La Foire aux vanités : la série anglaise dans l’esprit de Downton Abbey

La Foire aux vanités, une série Arte crée par Gwyneth Huygue avec Olivia Cooke, adaptée du roman culte de William Makepeace Thackeray : Vanity Fair.

Si vous avez aimé Downton Abbey, Orgueil et Préjugés et autre délices signés Jane Austen ou Virginia Woolf, cette série en costumes trouvera vos faveurs…

La Foire aux vanités comme… Vanity Fair. Toute ressemblance avec le nom d’un célèbre magazine est fortuite. Il a lui même emprunté son nom à un roman anglais fleuve absolument cultissime de l’auteur William Makepeace Thackeray, publié sous forme de feuilleton dans l’Angleterre du XIXe : une critique mordante de la société post-victorienne sous le traits d’une jeune arriviste prête à tout pour intégrer la “high society” londonienne.

Un classique très pop de la littérature anglaise

On connaît par cœur l'histoire. Et pourtant, quel bonheur de retrouver la jeune Becky Sharp sous les traits de l'irrésistible Olivia Cooke (Modern Love…). Tout commence quand cette orpheline impertinente claque la porte du pensionnat pour jeunes filles à l’esprit Princesse Sarah où elle a été élevée. Plutôt mourir que d’accepter le poste de gouvernante qu’on lui a trouvé dans la campagne anglaise...

Portrait de l'actrice Romola Garai dans la serie La Foie aux Vanités

Bien consciente de ses charmes, Becky sait choisir ses amies. Elle s’invite donc chez sa camarade très fortunée Amelia Sedley dont elle compte séduire et épouser le frère, un homme rustre revenu des Indes… Parviendra-telle à ce mariage ? On ne spoilera pas. Mais malgré un parcours semé d’embuches, l’intrigante parviendra à une irrésistible ascension à travers les décennies du XIXe siècle.

Une critique avant-gardiste des réseaux sociaux ?

Pour adapter cette satire sociale, on ne pouvait rêver meilleure screenwriter : Gwyneth Huyghues, célèbre documentariste et scénariste britannique, auteure de The Girl et Five Days, appuyée par une réalisation hyper léchée, fastueuse et contemporaine signée James Strong (Downton Abbey. Broadchurch…), avec tout particulièrement les appartements cossus de Londres ou la scène hallucinante de la bataille de Waterloo.

Le duo parvient à mettre en image avec une justesse formidable le ton sarcastique de William Makepeace Thackeray et à retranscrire l’ironie de l’œuvre : “Vanity Fair constitue une métaphore puissante du monde moderne, explique Gwyneth Huygues. Chacun s’efforce d’acquérir ce qui ne possède en réalité aucune valeur : seuls l'argent et la position sociale importent… Becky Sharp s’évertue par tous les moyens à s’élever dans la société… Elle va en payer le prix mais ne baissera jamais les bras.

L’auteur va plus loin : “À travers le personnage d’Amelia, l’amie de Becky, Thackeray suggère que (...) même l’amour d’une mère peut être empreint de vanité. Au fond, ce roman traite de la solitude de l’être humain.

Dans le prisme d’une héroïne ou anti-héroïne : les stars des réseaux sociaux et les amatrices de célébrité digitale risquent de rire jaune en gloussant devant cette petite merveille en 7 épisodes qui traitait il y a 200 ans le mal du siècle…. À méditer !

La Foire aux Vanités, dès le jeudi 12 décembre sur Arte à 20h55 et sur arte.tv en replay

Bande Annonce de La serie La Foire Aux Vanités avec Romola Garai, Reese Witherspoon, James Purefoy, Jonathan Ryhs Meyers, Gabriel Byrne, jim Brodbent, Bob Hokins

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