Alerte au gros coup de cœur ! Une nouvelle façade, un décor feutré et une cuisine signée Adam Bentalha : au 16 avenue de l’Opéra, Charbone vient d’ouvrir ses portes et compte bien remettre le plaisir de la table au centre du jeu. Appartenant à l’hôtel Nolinsky, une adresse dont on aimait déjà le spa myBlend et les chambres à l’élégance Art déco, le restaurant prolonge l’expérience dans un écrin inspiré des années 30. Entre élégance, lumière dorée et service aux petits soins, cette adresse cultive l’art de recevoir jusque dans les moindres détails.
Une ambiance chic et intimiste

Dès l’entrée, le ton est donné : chez Charbone, on pénètre dans un univers à part. Imaginé par le décorateur John Whelan, le lieu décline une esthétique inspirée des années 30, où l’Art déco s’exprime par touches élégantes. De longues bougies dressées sur chaque table, de superbes lustres, des lumières dorées et de nombreux miroirs agrandissant l’espace composent un décor raffiné, feutré et presque cinématographique. Le souci du détail se prolonge jusqu’au service, du vestiaire à disposition jusqu’au petit support pour déposer son sac près de sa table et éviter de le poser par terre (#girlproblems).
La cuisine ouverte apporte du mouvement à cette atmosphère intimiste, sans rien lui enlever de son esprit cocon. Mais le véritable coup de cœur se joue aussi en salle avec une impeccable équipe aux petits soins, passionnée et attentive. Un beurre servi à la motte comme une pièce maîtresse, une viande flambée à quelques pas de votre table, du pain tout chaud à peine sorti du four : les gestes s’enchaînent avec précision et une pointe de spectacle, sans jamais voler la vedette à l’assiette.
Une cuisine française précise et généreuse
Aux commandes de la carte, Adam Bentalha (ex-Ritz, Shangri-La Paris, Royal Monceau Raffles Paris) signe une cuisine française qui mise autant sur la maîtrise du geste que sur le plaisir immédiat, privilégiant les beaux produits, les cuissons précises et les sauces travaillées. Pour commencer, le foie gras accompagné de sa brioche et de son confit de poire (34 €) ouvre le bal avec gourmandise, tandis que les fines tranches de bœuf fumé (26 €) s’imposent comme un incontournable. Les amateurs de belles associations pourront également se laisser tenter par la pomme Darphin au caviar (42 €), l’une des signatures de la maison.
Côtés plats, le cheeseburger (34 €) coche toutes les cases du plaisir régressif, avec son petit “C” délicatement dessiné sur le pain et ses frites allumettes servies sur un plateau. Clou du spectacle : le chateaubriand sauce au poivre (52 €), flambé en salle. Et parce qu’une belle table ne s’arrête pas au plat, les desserts prolongent le plaisir avec une mousse au chocolat servie à la grande cuillère (14 €) et une crème brûlée à la vanille de Madagascar (12 €), délicatement régressive. Une adresse où le sens du détail rencontre la générosité, et où l’on vient autant pour bien manger que pour vivre un vrai moment de table.
Ouvert du lundi au dimanche midi en continu de 12 h à 22 h 30.
Réservation en ligne.
Découvrez aussi Jardin Folia : la table végétale et sexy d’Angèle Ferreux-Maeght et Le Petit Brochant : nouvelle brasserie préférée.