© Vincent Nageotte - Thibaud Georges - Stéphane Aït Ouarab
E si on entamait 2026 sur les chapeaux de roue ? Entre des spectacles de lumière à voir en famille, un tea time d’exception dans un palace, une exposition grandiose ou encore un dîner chic dans une institution remise au goût du jour : impossible de s’ennuyer cet hiver !
Se taper la cloche chez Prunier

C’est le plus ancien restaurant de caviar au monde. Véritable emblème de la place de l’Étoile classé aux Monuments Historiques et ancienne propriété de Pierre Bergé, Prunier vient de changer de main et s’offre une seconde jeunesse sous l’impulsion de Benjamin Patou, roi de la mondanité parisienne (ex-Moma), désormais à la tête de Lapérouse Holding avec Antoine Arnault. Du coup, après un grand coup de balai, cette belle endormie se pare de photos de stars en noir et blanc, de moquette duveteuse et d’un service sympa pour faire découvrir aux Parisiens dans le vent cette institution marine à gros potentiel. Atmosphère Art déco cossue, détails luxueux, service en continu tous les jours, salons privatisables, bar discret : Prunier coche toutes les cases d’un Paris élégant qui ne dort jamais vraiment.
Sur chaises hautes au comptoir (le spot parfait pour roucouler en amoureux) ou autour d’une table soigneusement nappée, on commande un soyeux cocktail Pop Star (Rhum Eminente 3 ans, Popcorn, Fruit de la Passion, citron, 22 €) ou une coupe de champagne de rigueur. Parmi les incontournables du chef Romain Fornell à essayer d’office : les toasts de caviar façon Jondal (58 €), l’huître préparée minute, sauce ponzu d’agrumes et œufs de truite (6,80 €), l’inégalable pomme de terre Prunier osciètre classique que l’on vous invite plutôt à partager (95 €), de mémorables spaghetti fins aux langoustines et à l’estragon (45 €) ou des aiguillettes de daurade au beurre blanc (36 €). Fait rare dans ces adresses huppées du soir, les desserts suivent le niveau, misant sur des coupes glacées de haute volée : sundae caramel cacahuètes et liégeois café (15 €) ou pistache de Sicile, sabayon chocolat maison (18 €).
Prunier, 16 avenue Victor Hugo, Paris 16e. Ouvert tous les jours en continu de 12h à 2h.
© Matthieu Salvaing / Thibaud Georges
Admirer des robes haute couture

Lorsque la Fondation Azzedine Alaïa rassemble les plus belles pièces de deux des créateurs de mode les plus marquants de leur époque, on ne peut que vous inciter à foncer à deux pas d’Hôtel de Ville afin de découvrir ces œuvres d’art en personne. L’exposition Azzedine Alaïa et Christian Dior : Deux Maîtres de la Haute Couture réunit près de 70 modèles du couturier résident du 30 avenue Montaigne et de celui qui fut autrefois son stagiaire.
Les pièces aux tailles appuyées, aux coupes sculpturales mais aussi aux hanches galbées et au volume étalé se dressent, majestueuses, sous la verrière extraordinaire de la fondation. Sur les portants, une ribambelle de pièces d’archives Dior des années 50, toutes acquises par Alaïa durant de nombreuses années et gardées précieusement au sein de sa fondation, ainsi que ses propres créations résonnant comme un écho à son mentor. Malgré leur A.D.N. propre, chacune des créations des deux génies de la mode ont un point commun : l’usage immodéré de nuances de noirs et de gris pour transformer ces robes sublimes en véritables pièces intemporelles. Parmi nos coups de cœur signés Alaïa qu’on l’on rêverait d’un jour pouvoir enfiler : la sublime robe bustier en voile de coton blanc avec sa bordure en dentelle en haut du corsage ainsi que la robe longue en dentelle laquée et ses manches effet kimono. Le petit plus ? Le studio du créateur au premier étage, véritable porte d’entrée dans son monde et dans son esprit visionnaire.
Azzedine Alaïa et Christian Dior : Deux Maîtres de la Haute Couture à la Fondation Azzedine Alaïa, 18 rue de la Verrerie, Paris 4e. Jusqu’au 24 mai, ouvert tous les jours de 11h à 19h. Plein tarif à 10 € et tarif réduit à 3 €.
© Stéphane Aït Ouarab
S’attabler pour un tea time princier

Où qu’il soit, Maxence Barbot nous réjouit. Fraîchement installé au Bristol Paris, le chef pâtissier y dévoile son nouveau tea time à réserver bien en avance… car déjà très convoité. Direction le mythique Café Antonia et son élégant décor pour un véritable goûter à la française prônant la gourmandise et la précision. Pour commencer, c’est le chef du palace Arnaud Faye qui donne le LA avec deux irrésistibles bouchées salées : une petite brioche moelleuse garnie de homard à la mayonnaise citronnée, coulis de cresson et herbes fraîches ainsi qu’un finger au pastrami de saumon, œufs de truite et cream cheese au citron vert.
À suivre pour accompagner une boisson chaude et une coupe de champagne : un pré-dessert pour faire la liaison entre salé et sucré grâce à la force des agrumes, avant de goûter la délicate charlotte aux poires parfumée au shiso mentholé et une version couture du Saint- Honoré, véritable signature du Bristol. Corentin Molina, chef boulanger de l’hôtel, imagine avec Maxence Barbot un extraordinaire chausson aux pommes et une brioche parisienne coquettement dodue. Notre reco pour la boisson chaude ? Il serait dommage de passer à côté du chocolat chaud, en théière carrément, escorté d’un petit pot de crème que l’on fait fondre dedans à l’envi. Mmmmhh…
Tea time du Bristol Paris au Café Antonia, 112 rue du Faubourg Saint-Honoré, Paris 8e. Servi tous les jours, sur réservation uniquement par téléphone au 01 53 43 43 42 ou par mail à l’adresse cafeantonia@oetkerhotels.com. 95 € par personne.
© Pierre Baelen
Découvrez aussi les tables incontournables pour un dîner festif et les meilleures raclettes et fondues de Paris.