C’est un phénomène, que dis-je, une nécessité. Événement créé au Royaume-Uni en 2013, le Dry January consiste à zapper totalement l’alcool pendant tout le mois de janvier. Vous avez dit détox ? Si la France compte parmi les pays les plus gros consommateurs d'alcool dans le monde, cette année un nombre record de participant·e·s motivé·e·s a fait le choix de renoncer trente jours à leur apéro canap’ entre potes.
Renoncer, vraiment ? L’effort s’avèrerait finalement plus simple qu’il n’y paraît, grâce à l’initiative de marques malignes et adresses cool à Paris qui se lancent le défi. On s’y met ?
Pourquoi et comment s’y mettre ?

Dur dur de dire ciao à sa bouteille de Chablis ? En inscrivant votre participation sur dryjanuary.fr, vous recevrez pendant tout le mois de janvier des astuces et conseils pour tenir le coup. Et il faut dire que les arguments pour se lancer ont de quoi séduire : en un mois, on retrouve selon le site “une peau plus fraîche et plus belle, un sommeil amélioré donc plus d’énergie, une meilleure santé puisque l’arrêt durant un mois fait un bien considérable au corps”, sans compter une économie d’argent évidente, un bénéfice minceur et un certain sentiment de victoire sur soi-même.
Il faut dire que le constat est implacable : selon une étude exclusive menée avec l’IFOP et dévoilée par Badoit, 67 % des Français considèrent que faire la fête sans alcool est “dans l’air du temps”, quand 48 % jugent cette pratique plus sûre et moins risquée. “Une tendance particulièrement portée par les 18-24 ans, qui perçoivent la sobriété de manière plus positive que la moyenne”, indique l’étude. Le Dry January serait-il en train de se généraliser ? 80 % du panel interrogé estiment que cette pratique ne se limite pas au mois de janvier ! De quoi interpeller les professionnels du milieu qui, flairant la bonne affaire, proposent désormais un large choix de boissons festives sans alcool.
La bonne boutique à truster

Du côté des Buttes Chaumont a fleuri une adresse 100 % dédiée au sans alcool, sorte de cave pour épicurien·ne·s sobres. Dans cette échoppe turquoise, on attrape pas moins de 500 références de boissons soft, entre les bières 0 % de La Débauche, Thrive ou Brooklyn Brewery, les rhums, whisky, gin ou Spritz sans alcool, des vins et pétillants 0 % ainsi que des boissons “douces” avec une belle sélection de ginger beers, kéfirs, kombuchas, matés, schorles aux fruits et autres boissons au CBD. Parmi nos coups de cœur : les eaux florales Ô de Fleurs - Œnologie Florale imaginées par Stéphanie Cohen, délicates et parfumées. Le plus ? À l’occasion du Dry January, Le Paon qui Boit organise chaque jour des dégustations de cocktails sans alcool, ouvertes au public mais surtout gratuites !
Le Paon qui Boit, 61 rue de Meaux, Paris 19e. 01 40 05 19 03. Ouvert du mardi au samedi de 11h à 20h et le lundi de 16h à 20h.
© Le Paon qui Boit
Le plus chic des effervescents No Lo

On ne présente plus French Bloom, la maison pionnière d’effervescents sans alcool 0,0 % cofondée par Maggie Frerejean-Taittinger et Constance Jablonski. Désormais présente sur la carte des adresses les plus élégantes de Paris, la marque propose un concept de Dry à la française qui permet de faire la fête tout en se réveillant aussi belle qu’une fleur le lendemain matin.
Au Meurice par exemple, Le Restaurant Le Dalí propose les cuvées French Bloom L'Extra Brut, Rosé et La Cuvée Vintage 2023 pour accompagner les jolis plats de Clémentine Bouchon et les desserts cultes de Cedric Grolet. Chez Duclot La Cave, au 1er étage des Galeries Lafayette Haussmann, se trament tout le mois des dégustations (les jeudis, vendredis et samedis de 15h à 19h) à la découverte des cuvées de la maison. French Bloom est également l’option sans alcool proposée au tea time du Bristol ou au brunch des Jardins de Presbourg face à l’Arc de Triomphe, quand Le Scribe Paris Opéra propose au Bar Rivages un cocktail création à partir de l’effervescent.
3 adresses qui jouent le jeu

Inutile de se murer à la maison pour éviter la tentation ! Vous trouverez à la carte de ces restaurants de jolies propositions de boissons sans alcool entre kombuchas, jus ou mocktails bien frappés.
Au CopperBay, le bar de l’Hôtel Lancaster, les clients qui relèvent le défi du Dry January se voient offrir un cocktail sans alcool : Amer BTTR, Crodino, eau de thym et balsamique noir. (7 rue de Berri, Paris 8e)
Prévelle, la table d’inspiration végétale de Romain Meder, propose un kéfir de courge et safran, un kéfir de coing, une boisson végétale aux herbes, une infusion au thé rouge et un jus de légumes. (34 rue Saint-Dominique, Paris 7e)
The Cambridge Public House, notre bar à cocktails chouchou dans le Marais, s’associe au spiritueux sans alcool JNPR et dévoile une sélection d’alléchantes potions : Pear & Genmaicha, Coffee & Miso et Carrot & Gochujang. (8 rue de Poitou, Paris 3e)
© Lancaster / Prévelle / The Cambridge Public House x JNPR
3 recettes de mocktails sexy baby

Y’a pas que le jus de pomme dans la vie ! Pour varier les plaisirs, on vous dévoile trois recettes de cocktails sans alcool, garantis sans gueule de bois.
Esprit Libre par Eva Thiriot, cheffe bars de l’hôtel La Fondation, pour JNPR. Ingrédients : 50 ml de JNPR n°2, 20 ml de jus de citron jaune, 10 ml de sirop d’agave, 80 ml de jus de pomme clair, de la ginger ale, une branche de romarin frais et une pomme. Dans un tumbler haut rempli de glaçons, verser JNPR n°2, le jus de citron, le sirop d’agave et le jus de pomme. Mélanger délicatement à l’aide d’une cuillère pendant quelques secondes pour dissoudre le sirop d’agave. Compléter avec la ginger ale. Décorer d’une branche de romarin et d’une fine tranche de pomme.
Quartier Libre, inspiré de la Sangria, par Douze. Ingrédients : 6 cl de Verjus ou de jus de citron pressé, une tranche d’orange, un quartier de pêche (en été) ou de pomme verte (en hiver), une canette de Douze Abricot & Zaatar. Dans le verre, ajoutez le Verjus ou le jus de citron et les tranches de fruits sur glace et mélangez. Allongez le tout de Douze Abricot & Zaatar. Mélangez à nouveau. Dégustez.
Le White Pinky du rosé pétillant sans alcool Pinky Bubbles, imaginé par le chef barman de la maison, Quentin Bauchart. Ingrédients: 4 cl de raisin blanc, 1,5 cl de sirop de fleur de sureau, 1,5 cl de citron, 1 cl de sirop de sucre, un slash d’eau pétillante, un top Pinky Bubbles. Ajoutez les éléments un après l’autre et ajoutez en garnish du romarin et une fleur de pensée.
© Eva Thiriot pour JNPR / Douze / Pinky Bubbles
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