© Musei Civici di Vicenza - Museo Civico di Palazzo Chiericati © Musée Jacquemart-André © KHM-Museumsverband
Les esthètes assumés tiennent une bonne idée de sortie pour le week-end prochain, puisque le Musée Jacquemart-André vient d’inaugurer sa toute nouvelle exposition sur l’un des grands peintres du maniérisme italien : Jacopo Robusti, dit Tintoret (1518-1594). Du 11 septembre 2026 au 24 janvier 2027, Éternel Tintoret présente une quarantaine d'œuvres réparties dans huit salles, revenant sur ses 60 – longues – années de carrière. Car ce que l’on sait moins, c’est que ce génie venitien du XVIe siècle a largement influencé les futurs grands noms de la peinture moderne, de Delacroix à Manet en passant par Cézanne.
L’influenceur de Venise

“Tintoretto”. Ce surnom, donné en référence au métier de teinturier de son père, est celui de l’enfant terrible de la peinture vénitienne du XVIème siècle. Jugé bien trop précurseur par ses contemporains, Tintoret marque l’histoire de l’art par son style d’une grande modernité. Si ses nus, ses portraits et ses scènes religieuses massives illustrent son immense talent, c’est en observant de près ses toiles que sa touche, d’une légèreté déconcertante, saute aux yeux. Particulièrement reconnaissable parmi ses confrères de l’époque Titien et Véronèse, son utilisation du glacis, son jeu avec la transparence et la lumière sur des œuvres comme Le Miracle de Saint Augustin ou La Création des animaux rendent Tintoret essentielle à la grande chronologie de l’histoire de l’art.
Les fonds aux spirales colorées nous évoquent Van Gogh, les touches du pinceaux denses et vives rappellent l'impressionnisme et les drapés haut en couleur convoque les œuvres de Delacroix. Normal : Tintoret s’avère une source d’inspiration inépuisable pour un bon nombre d’artistes, particulièrement les peintres avant-gardistes du XIXe siècle. La très célèbre reproduction de son autoportrait par Manet témoigne de la place du Vénitien comme précurseur pour toute une génération de peintres. Fun fact : même David Bowie admire Tintoret ! Il achète en 1993 Sainte Catherine d’Alexandrie et un ange, allant jusqu’à nommer l’un de ses labels Tintoretto Music. À Venise au XVIe, en France au XIXe et à London dans les nineties, Tintoret s’impose comme LA référence à name-dropper en société et se dévoile au fil de cette exposition résolument fascinante.
Du 11 septembre 2026 au 24 janvier 2027. Ouvert tous les jours de 10h à 18h.
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Et après ?

Avant ou après l’expo, on se faufile au fond de la cour à droite pour un tea time chez Nélie, le restaurant-salon de thé au charme délicatement suranné, dans un décor grandiose digne de Marie-Antoinette. Chaque exposition est l’occasion de changer le menu, en s’adaptant au nouveau contexte culturel. De la finger food intello, en somme !
Et pour le tea time alors ? Difficile de faire un choix quant à sa tasse de thé (6,20 €), servie dans sa théière avec une belle sélection de parfums, on opte pour la Courtisane, un savoureux thé vert parfumé à la myrtille aux notes de vanille et clémentine, parsemé d’écorces d’orange et pétales de rose, ou pour le délicieux Earl grey, le plus ancien des thés aux arômes de Bergamote. Côté gourmandises, c’est la fête ! On hésite entre les grands classiques de la pâtisserie française (grand macaron framboise, gâteau au chocolat, millefeuille… 12,90 €). Et pour les becs salés : une quiche trop bonne (19,50 €) ou de belles salades composées (à partir de 16,70 €) feront parfaitement l’affaire.
Ouvert du lundi au jeudi de 9h30 à 18h, le vendredi de 9h30 à 22h et le week-end de 11h à 19h.
© Culturespace
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