les entrées, de coquins briouattes au fromage de chèvre et menthe fraîche (14 €), un onctueux houmous maison (12 €) et une fraîche salade de gambas (22 €). Du côté des plats, la star reste le couscous et sa semoule tendrement beurrée absolument parfaite. Il se déploie ici dans toutes les saveurs dont une version royale avec brochette d’agneau, poulet, merguez et boulettes de bœuf (33 €), au brochettes d’agneau (32 €) et même végétarien (23 €). Si votre cœur penche pour les tagines, celui au poulet fermier, olives de kalamata et citron confit va vous faire fondre (27 €). Une mini faim ? La parfaite option, ce sont les brochettes d’agneau grillées servies avec des haricots verts frais (28 €). Et même si vous devez décrocher 3 crans à votre ceinture, terminez avec la tarte fine aux poires et pistaches et sa glace vanille signée Berthillon : gros kif ! (18 €).

Le truc en plus : côté sourcing, toutes les viandes viennent de chez Hugo Desnoyer.

Sonia, 115 avenue de Villiers, Paris 17e. 01 53 81 56 78. Ouvert du mardi au dimanche de 12h à 15h et de 19h à 23h.

 

Découvrez aussi les nouveaux bars à cocktails qui réveillent Paris et Kapara, la nouvelle table d’Assaf Granit

écrit par

La semaine de Do It

Inscrivez-vous à notre newsletter

Inscrivez-vous à notre newsletter