Manhattan Stories : une comédie new-yorkaise très “Sundance”

C’est la comédie qui a régalé le festival Sundance l’an passé. Le style - décidément hipster- est posé avec une photo léchée et passée au filtre des films indé qu’on aime tant, à l’instar de Little Miss Sunshine ou Captain Fantastic.

Vieilles boutiques, bureaux ternis, musique old school et tournage en pellicule 16mm, l’esthétique un rien jaunissante fait référence aux 70’s qui ont inspiré le réalisateur Dustin Guy Defa.

Une radioscopie new-yorkaise

Une journée à New York, cinq groupes de personnages distincts et de tous âges qui ne se rencontrent pas forcément. Voilà le point de départ de Manhattan Stories, le film choral de l’acteur et réalisateur Dustin Guy Defa (à l’origine de Bad Fever, sensation en 2012). S’y entrecroisent les bouts de vie d’une étudiante féministe blasée, d’un collectionneur de vinyles au grand coeur, un vieil horloger ou encore un duo de chroniqueurs judiciaires.

Un film résolument poétique

Impossible de résister à l’atmosphère posée par le réalisateur qui fait délicieusement écho aux ambiances à la Woody Allen, à commencer par Manhattan ou Celebrity. Il ne se passe pas grand chose, mais on capte des petits morceaux de vie cocasses et délicats, propres aux films indé-intellos un peu lents mais qui invite à la rêverie et au sensible.

La confirmation de Michael Cera

Révélé par Juno et Le Grand Jeu, Michael Cera est ce Vincent Lacoste américain mi geek - mi gaffeur. Une nouvelle fois, il se révèle hilarant dans le rôle d’un chroniqueur judiciaire bassiste dans un groupe de heavy métal, et prêt à tout pour impressionner sa nouvelle coéquipière. En clair, il est cet ami un peu looser mais follement attachant que l’on a tous autour de nous.

manhattan stories bande annnonce

Une comédie déculpabilisante

Loin des clichés formatés du pseudo “glamour” de la vie new-yorkaise, cette chronique peint des personnages drôlement humains. À commencer par celui qui ne décolle pas du canapé de son meilleur ami, brisé après avoir posté des photos de son ex sur un site porno. Ou encore Wendy, une éternelle râleuse qui se se sent délaissée par sa meilleur amie au profit de son nouveau boyfriend. Sans oublier cette néo-journaliste incapable de récolter une information correcte... Le personnage attachant de Benny (génial Bene Coopersmith, qui par ailleurs n’est pas du tout acteur dans la vie) s’avère d’une immense fraîcheur nécessaire.

Manhattan Stories, en salles le 16 mai.

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Clémence Renoux et Elodie Rouge

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