© Christelle Laney © Maïa Chä © Läderach
Qu’elles soient créatives, responsables ou carrément chics, voire les trois, ces chocolateries parisiennes ont placé très haut la barre de la gourmandise. Tour d’horizon (non-exhaustive) des pépites du chocolat qui ont fait tout un art de la pause sucrée, lovées dans des boutiques extraordinaires à Paris.
Cedric et la Chocolaterie

Décidément, le quartier de l'Opéra est celui de Cédric Grolet ! Pile entre sa boutique de gâteaux et son coffee shop, le chef pâtissier star inaugurait fin 2025 sa toute première chocolaterie tout droit sortie d'un conte de fées… ou plutôt du roman de Roald Dahl qui a rendu célèbre Willy Wonka. En témoignent le plafond rempli d'œufs en chocolat et le mur dégoulinant de cacao fondu, pour mettre en scène des créations particulièrement gourmandes, prolongations à croquer de ses pâtisseries qui génèrent chaque jour de longues files d’attente. Foi de bec sucré : c’est une véritable réussite…
À croquer absolument : on a notamment adoré les incroyables orangettes présentées comme un fruit coupé en deux (35 € les 8 pièces), les bonbons pralinés pistache, coco, amande, cacahuète ou noisette (15 multi 50 €), les tablettes pralinées ou ganache (16 €) et l’incroyable pâte à tartiner chocolat noisette ou cacahuète (18 €). Inattendus mais furieusement addictifs : les cakes amande, marbré chocolat vanille, pâte de cacahuète, zestes de citron ou pâte de pistache (35 €). Le must à offrir ? Le Coffret Collection avec 12 variétés et 3 enrobages, tellement chic à poser sur la table (150 €). Ultime nouveauté qui promet de rester à la vente même après les fêtes pascales : le Cedrico de Pâques décliné aux chocolats noir, lait ou blanc et garni de guimauve vanille, croustillant praliné vanille fleur de sel (45 €). Irrésistible avec sa bouille et ses petites fesses !
Cedric et la Chocolaterie, 33 avenue de l’Opéra, Paris 2e. Ouvert du lundi au dimanche de 11h à 19h.
© Maïa Chä
Läderach

Qui mieux que les Suisses pour masteriser le chocolat “bean to bar” ? Nos chouchous de cette sélection s’appellent Läderach (prononcez “lédereur”), et vous pouvez nous trouver très régulièrement dans leur boutique de la rue de Rivoli où l’on avoue acheter compulsivement son FrischSchoggi : un chocolat frais cassé minute à la main selon les grammes (ou les kilos, zéro jugement) souhaités.
À croquer absolument : le FrischSchoggi donc, disponible en plusieurs saveurs (chocolat au lait, noisettes, framboise-chocolat blanc, chocolat nougatine...), un banger qui se décline aussi en boite ou en tube pour le transporter plus facilement (à partir de 19 € les 275 grammes). Folie également de sa version Dubai au chocolat au lait frais, cheveux d’ange et pistache (31 € les 275 grammes). Jolies à offrir : les tablettes au chocolat blanc, noir, lait et blond caramel (6,90 €) et de belles boîtes de chocolats pralinés : Nougat au miel, Amande Blond, Massepain aux Noix, Nougatine, Pistache-Gianduja, Dulce de Leche… (36,50 € les 210g). Un sans faute…
Läderach, 132 rue de Rivoli, Paris 1er (tous les jours de 10h à 20h, le dimanche de 11h à 19h) ; 45 avenue de l'Opéra, Paris 2e (tous les jours de 10h à 19h30, le dimanche de 11h à 19h)
L’atelier du Chocolat

Saviez-vous que Bayonne est la capitale française du chocolat ? Les Juifs portugais ont apporté le savoir-faire du travail du chocolat dans la première ville qui leur a ouvert les bras après avoir été chassés pendant l’Inquisition espagnole. C’est ici qu’est né en 1951 L’Atelier du Chocolat, désormais fort d’une trentaine d’ateliers-boutiques dans toute la France. Depuis les vitrines, on y observe les artisans s’adonner sous nos yeux à l’art du tablage, qui sert notamment à réaliser le Bouquet de Chocolat® signature de la Maison. En rentre voir de plus près ?
À croquer absolument : impossible, donc, de repartir sans un Bouquet de Chocolat® pensé pour toutes les occasions avec, si souhaité, un message Félicitations, Je t’aime ou encore Merci (à partir de 19,90 €). On ajoute également dans son panier une réglette de mini-mendiants (19,90 €), des boîtes de chocolats au lait ou noir pour les amateurs de ganache (dès 26,50 €) et bien sûr des tablettes dont une, couleur locale, au piment d’Espelette (8,50 €).
L’Atelier du Chocolat, liste des boutiques en ligne.
© Christelle Laney
Les chocolats de Yannick Alléno

