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Les 10 expos stars à voir à Paris cet été

Expos Ete

©Prudence Cuming Associates. © Damien Hirst and Science Ltd. All rights reserved, DACS 2021

Entre la réouverture de lieux mythiques après travaux, le lancement d’expos extraordinaires et autres événements 100 % girl power, les Parisien·ne·s ont de quoi remplir leur agenda culturel. Tour de piste des expositions stars qui vont faire votre été.

Damien Hirst à la Fondation Cartier

L'expo Damien Hirst à la Fondation Cartier pour l'art contemporain

©Damien Hirst, Cerisiers en fleurs, Fondation Cartier pour l’art contemporain, Paris
Photos : Thibaut Voisin

Pour qui ? Les fans de l’enfant terrible de l’art contemporain.

La promesse ? Après avoir choqué la galerie avec ses œuvres provoc’ (souvenez-vous du requin figé le formol et des armoires à pharmacie remplies de pilules de toutes les couleurs), Damien Hirst crée la surprise avec une exposition pleine de finesse, de douceur et de poésie à la Fondation Cartier pour l’art contemporain. Le Britannique a profité du confinement pour se remettre aux pinceaux, avec pour seul sujet d’étude les Cerisiers en fleurs. Résultat, une production record d’une centaine de toiles XXL, dont une trentaine est exposée en exclusivité à Paris. Le parcours immersif devrait vous plonger dans un état quasi-méditatif.

Et après ? On reste au vert dans le jardin de la Fondation pour siroter un verre en plein air.

Jusqu’au 2 janvier 2022. Plein tarif 11 €, réservation sur fondationcartier.com.

Musée Méliès à la Cinémathèque

Musee melies à la cinémathèque

Pour qui ? Les incollables du 7ème art.

La promesse ? Michel Gondry, Wes Anderson, Steven Spielberg, James Cameron ou encore Guillermo del Toro, Peter Jackson et Tim Burton se sont tous, un jour, revendiqués du travail de Georges Méliès. Et à l’inverse, il faut connaître le travail de Méliès pour apprécier pleinement les films de ses futurs disciples. Magicien de formation, son imaginaire poétique fait figure de précurseur du surréalisme retranscrit sur grand écran via les effets spéciaux. Ce génie fait l’objet d’une collection exceptionnelle à retrouver dans son tout nouveau musée consacré à la Cinémathèque française. On y admire pendant des heures des archives incroyables témoignant de la féerie de son travail, entre photographies d’époque, machines, costumes, maquettes et dessins qui racontent tout simplement l’histoire du cinéma. Fascinant ! Et en prime : des ateliers organisés régulièrement pour apprendre en famille...

Et après ? On traverse la Seine pour un aperitivo burrata-Spritz ultra-festif à La Felicità, le food market italien de Big Mamma.

Jusqu’au 31 décembre 2025, 10 €, réservations sur cinematheque.fr

© Olvier Gonord / Cinémathèque Française

Napoléon à La Villette

L'exposition Napoléon à la Vilette

Pour qui ? Les passionné·e·s d’histoire et du Premier Empire.

La promesse ? Le château de Versailles, le Louvre, Fontainebleau, le Musée de l'Armée ou encore la Fondation Napoléon ont prêté à La Villette des pièces maîtresses pour tout comprendre sur son Empire. Si l’on ne parle plus que de Napoléon puisque l’on fête le bicentenaire de sa mort, c’est bien cet événement qui fera désormais figure de référence avec une impressionnante collection de reliques comme l’épée du sacre, des tableaux de maître et la voiture de son second mariage avec Marie-Louise (forcé au divorce à cause de l’infertilité de son grand amour). Passion Joséphine : les romantiques apprécieront la lecture par Lou Doillon de leur correspondance enflammée...

Et après ? On prévoit de se faire livrer l’apéro chic de la Tour d’Argent pour se poser sur les belles pelouses au bord du canal avec une bonne bouteille de vin et des grignotes locavores.

