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Adenorah nous dit tout

Interview de Adenorah pour sa nouvelle marque Musier

Le milieu de la mode, elle connaît. Depuis 2009, Anne-Laure Mais alias Adenorah partage ses looks du jour singuliers aux réminiscences rétro sur son blog éponyme. Devenue incontournable sur Instagram, la top influenceuse de 28 ans suivie par plus de 400 000 followers passe de l’autre côté du miroir. Début avril, elle lançait officiellement Musier avec deux associées. Une marque de vêtements et accessoires au mantra évocateur “be your own muse”, disponible exclusivement en ligne. Rencontre avec une fille connectée avec la réalité.

Vous auriez pu capitaliser sur la notoriété d’ « Adenorah » ou mettre en avant votre vrai nom, pourquoi avoir baptisé votre marque Musier ?

Tout est parti de mon envie de rassembler une communauté de muses. Je voulais faire parler cette génération de filles ultra connectées, qui s’inspirent sur les réseaux sociaux et qui inspirent elles aussi. Le nom est venu comme ça.

Robe portefeuille, top décolleté, références vintage… Musier semble calquer sur votre style. Etes-vous votre première muse ?

Robe portefeuille, sac

Les collections me ressemblent forcément, puisque je les imagine, mais la marque n’est pas centrée sur moi. L’idée est vraiment de rassembler des filles d’univers très différents, aussi bien des personnalités connues que des anonymes croisées dans la rue, afin qu’elles s’approprient les pièces à leur manière. Par exemple, Camille Jansen , l’une de nos premières muses pour cette collection, a un look très street comparé au mien. Toutes ces muses apparaîtront au fur et à mesure sur le compte instagram et sur le site internet de Musier.

Quelle est votre implication dans la marque ?

photo d'Adenorah

Je m’occupe de toute la direction artistique. Concrètement, je crée les moodboards et je réalise les dessins, quand j’y arrive ! Ensuite, je suis épaulée par une équipe de free-lances : des stylistes qui dessinent et des modélistes qui matérialisent les idées que j’ai en tête. Mes deux associées Axelle Aimé et Dorothée Rubinski, qui ont une vraie expertise mode, gèrent la partie business.

Vous aviez déjà créé des collections capsules pour des marques, qu’avez-vous retenu de ces collaborations ?

J’ai beaucoup appris avec Jonak et Leon & Harper, notamment les contraintes techniques liées à la production. On ne peut pas créer tout ce que l’on veut, par exemple, il arrive que le tissu que j’avais imaginé ne soit pas compatible avec le résultat que je voulais obtenir. Ces expériences me servent beaucoup aujourd’hui. Et comme je n’ai pas de formation de stylisme, j’apprends tous les jours sur le tas.

Les tailles de Musier vont du 36 au 40, y a t-il de la place pour les autres muses ?

Combinaison à carreaux, petite robe blanche

Pour l’instant, nous en sommes au tout début de la marque. Je rêverais de pouvoir proposer nos pièces du 34 (qu’on nous réclame beaucoup) au 44. Après cette première collection, nous nous adapterons en fonction de nos clientes. C’est primordial. Tout ça, c’est grâce à mes lectrices, aux filles qui me suivent. C’est indispensable d’aller dans leur sens.

Ce qu’on ne verra jamais chez Musier

De la vraie fourrure. Autant je ne trouve pas gênant de porter une pièce vintage, autant je ne me vois pas proposer de la fourrure en 2018.

Que répondez-vous à celles qui trouvent vos prix trop élevés ?

La plupart des pièces sont confectionnées en France, dans des ateliers parisiens, ce qui implique un certain coût, on ne peut pas faire autrement. Pour moi, une robe en soie à 245€, c’est presque du jamais vu. Mais je comprends tout à fait leur réaction, je suis la première à me battre pour que les prix soient les moins élevés possible.

En revanche, pour la deuxième collection, on choisira peut-être moins de soie, au profit de matières plus abordables. Et j'aimerais développer davantage les accessoires, c’est la partie qui m’éclate le plus. Quoi qu’il en soit, nous tiendrons compte des remarques des clientes.

Musier s’inscrit dans la lignée de Sézane, Rouje de Jeanne Damas, Mirae de Tara Jarmon… des marques digitales et communautaires, est-ce le nouveau modèle de l’industrie de la mode ?

Je ne sais pas si j’ai assez de recul pour dire ça. Mais, je pense qu’à l’heure actuelle c’est clairement un modèle qui fonctionne. Et même si certaines clientes sont encore réticentes à acheter sur internet, elles passeront le cap. Est-ce que le phénomène s’inscrira dans le temps ? Je ne veux pas m’avancer sur ce point.

Le Levi’s 501 est votre signature. A quand le jean Musier ?

Jean levi's

Au tout début, j’y pensais vraiment. Avec un peu de recul, j’en suis moins certaine. A titre perso, j’ai essayé plein de marques et je reviens toujours à mes jeans vintage. Non seulement, je ne sais pas si j’arriverai à proposer un modèle aussi bien, mais c’est très compliqué de trouver des toiles vintage. Les nouvelles matières n’ont pas le même effet, donc porté le rendu n’est pas le même.

Cela dit, si j’arrive à concevoir un jean vraiment parfait à mon sens, je n’exclus pas l’idée.

 

Information et commande sur le site www.musier-paris.com

Retrouvez aussi la nouvelle collaboration Jour/Né x Coca-Cola et l’interview mode de Georgia May Jagger.

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