© François Gragnon / Paris Match - Karel Chladek - Scotty Ramon
Pas besoin de faire la queue des heures devant les musées les plus courus de la capitale pour s’offrir un shot de culture. Ça bourdonne du côté des galeries d’art qui présentent, cet hiver, de nombreuses expos gratuites et inspirantes à découvrir sans faire la queue, ni débourser un centime. Entre photos, céramiques, peintures et même sculptures, il y a de quoi trouver son bonheur ! Au programme, des clichés glamour de Brigitte Bardot, une visite entre peinture et musique signée Kid Cudi, une exposition curatée par le directeur artistique de Saint Laurent Anthony Vaccarello, des pièces à mi-chemin entre Tokyo et Paris ou encore une plongée dans la culture clubbing en images : on note les cinq dans sa to-do list !
La plus musicale

Vous le connaissez sans doute pour ses nombreux hits à succès tels que Pursuit of Happiness, Just What I Am ou encore le célèbre Memories en feat avec David Guetta. Mais saviez-vous que le rappeur américain Kid Cudi manie également le pinceau à la perfection ? Scotty Ramon, de son vrai nom, inaugure au cœur du Marais sa toute première exposition personnelle intitulée Echoes of the Past… et on a déjà hâte de découvrir son talent caché.
La star de ses tableaux ? Son alter-ego, Max. Tantôt simple silhouette tombant du ciel, tantôt plus détaillé et riant à gorge déployée, le jeune garçon se trouve au centre d’une série de peintures oniriques entre simplicité, couleur pop et formes géométriques. Ces œuvres visuelles expriment ce que la musique faisait jusque-là : une véritable introspection et confrontation avec lui-même. Le petit plus ? Les fans du rappeur seront ravis car la visite se fait au rythme d’une œuvre sonore, signée Kid Cudi of course, diffusée dans tout l’espace. La musique, premier amour de l’artiste, accompagne donc le regard du visiteur afin de prolonger l’univers de ses toiles et offrir une expérience sensorielle complète.
Echoes of the Past à la Galerie Ruttkowski;68, 8 rue Charlot, Paris 3e. Du 31 janvier au 3 mars 2026, vernissage public le 30 janvier de 17h à 20h. Ouvert du mardi au samedi de 11h à 19h et le dimanche de 14h à 18h, entrée libre.
© Scotty Ramon / Gallerie Ruttkowski 68
La plus couture

Une expo haute couture curatée par Anthony Vaccarello ? On dit oui et on file à la boutique Saint Laurent Rive Droite afin d’y découvrir Objets de mon Affection, l’exposition exclusive consacrée à l'œuvre de l’artiste américain Man Ray.
Sa patte ? Réinventer le banal et transformer l'ordinaire en iconique. Véritable touche à tout, Emmanuel Radnitzky, de son vrai nom, commence sa carrière avec la peinture avant de rajouter des cordes à son arc avec la photographie et le cinéma. Figure du dadaïsme – un mouvement basé sur le rejet de la logique, de l’esthétisme ou encore des valeurs bourgeoises – l’artiste met un point d’honneur à valoriser l’absurde et l’irrationalité avec son art. Un véritable monde surréaliste s’ouvre à tous ceux qui poussent les portes de la boutique, invitant à découvrir des objets du quotidien… différents ! Parmi eux, la Boîte à Lettres, associant une boîte aux lettres en zinc noir à sept lettres en céramique peintes à la main, ou encore la sculpture surréaliste Red Hot Iron qui transforme un fer à repasser des plus banals en objet chargé de sens. Le petit plus ? Pour l’occasion, Anthony Vaccarello réinterprète la sculpture emblématique de Man Ray, Haltères / Square Dumbbells, qui détourne un outil d’effort bien connu des adeptes de la gonflette en un objet purement contemplatif. Dispo en métal noir mat et en version miroir, elles seront signées et présentées dans un écrin luxueux pour tous les inconditionnels qui souhaitent ramener cet œuvre d’art à la maison.
Objets de mon affection au Saint Laurent Rive Droite Paris, 213 rue Saint-Honoré, Paris 1er. Jusqu’au 22 février, ouvert le lundi, mardi, jeudi, vendredi et samedi de 10h à 19h30, le mercredi jusqu’à 18h et le dimanche de 11h à 19h. Haltères miroirs à 1750 €, haltères noires à 1 350 €.
© Man Ray 2015 Trust / Adagp, Paris 2026. PHOTO MARC DOMAGE.
La plus iconique

