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Osmosis : un Black Mirror au cœur des sites de rencontres

Et si demain, un algorithme dégotait pour vous la perle rare ? C’est le pitch (pas si futuriste) d’Osmosis, nouvelle création originale à voir sur Netflix. En clair : une série dystopique sur le dating 3.0 portée par un casting 100 % frenchy. Vous swipez ?  

 

Le pitch qui vous promet l’amour, le vrai

À Paris, dans un futur proche, une start-up est sur le point de lancer une application qui va révolutionner les rencontres amoureuses. Osmosis (c’est son nom) est capable de dénicher votre âme sœur grâce à des micro-robots implantés dans le cerveau. Ils collectent vos données intimes et les comparent à celles de milliers de prétendants. Puis, un tatouage s’illumine sur le poignet et vous révèle le visage de l’être aimé. Waouh ! On signe où ?

Sauf que… évidemment… rien ne va se dérouler comme prévu. Paul, le patron d’Osmosis et sa sœur Esther, la conceptrice du logiciel chargée de superviser le panel de bêtatesteurs, sont lâchés par leurs actionnaires à un mois du lancement. De plus, une taupe à la solde d’activistes anti-technologie opposés à Osmosis s’est infiltrée parmi les cobayes, bien décidée à faire capoter le projet.  

 

Black Mirror, en moins pesant

Lumière froide, personnages étranges, décors aseptisés… drôle d’ambiance pour une intrigue romantique. Et pour cause. Adaptée d’un projet web d’Arte Creative, Osmosis lorgne plus du côté de Black Mirror que de la bluette à l’eau de rose. On y retrouve une ambiance et surtout un thème cher à la série culte anglaise : les dérives des nouvelles technologies, et leur impact sur les relations humaines. En moins plombant. Car sous ses airs de dystopie dépressive, la série explore, à l’ère du dating compulsif, un sujet universel vieux comme le monde : la quête du grand amour. Forcément, ça nous parle.

 

Un casting ultra frais

 

Après Marseille et Plan Cœur, c’est donc la dernière création française à intégrer l’écurie Netflix. Cocorico ! Aux manettes, la showrunneuse en vue Audrey Fouché (Borgia, Les Revenants…) et côté casting, les têtes d’affiches Agathe Bonitzer (parfaite dans la peau d’Esther pour sa première incursion dans une série) et le fringant Hugo Becker (Baron Noir, Au service de la France…), suivis par une tripotée de jeunes talents : Manoel Dupont, Yuming Hey, Luna Cottis…

Verdict : Une série de SF au look ultra épuré qui mêle habilement amour et technologie et n’a pas à rougir de ses consœurs américaines. It’s a match !

Le 29 mars sur Netflix


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Céline Dassonville

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