Jusqu’au 19 décembre 2021, 20 €, réservations sur expo-napoleon.fr

© Rmn - Grand Palais (Château de Versailles) / Franck Raux / Gérard Blot

Henri Cartier-Bresson au Musée Carnavalet

Henri Cartier Bresson à la Vilette

Pour qui ? Les amoureux de Paris.

La promesse ? Pour fêter la réouverture du Musée Carnavalet après 4 ans de travaux, l’ancien hôtel particulier de Madame de Sévigné en plein Marais inaugure une extraordinaire rétrospective sur Henri Cartier-Bresson, véritable œil de Paris. Ou comment la ville lumière a toujours servi de source d’inspiration artistique au plus grand photographe français, de ses clichés militants anti-fascistes dans les années 30 aux scènes de rue à la Libération de Paris à Mai 68 : autant d'événements clés du XXe capturés et sublimés.

Et après ? On s’installe aux Jardins d’Olympe, la terrasse paradisiaque cachée dans la cour du musée sous la houlette du Silencio avec Chloé Charles (Top Chef) en cuisine.

Jusqu’au 31 octobre 2021, 11€, réservations sur carnavalet.paris.fr

© Fondation Henri-Cartier Bresson / Magnum photos

Picasso au Musée Rodin et Rodin au Musée Picasso

L'expo Picasso et Rodin au musée Picasso

Pour qui ? Les perfectionnistes qui veulent ré-explorer l'œuvre des deux géants de l’art.

La promesse ? Picasso dédaignait ouvertement Rodin, son aîné de 41 ans. Et pourtant, marqué par une rétrospective de l’œuvre du maître en 1900, on parle même d’une “période rodinienne” pour l’Espagnol. En témoigne le dialogue opéré entre leurs travaux dans les musées Picasso et Rodin, qui proposent un choc des titans à la façon d’une expo croisée. Dans le premier, davantage porté sur le processus créatif des deux, on retrouve même une fonderie du Penseur et, en miroir, une monumentale Grande Baigneuse au livre vraiment ressemblante. Le musée Rodin s’attelle plutôt à démontrer la crise de la représentation qui habite les artistes au début du 20e siècle et la création d’un nouveau mode de représentation et du travail de la matière et des formes. Au total, plus de 500 peintures, sculptures, céramiques, dessins, documents d’archives et photographies signent une coopération inédite sur ces deux génies de l’art moderne.

Et après ? On file mondaniser à La Perle derrière le Musée Picasso ou au café du Musée Rodin.

Jusqu'au 2 janvier 2022, billet jumelé 21 €, réservations sur musee-rodin.fr et museepicassoparis.fr

© RMN-Grand Palais, Adrien Didierjean © Succession Picasso 2021

© Musée Rodin, ph. Hervé Lewandowski

Simone Veil à l’Hôtel de Ville

L'expo Simone Veil à l'hôtel de ville

Pour qui ? Les féministes aguerries.

La promesse ? Une immersion dans l’incroyable parcours de vie de Simone Veil se tient dans la salle Saint-Jean, à l’entrée de l’Hôtel de Ville, le temps de l’expo hommage “Nous vous aimons Madame”. Les commissaires Olivier Rozenberg et Constance de Gaulmyn exposent un travail de mémoire de près de 3 ans pour réunir 500 pièces issues des Archives nationales, du Mémorial de la Shoah mais aussi des albums de famille de la femme politique entrée au Panthéon en 2018. En introduction, les quelques mots du discours de Jean d’Ormesson prononcés à l’Académie française : “ Je baisse la voix, on pourrait nous entendre : comme l'immense majorité des Français, nous vous aimons Madame”. De sa déportation aux succès politiques et covers de magazines, retour illustré sur une vie de combats pour les droits des femmes. Iconique.

Et après ? On commande une bouteille de vin blanc nature et quelques fruits de mer aux Maquereaux, sur les quais juste en-dessous.

