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Les nouveaux codes de la lingerie

Tendances Lingerie

© Chantelle / Cheeky Poppy / Nénés

Véritable témoin d’une époque et bannière des états d’âme féminins, la lingerie change de visage. Les éternels ensembles affriolants en dentelle ont toujours de beaux jours devant eux, les préceptes body-positive ont été assimilés et beaucoup ont accepté de passer à la culotte menstruelle et aux dessous seconde peau. Mais il semblerait que quelques nouvelles tendances pointent le bout de leur (balcon)nez.

Cette saison de nouveaux codes se détachent, à savoir le squat du body dans notre vestiaire quotidien, le recyclage des soutifs, le phénomène de la “slow lingerie”, le sans armature et le sans couture pour un confort à toute épreuve ou encore la petite culotte colorée comme arme de séduction massive. C’est parti pour un tour de piste des dessous qui font parler d’eux ce printemps.

On adopte le body tout-terrain

La fine dentelle n’a plus le monopole du body. Cet apparât affriolant vient désormais squatter les rangs du prêt-à-porter, et se porte toute la journée comme un vêtement deux-en-un. Icone Lingerie lance un modèle sublime bleu pétrole et satiné pour le soir, quand Body & Clyde, précurseur, combine la petite culotte et le t-shirt en coton dans un esprit campagne et qu’Ysé le décline avec un beau décolleté dans un jersey de coton pour tous les jours.

L’idée ? L’enfiler avec un jean bien coupé, une jupe crayon ou midi, le choisir en lurex ou en coton, privilégier un beau décolleté et être à l’aise le ventre bien au chaud toute la journée.

© Ysé / Icone / Body & Clyde

On recycle ses soutien-gorge

Que celle qui n’a jamais jeté un vieux soutif à la poubelle, sans autre forme de procès, nous jette son premier Wonderbra au visage. Plutôt que de les balancer, deux marques de lingerie historiques se lancent dans le recyclage de soutien-gorge. D’un côté, Etam procédera dès le 2 mars à une collecte en boutique avec, à la clé, un bon de réduction de 10 % : soit ils sont en bon état et seront distribués à des femmes en difficulté via des associations, soit ils entreront dans un circuit de recyclage.

De l’autre, Chantelle, corsetier français de référence, montre l’exemple en lançant son tout premier soutien-gorge 100 % recyclable grâce à une nouvelle fibre élastique qui relève véritablement de l’innovation technique. Il sera produit à la commande et disponible en pré-commande dès fin mars sur la plateforme Ulule. Vendu 80 € (70 € pour la brassière), il pourra être ramené en fin de vie en boutique contre un bon d’achat de 20 €. La révolution est en marche !

© Etam / Chantelle

On passe au “seamless”

Les ensembles ultra-sophistiqués qui compressent et strient la peau, très peu pour la nouvelle génération de modeuses. Entre la nouvelle marque de Kim Kardashian Skims et les collections tout confort de Belle You, H&M et Oysho, l’heure est au sans couture. En d’autres termes, au seamless.

On enfile avec joie ces douceurs inspirées de l’activewear que l’on ne sent pas de la journée, dans des formes basiques aux coupes seyantes qui évoquent les brassières-shorty Calvin Klein 90’s, en plein come-back.

© H&M / Oysho / Belle You

On zappe les armatures

Le balconnet, c’est no way. La poitrine se libère de ses armatures en fer jamais confortables pour se parer de pièces légères et vaporeuses qui ne compriment pas sous l’arrondi du sein. Si certains modèles quasi décoratifs conviendront davantage aux petits bonnets, d’autres plus renforcés soutiendront aussi les modèles plus lourds de façon optimale.

Le très chic Atelier 1904 joue la carte du romantique, à l’instar de la griffe londonienne Esthé qui pare ses bralettes de satin. Évidemment, pour sa première collection de lingerie, Zara s’empare à son tour de ce nouvel essentiel avec de beaux modèles plus ou moins enveloppants.

© Atelier 1904 / Esthé / Zara

On passe à la “slow lingerie

Alleluia ! De plus en plus de jeunes labels de lingerie se lancent dans l’écoresponsabilité. On retrouve notamment Nénés, qui recycle les fins de rouleaux, chutes de tissus ou encore les bouteilles en plastique, pour fabriquer de nouvelles bobines de fils. OLLY ensuite, qui privilégie le coton bio et la dentelle recyclée et boycotte les soldes.

La petite dernière ? AnaShaf, fondée par l’ex-dirigeante d’Etam et Undiz Marie Schott, qui limite l’impact de sa production en choisissant une fabrication éthique 100 % européenne ou méditerranéenne et des collections prévues pour durer, qui ne voyagent pas par avion, fabriquées dans des matières certifiées Oekotex et livrées dans des emballages sans superflu. Et toc !

© Nénés / Olly / AnaShaf

On porte la culotte

Se balader / bouquiner / cuisiner / se brosser les dents nonchalamment en petite culotte à la maison : rien de plus irrésistible aux yeux de l’être aimé. D’autant que de plus en plus de jolies marques ont décidé d’érotiser ce vêtement a priori naïf : House of Marlow la fronce à l’arrière pour afficher un beau popotin et Germaine des Prés lui ajoute des froufrous, tout comme Cheeky Poppy qui joue en prime sur des imprimés colorés.

En clair, la culotte à dépareiller devient une arme de séduction massive pour remplacer le bas de pyjama à la maison avec un petit t-shirt ou créer la surprise sous un pantalon.

© Cheeky Poppy / Germaine des Prés / House of Marlow

Découvrez aussi le phénomène combis de yoga et la nouvelle boutique pour dénicher de la belle lingerie et des bijoux.

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