© Scarpetta par Joann Pai - Fellows par Maki Manoukian - Paolina Caffè par Mickaël A. Bandassak
Où déguster une pasta alle vongole, un Spritz comme à Venise, une pizza digne des meilleures adresses napolitaines, un Negroni à la milanaise et un tiramisù cremoso à souhait à Paris ? Zoom sur ces nouvelles tables italiennes qui font déjà parler d’elles.
Paolina Caffè

On adorait déjà squatter la terrasse de poche de Paolina, un coffee shop italien installé rue d’Aboukir. Mais le coup de grâce de son fondateur Nicolò Taillasson, c’est l’ouverture de ce nouveau Q.G. du Marais pensé comme ces comptoirs milanais où l’on s’installe rapido, juste le temps d’un – vrai – espresso le matin ou d’un aperitivo pour décompresser de sa journée avec cocktail et antipasti. Une idée de génie qui ne vient pas de nulle part, puisque les grand-parents de Nicolò tenaient un petit bar similaire à deux pas du Duomo : plus chic, tu meurs. Attention, il faudra arriver tôt pour choper une table dans cette nano adresse tout droit sortie des 50’s, aussi belle que minuscule, où se dresse un bar aux allures rétro et une longue banquette que viennent compléter quelques tables en terrasse.
À la carte. Espresso, macchiato, cappuccino, caffè latte ou americano se dégustent dans les règles de l’art (entre 2,50 € et 5,50 €), mais il s’agit de tester absolument le Pistacchio Dolce Vita, un café au lait et à la crème de pistache : une petite bombe signature servi froide ou chaude (6,50 €). Celui-ci s’accompagne volontiers d’un maritozzo comme à Rome (classique, pistache ou chocolat pour la décadence, 5 €), d’un bombolone moelleux à souhait (2,80 €), d’une crostata aux fruits rouges (5 €) ou d’un cannolo sicilien (2,80 €), quand les glaciers Enzo & Lily s’occupent de fournir la brioche & gelato (5,50 €). Au déjeuner : va pour les paninetti focaccia caprese, parma ou bresaola (8,50 €) et un Shakerato frappé (6 €), histoire de se donner du courage pour la journée. Quand vient enfin l’heure de l’aperitivo, on partage (ou pas) une assiette de prosciutto di Parma & mozzarella (14,50 €) ou burrata et ses petites tomates (13,50 €) pour temporiser les intemporels Negroni, Spritz, Campari Shakerato et Espresso Martini (9 €). Sympa : le menu Aperitivo comprenant un cocktail et une assiette garnie de jambon de Parme, de parmesan et d’olives. Tutto a posto !
Paolina Caffè – Comptoir milanais, 42 rue de Turenne, Paris 3e. Ouvert tous les jours de 8h à 20h, le week-end dès 9h, aperitivo servi à partir de 18h.
© Mickaël A. Bandassak
MA!

Imaginez un restaurant façon bouillon… en version italienne. Ma !, c’est la nouvelle adresse qui buzze, installée sur le bien nommé boulevard des Italiens à deux pas de l’Opéra Garnier. Ici, les codes de la grande cantine parisienne se twistent façon trattoria populaire, et le résultat fait mouche. Dès l’entrée, ça respire la joie de vivre : on y respire l’énergie signature du bouillon, mais avec ce supplément d’âme transalpin qui change tout. Détail qui compte : sa terrasse, plutôt rare pour ce type d’adresse, donne encore plus envie de s’y attarder. Côté décor, de grandes tablées se mêlent aux nombreuses références à la Botte, des torchons aux cartes postales en passant par les nappes courtes qui donnent l’impression d’infiltrer un film de gangster.
À la carte. On commence fort avec l’œuf mollet croustillant et son crémeux de champignons à la truffe (5,20 €), suivi des arancini cacio e pepe (5,90 €) ou champignons-truffe (6,90 €) à partager. Côté plats, ça déroule : Pasta arrabbiata e vodka (11,20 €), escalope de veau milanaise croustillante, tartufata et véritable polenta della mamma (15,90 €) ou filet de daurade poêlé, caponata et agrumes (14,90 €). Résultat : une carte généreuse et hyper accessible qui fait du bien au moral comme au portefeuille. Pour le final, on hésite entre un citron givré (6,50 €) ou le “Misterioso” (6,20 €), un chou crème citron et meringue à l’italienne qui ne vous laissera pas indifférent. Pour trinquer à la dolce vita, difficile de passer à côté du Negroni (5,50 €) ou du Spritz (4,90 €), annoncés parmi les plus abordables de Paris.
MA!, 26-28 boulevard des Italiens, Paris 9e. Ouvert du tous les jours de 11h30 à 1h.
© The Travel Buds
Scarpetta

