Joséphine Baker, la première star black de l’histoire

Petite-fille d’esclaves, queen du swing et reine des années folles, combattante qui porta l’uniforme de l’armée libre française… Joséphine Baker a eu mille vies. Pour Arte, Ilana Navaro signe un superbe docu sur le destin fascinant de la première icône noire. Et révèle une somme d’anecdotes croustillantes sur la danseuse aux bananes.

1 : Déjà enfant, elle aimait danser et amuser la galerie

Née dans le Missouri, elle a 7 ans quand sa mère l’envoie travailler comme bonne chez des blancs racistes. Mais la petite Joséphine a la bougeotte, et de grandes ambitions. Elle apprend à danser dans les rues de Saint-Louis, la danse des “jambes en caoutchouc” qui fera d’elle une star. À 15 ans, elle tente sa chance à Broadway. Son charleston déjanté séduit une productrice qui lui propose un contrat à Paris. La légende Jo Baker est née.

2 : La coqueluche des people

Arrivée en France en 1925, elle est stupéfaite d’être traitée d’égal à égal avec les blancs. “Alors c’est donc ça la liberté ?”. Vedette de la Revue Nègre aux Folies Bergère où elle danse seins nus, c’est la coqueluche du Tout-Paris. Elle fait la bringue avec Colette, Picabia, Desnos et Cocteau… Pour Picasso, elle est “la Néfertiti de son époque” tandis que les Surréalistes lui vouent un véritable culte.

3 : Une vraie croqueuse d’hommes

Véritable bourreau des cœurs, Joséphine a été mariée cinq fois. À son tableau de chasse : l’écrivain Georges Simenon, qui fut son secrétaire. Son grand amour, Pepito, un aventurier italien, sera son impresario et son amant pendant 10 ans. Elle épouse ensuite Jean Lion, un riche industriel, mais c’est avec Jo Bouillon, un grand chef d’orchestre, qu’elle finit ses jours.

4 : Elle a créé une gamme de cosmétiques à son nom

Le saviez-vous ? La déesse noire était une beauty addict. Dans les années 30, elle lance deux produits à son effigie : Bakerfix, de la brillantine pour imiter sa coiffure légendaire et Bakerskin, une lotion bronzante. Les élégantes parisiennes en sont folles.

5 : Espionne pour la France libre

À l’instar de Mata Hari, danseuse comme elle, Joséphine fut une espionne de haut vol. Sa combine : elle dissimulait dans ses partitions les plans d’installations allemandes dessinés à l’encre invisible et profitait de sa notoriété pour faire passer les documents incognito.

6 : Blacklistée aux Etats-Unis

En 1951, elle fait scandale au Stork Club. Le très chic club new-yorkais refuse de la servir parce qu’elle est noire. Le lendemain, des militants manifestent devant le club. L’affaire devient médiatique. Un dossier pour sympathie communiste est lancé contre elle par Hopper, le patron du FBI. Du jour au lendemain, elle est décrétée ennemie des Etats-Unis.

7 : C’est la mère de douze enfants… adoptés

 

Bien avant Angelina Jolie, la chanteuse décide d’adopter douze enfants, tous de nationalités différentes, pour montrer au monde que tous les peuples de la terre peuvent vivre en harmonie. Elle s’installe avec sa tribu arc-en-ciel au Château de Milandes, dans le Sud-Ouest.

Retrouvez un extrait du documentaire

Joséphine Baker, première icône noire le 14 avril à 22h45 sur Arte.

Découvrez aussi L'histoire vraie des couples mythiques d'Hollywood et Ménage à trois dans la jet-set.

Céline Dassonville

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