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Le moodboard de la créatrice de Jojo Factory

Jojo Factory

Upgrader les essentiels des kids, c’était le claim de Vanessa Naudin et de son compagnon Florian Denicourt qui ont créé Jojo Factory, un nouveau label de cartables, valises et accessoires hautement stylés avec une boutique au 24 rue Charlot, dans le Marais.

Obsessionnelle de la couleur, Vanessa, maman d’Oscar 7 ans et de Thelma 3 ans, crée ses collections avec la même méthode qu’elle a décoré son appartement dans le 9e ou sa maison de campagne dans le Perche… L’occasion de nous dévoiler ses inspirations déco et colorées qui sont la signature de l’univers successful de Jojo.

Comment avez-vous eu l’idée de créer Jojo avec votre mec ?

L’idée est venue du manque de propositions en boutique à la naissance de mon fils Oscar. Mon mec, Florian Denicourt, est designer et aussi un obsédé du sac. D’un côté, on a réalisé que les fabricants de cartables font toujours le même imprimé dinosaure et licorne. C’est déprimant ! De l'autre, les marques de vêtements cool avec lesquels on aimait habiller les enfants ne proposent pas d’accessoires ou presque…

On a donc imaginé un label avec des trousses, valises à roulettes, cartables, sacs, rangements, bref : tout le matériel pour enfants. En famille, j’aime que chacun ait son propre matos. Avec Marie Courroy, on a imaginé une collection en collab avec les imprimés anniversaire de sa marque de vêtements Modetrotter : valise de vacances, trousse de toilette, petite banane, sac à dos et casquettes maman-enfant. Je l’adore !

Comment gérez-vous vos journées ?

Dans la vie normale, je travaille dans la boutique-bureau avec mon mec rue Charlot, dans le Marais. Je décolle à 16h pour aller chercher les enfants à l’école et on rentre à la maison, dans notre appartement dans le 9e. Je gère les devoirs, le bain, le vin, le dîner. Après le bain, il nous arrive de rebosser mais j’essaie de bien faire le distingo, de quoi faire un break entre vie perso et business.

J’ai horreur des parcs. Et à côté de chez moi, c’était soit un horrible petit square, soit les Tuileries. Au bout de 3 ans je n’en avais plus envie ! J’en suis arrivée à la conclusion qu’une maison de campagne ne serait pas de refus. Du coup, le week-end on fonce dans notre nouvelle maison dans le Perche qu’on a achetée juste avant le confinement. Je sais, ce n’est pas très original, mais les enfants font du cheval, peignent sur les murs, j’invite des potes en week-end et c’est idéal pour les déj’ en famille.

Comment avez-vous déniché la maison de vos rêves ?

On l’a achetée sur un coup de cœur. C’est l’une des premières qu’on a visitées. Je me suis tout de suite projetée grâce au grand jardin et au bon état de la maison. Honnêtement, je ne me sentais pas partir pour des années d'attente et de galère de travaux.

Pour la décorer, on a fait comme pour nos collections. On a repéré des pièces qu’on aimait pour ensuite construire le reste du moodboard autour avec mes couleurs fétiches : le bleu et le rose de Farrow & Ball. On ne change pas une équipe qui gagne !

Comment avez-vous meublé la maison ?

D’habitude, on fonce dès l’ouverture à la brocante de Bellême dans Le Perche pour trouver LA pépite avant tout le monde. Mais quand on a débarqué pendant le confinement, on a dû faire avec les moyens du bord. J’aimerais bien chiner des merveilles sur Leboncoin comme tout le monde... Moi, je n’y arrive pas ! En revanche, j’ai chiné (une blinde) des verres sublimes sur Selency, j’adore la proposition du site.

On a plutôt meublé neuf avec House Doctors pour les chaises hautes et le canapé en rotin, les petites tables et les draps en lin rose chez AMPM, des suspensions de chez Georges Store et Madame Stoltz, des affiches SlowDown et une grosse fresque de végétaux dEllie Kashman design.

Comment avez-vous choisi les couleurs de votre appartement dans le 9e ?

 

J’ai une obsession pour le bleu. J’ai d'abord peint un premier mur en bleu céladon de chez Farrow & Ball avant de tous les repeindre. Ça a été le point de départ pour choisir et décliner ensuite toutes les autres tonalités des pièces de l’appartement.

De l’oval blue dans mon salon, un rose setting plaster dans ma cuisine, que j’ai remis dans la maison de campagne, le bleu gray pour mon entrée et un Teresa’s green pour la chambre des kids.

Quel parti pris avec les meubles ?

Quand on a déménagé, on a gardé beaucoup de choses qu’on avait chinées au fil des années comme mon enfilade année 50, mes fauteuils rétro en bois, que je trouve sur des sites de déco comme Bobidavintage.

Ensuite : on a investi dans quelques très belles pièces pour donner un peu de cachet à l’appartement, comme un canapé Saparella chez Cinna, un fauteuil Honoré, un tabouret Pols Potten rose, une suspension volière de Mathieu Challières, une lampe Snoopy Flos, un luminaire Kare Design, une compo de papillons, un bureau en bois et cuir Habitat...

Votre dernière obsession déco ?

Je suis complètement obsédée par la vaisselle, les assiettes, les verres, les vases… Mon mec ne suit pas trop. Mon dernier coup de cœur : Ines Olympe Mercadal qui vient de lancer sa marque de céramiques.

La chambre des enfants, ça donne quoi ?

Vu qu'ils se partagent la même chambre, je suis partie sur une couleur mixte avec un papier peint Ferm Living, un lit superposé façon cabane et des étagères Flexa.

Comme je suis complètement maniaque, j’ai créé des sacs à jouets Jojo avec un sac à robot, des valises de rangement toutes souples qui se zippent pour mettre les draps. En plus d'être stylé, ça passe dans les armoires et sous les lits.

Combiner votre bon goût et les envies moches des enfants, c’est mission impossible ?

J’ai trouvé la solution ! Prenez les posters : ils peuvent afficher ce qu’ils veulent dans leur cabane de jardin à la campagne où Thelma dessine. De l’extérieur elle est très jolie, mais à l’intérieur c’est la caverne du mauvais goût !

Après, je suis OK pour tous les déguisements qui, par essence, sont de mauvais goût avec synthétique, paillettes, couleurs dégueu… Mon fils bave devant un sac à dos Spiderman et ma fille sur le sac à dos La Reine des Neiges… C’est non, mais je peux lâcher sur un petit accessoire comme une trousse.

Jojo Factory, 24 rue Charlot, Paris 3e

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