Expo gratuite visible jusqu’au 21 août 2021. Place de l'Hôtel de Ville, Paris 4e.

L’expo inaugurale de la collection Pinault

L'expo Pinault à la bourse du Commerce

Pour qui ? Les férus d’art contemporain.

La promesse ? Collectionneur chevronné, Pinault a installé à la Bourse de Commerce ses collections et éclairé le travail de ses artistes préférés, comme les vitrines chantiers de Bertrand Lavier, exposées tout autour de la rotonde ou la fresque du maître du nouveau réalisme Martial Raysse ou encore les œuvres radicales de l’Africain-américain David Hammons. Le résultat est tout bonnement stupéfiant et offre aux œuvres du milliardaire un terrain de jeu spectaculaire entre installations sonores, photo shows, sculptures, ready made, sans oublier des projets plus figuratifs. L’arrivée sous la coupole où trône le travail d’Urs Fischer donne le ton de cette exposition inaugurale. La sculpture du plasticien suisse est une réplique à l’identique du marbre de L'Enlèvement des Sabines de Jean Bologne exposé à Florence. À ceci près que cette installation va s'autodétruire !

Et après ? On commande un tartare-frite au bistrot de Jean-François Piège À l’Épi d’Or ou on file boire un cocktail au Fumoir.

14 €, réservations sur pinaultcollection.com

© Martial Raysse / ADAGP, Paris, 2021, Studio Bouroullec. Courtesy de l’artiste et de Pinault Collection. Photo Aurélien Mole © Instagram / boursedecommerce

Sebastião Salgado à la Philharmonie

L'exposition Salgado à la Philarmonie

Pour qui ? Les admirateur·trice·s du travail du grand photographe humaniste brésilien, désormais basé à Paris.

La promesse ? Ses reportages poignants en noir et blanc ont fait de Sebastião Salgado le représentant majeur de la photographie engagée. Après six années à observer les tribus d’Amazonie, son exposition consacrée à la Philharmonie s’affiche comme un véritable message d’espoir depuis l’origine du monde, zone restée pure, libre, généreuse. Pour accompagner ce véritable voyage mis en scène avec poésie par Lélia Wanick Salgado, Jean-Michel Jarre signe une création musicale pour un parcours sonore issu d’archives collectées en Amazonie depuis 1950 et conservées au Musée d’Éthnographie de Genève. Une vraie expérience.

Et après ? On attrape une bière ou un Coca aux Bancs Publics, en traversant juste le Parc de la Villette, pour une promenade (et pourquoi pas une pétanque) le long des quais de l’Ourcq.

Jusqu'au 31 octobre 2021, 12 €, réservations sur philharmoniedeparis.fr

© Sebastião Salgado

“Divas” à l’IMA

L'Expo Divas à L'IMA

Pour qui ? Les adeptes du Women Empowerment.

La promesse ? L’Institut du Monde Arabe accueille les œuvres de femmes patriotes et féministes, tantôt artistes, tantôt princesses, qui ont marqué le Moyen-Orient au 20e siècle. Ces divas méditerranéennes de l’âge d’or du cinéma et la musique sont plus engagées que jamais. En 4 parties et rythmée par des photos glamour, des extraits de concerts et même de films, on embarque dans un fabuleux voyage culturel à travers la vie de ces idoles arabes d’après guerre et leur contribution à l'émancipation des femmes sur la scène artistique. Parfois touchante puis tragique, la vie de ces divas (littéralement) est remarquablement magnifiée. Modernité, force, hargne sont les maîtres mots de cette expo qui prône le girl power à son paroxysme.

Et après ? On passe faire le plein de bons produits locavores à La Petite Épicerie de la Tour d’Argent.

Jusqu’au 26 septembre 2021, 12 €, réservation sur imarabe.org

© Abboudi Bou Jawde / © Cherif Ben Youcef / collection Reyad Kesri / © Shirin Neshat. Courtesy Noirmontartproduction

Homosexuels et lesbiennes dans l'Europe nazie au Mémorial de la Shoah

L'exposition homosexuels et lesbienne au memorial de la Soah

Pour qui ? Les militants d’une mémoire gay.