Quand trois amis corses s’associent, ça fait forcément du bruit. Mais alors pourquoi choisir la cuisine italienne quand on vient de l’Île de Beauté ? “Parce que c’est bon !”. La messe est dite. Bienvenue chez Scarpetta, la nouvelle adresse planquée sous Pigalle qui fait déjà beaucoup parler d’elle. Un de nos coups de cœur de l’année ! Ici, on voyage en Italie, avec cette petite touche corse qui flotte en arrière-plan. D’abord, l’ambiance y est franchement chaleureuse avec ses tables en bois, son parquet au sol, ses grandes verrières et ses murs en briques. Meilleur spot : face aux fenêtres pour y ripailler côte à côte façon comptoir sur rue, protégés par une armée de bouteilles de vins alignées tout du long.
À la carte. De prime abord, les entrées n’ont d’italien que les intitulés, mais on retrouve l’esprit bistrot d’une trattoria des temps modernes car, scoop, les Italiens ne se nourrissent pas que de pizza ! Du coup, le jambon de Parme affiné 24 mois (16 €) se partage en antipasti avant des ravioles langoustines twistées grâce à la barbe de moine, cette petite plante dont l’amertume offre un twist bienvenu (17 €). On ne résiste pas à l’appel du pain pour racler son assiette : scarpetta veut d’ailleurs dire “saucer” dans la langue de Dante. Coup de cœur également pour la coquette tartelette aux morilles, topinambour et radicchio, petite star de la maison (16 €). À suivre : on enchaîne avec une pasta al dente de rigueur, faite maison évidemment. Mention spéciale pour les calamarata relevées d’une chapelure aux olives dont on se souvient encore (28 €), et pour les agnolotti ricotta à l’ail des ours et asperges (28 €), tout aussi convaincants. On termine avec une panna cotta fruits rouges (10 €), pour laquelle on se dispute presque la dernière cuillère ! Chez Scarpetta, le vin n’est pas en reste : la cave compte plus de 200 références, italiennes bien sûr mais aussi corses et françaises.
Scarpetta, 72 rue Marguerite de Rochechouart, Paris 9e. Lundi, jeudi et vendredi de 19h à 22h30, samedi et dimanche de 12h30 à 15h et de 19h à 22h30.
© Joann Pai
Fellows