Associé au chef pâtissier Aurélien Rivoire, Yannick Alléno mêle son savoir-faire de cuisinier 3 étoiles dans son adresse gourmande, qui révolutionne les codes de la chocolaterie et crée la surprise. Résultat : un chocolat d’avant-garde mêlant obsession écologique et sourcing d’exception, qui marque une nouvelle étape dans l'Histoire du cacao avec un grand H. Le must : on limite les calories mais pas le goût, puisque les chefs misent sur le sucre d’écorce de bouleau à la place du sucre raffiné, limité au possible. Meilleur pour la planète et pour la ligne !
À croquer absolument : les incontournables et élégants Stick (dès 5,50 €), à la fois tendres, fondants mais aussi finement croquants. On adore les coffrets qui nous les présente en multi-couleurs, mais aussi avec les luxueux trompe-l’œil en forme de gousses de vanille, qui renferment un chocolat exquis garnis d’un subtil caviar de vanille de Tahiti (dès 22 €).
Les Chocolats de Yannick Alléno, 9 rue du Champ de Mars, Paris 7e du mardi au samedi de 11h à 19h30
25 rue du Vieux Colombier, Paris 6e, du mardi au samedi de 11h à 19h30
35 boulevard Haussmann, Paris 9e, du lundi au samedi de 9h30 à 21h30 et le dimanche de 11h à 20h.
© Les Chocolats de Yannick Alléno
Alain Ducasse

Notre chef multi étoilé adoré est aussi un choco-addict ! Pour satisfaire son péché mignon, le maestro des fourneaux s’est associé au chef chocolatier-torréfacteur Quentin Francis-Gaigneux. L’idée ? Respecter un processus de fabrication 100 % artisanal et made in Paris. Le nec plus ultra des fèves de cacao des quatre coins du monde est transformé sur place en tablettes et bonbons à croquer grâce à des machines chinées dans d’anciennes confiseries.
À croquer absolument : on raffole des tablettes Mendiant (dès 14 €), qui se déclinent avec les plus alléchantes des garnitures (pistaches, amandes, nougatines, fruits confits…). Mais aussi les incontournables et addictifs Roc’s (dès 18 €), un mélange de fruits secs et confits, de céréales soufflées et de copeaux de crêpe dentelle, le tout nappé de chocolat noir ou au lait, à consommer sans modération !
Manufacture de Chocolat Alain Ducasse, 40 rue de la Roquette, Paris 11e. Du lundi au dimanche de 10h à 20h
Jade Genin

Dans la famille Genin, le chocolat est une passion ! Jade, la fille, s’est lancée dans l’arène de la gourmandise et signe ses premières collections dans sa boutique écrin tout de blanc et d’or vêtue, à deux pirouettes de l’Opéra Garnier.
À croquer absolument : on fond pour ses délices furieusement bons comme ses mignons Pyramidions signatures (dès 16 €) enlaçant des ganaches dans un festin de parfums, ses rochers (dès 20 €) qui se boulottent à la chaîne et ses cubes de pâtes à tartiner (dès 24 €) carrément irrésistibles.
Jade Genin, 33 avenue de l’Opéra, Paris 2e. Ouvert du mardi au vendredi de 11h à 19h, le samedi de 11h à 19h30 et le dimanche de 10h à 19h30.
Debauve & Gallais

Alors qu’il était le pharmacien de Louis XVI, Sulpice Debauve confectionnait des chocolats pour soigner les migraines (ou la gourmandise) de Marie-Antoinette, donnant naissance au premier chocolat à croquer ! Il devient ensuite fournisseur des rois de France avant de régaler tous les Parisiens depuis plus de 200 ans après avoir fondé sa propre chocolaterie où la tradition est reine.
À croquer absolument : les fameuses pistoles de Marie-Antoinette pour “se soigner” comme une queen (à partir de 38€ la boîte) ou encore les croquamandes - des amandes caramélisées et enrobées de chocolat - créées spécialement pour Napoléon (à part de 55 €).
Debauve & Gallais, 30 rue des Saints-Pères, Paris 7e, ouvert du lundi au vendredi de 9h30 à 19h et le samedi de 10h30 à 19h30.
33 rue Vivienne, Paris 2e, ouvert du lundi au vendredi de 9h50 à 14h et de 14h45 à 19h et le samedi de 10h30 à 14h et de 14h45 à 19h.
Louis Fouquet