Une moue boudeuse, de long cheveux blonds, un eyeliner noir indémodable et une passion folle pour les animaux ? Pas de doute, il s’agit bien de Brigitte Bardot. Après Vanessa Paradis en fin d’année dernière, la Galerie de L’instant célèbre une nouvelle icône française en images. Seulement quelques semaines après son décès, cette femme farouchement libre est mise à l’honneur à travers une exposition au titre évocateur : Et Dieu… créa Bardot !
Le choix est fait officiellement pour la galerie, qui annonce célébrer l’actrice sans pour autant admirer ses “positions plus que discutables et ses sympathies”. Au cœur du Marais, ses murs se parent donc des plus beaux clichés de BB. Entre tirages d’époque, photos de tournages ou de réception : on y retrouve une sélection d’images pointues immortalisant la fougue et la soif de liberté – choquante pour l’époque – de la reine de la Madrague. Tantôt dansant à Florence ou sur le tournage du film Vie privée enlaçant Marcello Mastroianni, tantôt dans les rues de Capri ou de Londres se baladant avec ses coiffures iconiques ou encore au Leicester Square serrant la main de Queen Elizabeth : on la découvre sous toutes les coutures. Une excuse parfaite pour admirer également tous ses looks mythiques et les modes qu’elle a su créer, continuant d’influencer de nombreuses fashionistas. Résultat : comme une envie soudaine de remonter le temps et de vivre dans les 60’s à Saint-Tropez…
Et Dieu… créa Bardot à la Galerie de l’Instant, 46 rue de Poitou, Paris 3e. Du 29 janvier au 29 mars, ouvert du mardi au samedi de 11h à 19h, le lundi à partir de 14h et le dimanche de 14h30 à 18h30.
© DR / La Galerie de l’Instant
La plus japonaise

La douceur nippone s’installe bientôt à Paris ! Forte de son succès au pays du soleil levant, l’exposition Beyond Our Horizons investit la Galerie du 19 M dans une version repensée. Nouveau lieu certes, mais toujours la même mission : célébrer l’échange créatif entre les artisans japonais et français en admirant de somptueuses pièces.
Embarquement immédiat pour un voyage au cœur de la matière, de la créativité et de l’artisanat à mi-chemin entre Tokyo et Paris. Entre sculpture, céramique, textiles ou même installations lumineuses, on déambule au milieu de toutes ces incroyables créations reliant le savoir-faire emblématique japonais à celui de la France. Ici, l’art délicat du tressage ajiro-bari dialogue avec le travail du plissé d'Atelier Lognon de la Maison Lemarié ; la céramique du maître Zengoro Eiraku se retrouve pimpée de fleurs et d’insectes par la maison de broderie française Atelier Montex, quand les fleurs imprimées façon karakami – technique traditionnelle japonaise – font face à celles tout en volume de la Maison Lemarié.
Plus qu’une simple visite, il s’agit d’un véritable dialogue qui s'opère entre chacune des pièces, offrant un moment hors du temps et des frontières.
Beyond Our Horizons à la Galerie du 19M, 2 place Skanderbeg, Paris 19e. Du 29 janvier au 26 avril. Ouvert du mercredi au dimanche de 11h à 18h30, accès gratuit sur réservation.
© Clarisse Ain
La plus festive

La culture clubbing s’invite au Quai de la Photo à l’occasion d’une exposition photographique entièrement dédiée aux nuits endiablées. Plus qu’une simple fête, c’est un véritable phénomène social, artistique et politique qui est mis à l’honneur avec The Beat Goes On. Depuis ses origines dans les 70’s à aujourd’hui et de New York à Paris : plongée à travers ces œuvres qui interrogent ce que la nuit dit de nos sociétés…
Véritable balade à travers cinq décennies de musique, de danse, de lumière pop et de baisers enivrés, l’exposition regroupe pour la première fois en France plus d’une centaine de photos et vidéos d’artistes venus des quatre coins du monde. Cet aspect collectif offre une vision à 360° de la vie nocturne, comme une ôde à celles et ceux qui, depuis cinquante ans, dansent pour se retrouver, s’affirmer et rêver ensemble. Comme une déambulation entre les époques, on y navigue entre les clubs mythiques new-yorkais à l’ère du disco, les raves britanniques des 90’s ou encore les sous-sol berlinois avec, pour fil rouge, un désir de liberté. Le petit plus ? Les quatre mois d’exposition seront animés d’une programmation de folie avec des soirées, projections, rencontres avec les artistes ou encore DJ sets pour prolonger l’effervescence des images exposées IRL.
The Beat Goes On au Quai de la Photo, 9 port de la Gare, Paris 13e. Jusqu’au 24 avril, ouvert du mercredi au dimanche dès midi jusqu’à minuit minimum (2h du matin maximum).
© Karel Chladek - Tristan O Neill
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