Si la nouvelle adresse veggie du trio de choc formé par Julia Chican, Marine Ricklin et notre chef chouchou Mehdi Favri (Fellows, Maslow) ne se revendique pas italienne, elle y déroule tout de même parmi les meilleures pasta de Saint-Germain-des-Prés et mérite donc sa place dans ce palmarès. Planqué sous les arcades du Marché Saint-Germain, Fellows signe donc sa seconde adresse après le carton de sa table du 10e. Le mood ? Un décor majestueux tout en marbre vert, inox et cuir, une terrasse XXL à la fraîche, des good vibes (spoiler : vous allez vous ambiancer avec la playlist hip hop montée à fond dans les toilettes) et des assiettes végétariennes hyper gourmandes, le tout à prix riquiqui. Un sans faute, comme d’habitude ! Sympa en sortant du théâtre ou du cinéma : les dernières commandes se prennent à 22h30.
À la carte. Avant de s'engouffrer une orgie de pasta, on commence avec des starters forcément sexy, à commencer par la pizzetta à la crème d’olive surmontée de lamelles d’asperge crue (8 €) et l’espiègle focaccia au beurre parfumé et poutargue d’œuf de poule (7 €). À suivre : les désormais cultes pâtes Aglio e olio, des tagliatelle à la crème d’ail, gremolata, chapelure et persil (10 €), les Carbonasse (#lol) aux lardons de champignons et cébette (13 €) ou les pappardelle au nduja de champignons, harissa et cébette (13 €). Moins conventionnelles mais tout aussi voyageuses, les Mafé à la sauce tomate cacahuète, pickles de piment vert et coriandre se jouent des codes avec panache (12 €). Miam enfin : le cheesecake basque pimpé de mélilot pour la fraîcheur (9 €) ou la panna cotta fraise et shiso vert (8 €).
Fellows Saint-Germain, 2 rue Félibien, Paris 6e. Ouvert du lundi au vendredi midi et soir, le week-end en continu de 12h à 22h30.
© Maki Manoukian
PanPan

Envie d’une pizza croustillante mais toujours moelleuse à souhait ? Direction Pan Pan, aka le nouveau spot hype où déguster de délicieuses Detroit-style pizza. Leur secret ? Une cuisson dans un moule rectangulaire pour des bordures divinement crunchy, une pâte épaisse et un effet fluffy assuré. Ce met, véritable emblème italo-américain encore peu présent dans les cartes parisiennes, se déguste ici en slice ou entier pour les plus gourmands. Côté ambiance, tout invite au voyage. De la grande table qui invite au partage à la lumière des stores diffusant les reflets du coucher de soleil, en passant par les cuisines ouvertes : escapade garantie dans le Michigan !
À la carte. Une de leurs innombrables slices de pizza of course. Ici, la pâte arrive telle qu’on la préfère : croustillante sur les côtés et moelleuse à l'intérieur. Il ne reste plus qu’à choisir sa recette entre les classiques Pepperoni (7 € slice, 22 € pizza entière) et Margarita (6 € / 18 €), la Parisienne aux champignons de Paris, oseille et condiment à l’ail noir (7 € / 22 €) ou encore la Jambon Beurre au beurre poivrée, jambon blanc, cornichons, comté et roquette (7 € / 22 €). Gros coup de cœur pour la divine Cheezy et sa garniture à la scamorza, confiture d’orange et kale (7 € / 22 €). Les gourmands raffolent de leur option dips – miel habanero, ranch, BBQ, sauce tomate ou garlic / parmesan (2 €) – pour pimper sa part de saveurs (et de bonheur) supplémentaires. Envie d’une note sucrée ? Impossible de partir sans avoir goûté à l’addictive ganache chocolat et fleur de sel (8 €) ou à leur cookie cuit à la perfection (4 €). Bien évidemment, le tout est à accompagner d’un verre de vin de leur sélection ou encore d’un Spritz, digne des meilleurs aperitivo italiens.
Pan Pan Pizza, 71 rue d'Aboukir, Paris 2e. Ouvert du mardi au samedi de 12h à 14h30 puis de 19h à 23h.
Divo

