The Little Drummer Girl : la série chef d’œuvre de Park Chan-Wook

Le petit écran n’en finit plus d’aspirer les cinéastes les plus talentueux. Après David Fincher, Martin Scorsese ou Steven Soderbergh, c’est au tour du génie coréen Park Chan-wook (la claque Old Boy, Grand Prix du Festival de Cannes, c’est lui) de s’y coller avec The Little Drummer Girl, une mini-série d’espionnage vintage et hypnotique adaptée d’un roman de John Le Carré.

Le pitch dopé par un casting de rêve

Extrait de la série avec Alexander Skarsgard, Florence Pugh

À Bonn, dans les années 80, une bombe explose chez un diplomate israélien. Martin Kurtz (Michael Shanon, valeur sûre), agent secret du Mossad, reconnaît immédiatement la signature de Khalil, un terroriste palestinien qui orchestre des attentats en Europe avec la complicité de militants antisionistes. Il charge alors le ténébreux Gadi Becker (Alexander Skarsgard de True Blood, Big Little Lies… plaisir des yeux), de recruter la jeune actrice anglaise Charlie Ross, superbe et singulière Florence Pugh, révélée dans The Young Lady.

Sa mission : servir d’appât et se faire passer pour la petite amie du frère de Khalil pour piéger le terroriste. Le rôle de sa vie. Sauf que cette fois le game est bien réel et le théâtre grandeur nature. L’apprentie espionne aura-t-elle les épaules (et le cœur) assez solides ? Réponse dans ce pur thriller d’espionnage qui nous balade d’une île grecque baignée de soleil aux appartements bourgeois d’Allemagne de l’Ouest, au cœur d’un jeu de séduction infiniment subtil et troublant.

Un bijou de mise en scène et de style

Série de Park Chan-Wook

Déjà adapté sans éclat au cinéma avec Diane Keaton et Sami Frey, le roman culte de John Le Carré s’offre un nouveau souffle sous la houlette de Park Chan-wook, pionnier de la nouvelle vague sud-coréenne suivi par son chef op de toujours, Chung Chung-hoon.

Point fort de la série : son esthétique rétro ultra stylisée. Palette chromatique intense, cadrages millimétrés, mobilier et costumes vintage hautement désirables (les robes de vestale sublimes portées par Charlie, on en parle ?) : c’est bien simple, chaque plan est une claque visuelle.

Verdict : une merveille !

Une héroïne intrépide à laquelle on s’attache très vite, un scénario brillant au suspense ravageur, une mise en scène magistrale : cette mini-série d’exception imprime la rétine et ne vous lâche pas une seconde. Une bombe on vous dit !


Le 14 mars à 21.05 sur Canal+

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Céline Dassonville

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