Ses chocolats étaient le péché mignon de Claude Monet. C’est dire si la maison Louis Fouquet fait figure d’institution à Paris pour tous les dingos de cacao… Histoire de se faire une virée gourmande dans le Triangle d’Or, on file à la boutique rue François 1er. So chic, my dear.
À croquer absolument : des chocolats pralinés complètement déments (18€ la boîte), ou les adorables barres chocolatées que l’on emporte de partout avec soi : mention spéciale pour la bouchée praliné noisette au chocolat au lait (8,50€).
Louis Fouquet, 23 Rue François Ier, Paris 8e. Ouvert du lundi au samedi de 11h à 19h.
© Maison Louis Fouquet
William Artigue

À quelques pas du canal Saint-Martin, la nouvelle boutique de William Artigue attire les passants à la vue des dizaines de chocolats qui s’offrent depuis la grande vitrine. Après avoir aiguisé ses couteaux chez Patrick Roger, Jacques Genin ou encore Arnaud Larher, le beau gosse de la chocolaterie a ouvert sa propre enseigne fin 2023 où ses trésors de gourmandise sont fabriqués sur place. Du coup, la bonne odeur de cacao est irrésistible dès l’entrée !
À croquer absolument : la sélection pointue de bonbons de chocolat permanents et de saison (1,80 € la pièce, le coffret dès 31€) à la ganache, praliné, gavotte, massepain au citron, ou les terribles bouchées de partage que l’on garde pour soi (25 €) !
Chocolaterie William Artigue, 30 rue Yves Toudic, Paris 10e. Ouvert du lundi au vendredi de 11h à 13h et de 14h à 19h, le samedi de 11h à 19h et le dimanche de 13h à 18h30.
© Marie Rouge
Plaq

Chiche de tout plaquer pour devenir chocolatier ? Sandra Mielenhausen et Nicolas Rozier-Chabert ont relevé le défi. Après une carrière dans le marketing pour elle et dans la communication pour lui, le couple est devenu la nouvelle figure du “bean to bar”, comprenez de la fève à la tablette. Un vrai gage de qualité et l’assurance d’une meilleure traçabilité. Et tiens donc, pour finir de parfaire leur crédibilité food, les choco-entrepreneurs se sont installés rue du Nil, le quartier gastronomique du Sentier aux côtés de Terroirs d’Avenir et L’Arbre à Café.
À croquer absolument : la tablette Chuao pour les amateurs de chocolat noir (15 €) et la barre praliné cacahuète, un petit snack couture à glisser dans son sac (11 €).
Plaq, Manufacture Rive droite, 4 rue du Nil, Paris 2e. Ouvert du lundi au vendredi de 11h30 à 19h30 et le samedi et dimanche de 10h à 18h.
Manufacture Rive Gauche, 57 rue du Cherche-midi, Paris 6e. Ouvert du lundi au vendredi de 11h à 19h30, le samedi dès 10h et le dimanche de 10h à 18h30
Edwart

En quelques années, Edwart s’est fait un nom dans la chocosphère parisienne. Edwin Yansané, son brillant fondateur, sublime les meilleurs grands crus des quatre coins de la planète avec audace. De la graine de moutarde au cumin en passant par les spiritueux, il aime surprendre avec des associations inattendues.
À croquer absolument : la tablette praliné maïs soufflé, une petite bombe atomique (11 €) et le coffret Résistance, des ganaches uniques réalisées à partir de spiritueux français (39 €).
Edwart, 17 Rue Vieille du Temple, Paris 3e. Ouvert tous les jours de 11h à 20h, fermé de 12h à 13h.
67 Rue des Dames, Paris 17e. Ouvert du mardi au vendredi de 11h à 14h et de 15h à 19h, le samedi de 10h à 13h et de 14h à 19h et le dimanche de 10h à 13h.
10 Rue Bayen, Paris 17e. Du mardi au vendredi de 11h à 14h et de 15h à 20h, le samedi de 10h à 13h et de 14h à 19h, le dimanche de 9h à 14h.
© Emilie Franzo
Découvrez aussi les créations des meilleurs chocolatiers pour Pâques et les plus beaux fleuristes engagés de Paris