La promesse ? Sous le IIIe Reich, il y avait les étoiles jaunes… et les triangles roses. C’est la reconnaissance de la persécution des homosexuels et lesbiennes sous Hitler que met en lumière cette expo inédite. Car si le positionnement du NSDAP – le parti nazi – sur l’homosexualité resta longtemps ambigu, Himmler, lui, développe une réthorique sur l’homophobie très radicale : “Si j’admets qu’il y a un à deux millions d’homosexuels, cela signifie que 7 à 8 % ou 10 % des individus de sexe masculin sont homosexuels. Et si la situation ne change pas, cela signifie que notre peuple sera anéanti par cette maladie contagieuse.” Quelle fut la nature des persécutions ? Combien de personnes furent touchées ? Quel fut le sort des lesbiennes ? Comment cette répression s’est traduite en France ? Autant de réponses à un sujet longtemps tabou qui consitue un vrai travail d’histoire sur la mémoire collective gay.

Et après ? On change de mood et on file sur la terrasse Chez Julien, quai Louis Philippe.

Jusqu’au 1er février 2022, entrée gratuite sur réservation sur memorialdelashoah.org

L’École de Paris au Musée de l’Art et d’Histoire du Judaïsme

L'exposition école de Paris chez Mahj

Pour qui ? Ceux qui aiment Chagall, Modigliani, Soutine…

La promesse ? Venus chercher un refuge contre l’antisémitisme ambiant en Europe, beaucoup d’artistes étrangers juifs sont venus s’installer à Paris entre 1900 et 1914. En résulte l’expression École de Paris, scène artistique cosmopolite et tout à fait inédite dans l’histoire de l’art. Véritable témoignage d’une époque, le Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme accueille cette rétrospective des talents de cette mouvance avec les tableaux superbes de Marc Chagall, Chaïm Soutine, Amedeo Modigliani, Jules Pascin, Jacques Lipchitz, Chana Orloff et bien d’autres. Une histoire de destins communs.

Et après ? On s’offre une pause chill sur un banc du superbe jardin Anne Frank, au beau milieu du musée.

Du 17 juin au 31 octobre 2021, 10,50 €, réservation sur mahj.org

© Centre Pompidou, MNAM, Dist. RMN/Grand-Palais (musée Marc Chagall) / Gérard Blot © Adagp, Paris 2021 / © Centre Pompidou, MNAM-CCI, Dist. RMN-Grand Palais / Georges Meguerditchian

© mahJ

“Elles font l’abstraction” au Centre Pompidou

L'exposition Abstraction au centre Pompidou à Paris.

Pour qui ? Les activistes convaincu·e·s que l’art peut faire bouger les lignes.

La promesse ? Largement invisibilisées, les artistes de l’abstraction sont les objets d’une expo résolument girl power au Centre Pompidou. En témoigne Georgiana Houghton, la doyenne, mais aussi Hilma af Klint, Sonia Delaunay-Terk et Vanessa Bell, figures majeures des arts plastiques, de la danse, la photographie mais aussi du cinéma. Elles changent les codes en utilisant de nouvelles techniques de peinture, d’écriture et créent à leur manière bien avant Mondrian, Kandinsky ou Kupka. Esthétique, colorée, révolutionnaire : l’expo engagée à ne pas rater. Et pour aller plus loin : le podcast “Elles font l’abstraction” pour se plonger dans les coulisses des œuvres de ces artistes remarquables.

Jusqu’au 23 août 2021, 14 €, réservations sur centrepompidou.fr

© 2021. Digital image, The Museum of Modern Art, New York/Scala, Florence / © Museo d'Arte Moderna e Contemporanea di Trento e Rovereto, Rovereto. Foto Santacroce

Retrouvez aussi le musée carnavalet et la Bourse du commerce.

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