Il y a des adresses qui ont le chic de traverser les époques sans perdre leur pouvoir de séduction. Au 62 rue Mazarine, L’Alcazar signe son grand retour et réveille l’esprit des nuits de Saint-Germain-des-Prés. Né en 1968, ce cabaret mythique a vu défiler David Bowie, Joséphine Baker, Liza Minnelli et Duke Ellington le temps de soirées survoltées où artistes, noctambules et figures du Tout-Paris se retrouvaient pour faire la fête. Aujourd’hui, sous l’impulsion de Walter Butler, également propriétaire du Paradis Latin, l’institution retrouve sa vocation première : faire du dîner un spectacle et de la soirée un véritable événement.
Un décor théâtral qui en met plein les yeux

Pour cette nouvelle page, L’Alcazar s’est offert les talents de la designer Sophie Lacroix. Une spectaculaire verrière, des velours profonds, des touches dorées, des miroirs et des références Art déco composent un décor aussi glamour que théâtral. La scène ne se cantonne plus à quelques planches puisque les chanteurs, danseurs et acrobates – qui remplacent les drag queens ayant récemment investi les lieux – se hissent en hauteur, circulent entre toutes les tables et se produisent jusqu’au cœur de la salle grâce à un podium brouillant les frontières entre artistes et spectateurs.
Edith Piaf, Dalida, Brigitte Bardot, Mylène Farmer et Madonna : les tubes de nos icônes préférées y sont interprétés en roulement par la troupe du Paradis Latin, réjouissant aussi bien les Parisiens en mal de joie que les Américains venus chercher ce je-ne-sais-quoi de “kitsch assumé” à la française. Premier degré s’abstenir : ici, tout le monde vient pour se laisser porter par le moment ! Du lundi au mercredi, l’ambiance se fait plus feutrée, autour d’un dîner à la carte accompagné, selon les soirs, d’un piano-voix ou d’un live band. Et en fin de semaine, il faudra choisir : plutôt team dîner-spectacle en début de soirée ou fiesta avec DJ jusqu’à 2h du matin ? Les indécis pourront quant à eux se satisfaire d’un drink express pour profiter du show côté bar autour d’un cocktail soigné, à siroter depuis de beaux tabourets léopard.
En plus, on se régale
Jouons cartes sur table : les habitués des cabarets savent que les dîners-spectacles brillent rarement pour la qualité et l’originalité de leurs assiettes. Et pourtant à L’Alcazar, fait rarissime, on réserve également en vue de déguster des plats aussi généreux que le show, pensés par les chefs Zouhair Bouhlal et Guillaume Lutard pour accompagner la fête toute la soirée. Croque à la truffe, œuf parfait aux morilles et au vin jaune, linguine au homard, filet de bar, crème brûlée et profiterole : toutes les propositions goûtées méritent que l’on s’y attarde. De quoi renouer avec une certaine idée de la nuit parisienne : celle où l’on vient autant pour dîner que pour se laisser surprendre, croiser du beau monde et repousser un peu l’heure du retour.
Du lundi au mercredi : dîner à la carte et musique live selon la programmation. Du jeudi au dimanche : dîner-spectacle à 90 € par personne avec arrivée entre 18h et 18h30, spectacle à 18h45 ; ou grande soirée à 145 € par personne, arrivée à partir de 20h15, spectacle vers 20h45 et DJ jusqu’à 2h. Menus en trois services, boissons en supplément.
© Walter Butler - The Bearded Gemini - Gaelle Le Boulicaut
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