Planqué entre le Marais et le 11e, Divo est clairement l’adresse que les cool kids auraient préféré garder pour eux. Un restaurant audiophile aux influences italiennes, où la lumière à la bougie sublime les discussions créatives qui s’éternisent tard dans la nuit, exactement ce qu’on recherchait, sans même le savoir. Entre bois brut et détails ultra léchés, DJ sets pointus et vinyles qui tournent en continu, on s’installe en bande, on commande une bouteille et quelques (ou toutes) douceurs à la carte… et très vite, on oublie l’heure.
À la carte. Le chef Hadrien Branca signe une rencontre délicieuse entre savoir-faire français et recettes napolitaines héritées de ses grands-parents. En entrée, on ne se remet toujours pas des Polpette fritte al sugo di pomodoro (12€), ultra fondantes, ni des fleurs de courgette en tempura à la ricotta fraîche truffée (16€), qu’on accompagne volontiers d’un spicy negroni (14€) ou de l’Al Fresco 12 (notre coup de cœur) mêlant gin, citron, concombre, liqueur de fleur de sureau sauvage et menthe (12€), parfait pour les clean girls…en break de detox. Côté plats, notre mention spéciale va aux pâtes Piccante ‘Nduja & Stracciatella, relevées juste comme il faut (22€), et à la pizza Hot Calabrese (20€), twistée avec de la stracciatella, du basilic et une touche de “hot honey” qui fait toute la différence. En dessert, impossible de passer à côté de la star de la maison : le cookie tiède macadamia, chocolat blanc et dulcey Valrhona (12€). Servi avec une glace vanille, du caramel beurre salé et des éclats de noisettes du Piémont… un plaisir coupable un peu trop réconfortant qui finit de nous convaincre : on reviendra (très) bientôt.
Divo, 116 rue Amelot, Paris 11e. Ouvert du lundi au jeudi de 12h à 14h30 et de 19h à 22h30. Le vendredi de 12h00 à 14h30 et de 19h à 01h. Le samedi de 12h30 à 15h et de 19h à 01h. Le dimanche de 12h30 à 15h et de 19h à 22h30..
Et toujours...
Ischia

Après avoir installé un petit bout d’Italie dans le 15e, Cyril Lignac passe le flambeau à son ami, le chef calabrais Denny Imbroisi (Ida, Epoca) qui invite le chic et le charme à cette table courue conservant son A.D.N. transalpin et gagnant en sincérité. Dans un décor inchangé, Ischia perpétue son élégance et son glam’ dans une salle baignée de teintes chaudes prolongée d’un bijou de terrasse qui va si bien au printemps. Sous la houlette de Denny Imbroisi, Ischia écrit un nouveau chapitre de son histoire, se mue en véritable ‘’ristorante’’ et signe une cuisine rassurante qui fait redécouvrir les classiques transalpins chers à nos appétits comme à nos cœurs. Si on a aimé ? Oh oui !
À la carte. Souple, de saison et plutôt courte, la nouvelle carte d’Ischia déroule des plats authentiques comme les jolies pizzette qui ouvrent le bal. Déclinées en trois saveurs, Margherita (13 €), Régina Silvia (17€) et Tartufo Nero (25 €), elles s’offrent en partage pour débuter le repas. Encore plus joyeux avec un petit cocktail (de 12 à 16 €) ! Dans la rubrique antipasti, on retrouve l’incontournable burrata crémeuse des Pouilles (16 €) et on a contourné ce midi-là pour les artichauts frits à la romaine (18€) À suivre, pesce, carne ou pasta. On nous vante les mérites de côte de veau alla milanese : andiamo ! (35 €). Envie de partir au bord de la mer ? Alors foncez sur le poulpe à la plancha, riz venere, crème de burrata (29 €), Filet de bar, crème de petit pois, vierge (34 €) ou Gnocchi de ricotta, pesto de basilic, tartare de thon (28 €). Pour le frisson de la gourmandise, pavlova, glace à l'italienne fruits rouges (15 €). Et si comme nous vous êtes dingues de tiramisu, Tiramisu di Mamma Silvana (12€) sera vous convaincre.
Ischia, 14 rue Cauchy, Paris 15e. 01 45 54 43 43. Ouvert du dimanche au jeudi de 12h à 14h30 et de 19h à 22h30, vendredi et samedi de 12h à 14h30 et de 19h à 23h.
Adela

L’Italie chérie s’offre une nouvelle escale à deux pas des Grands Boulevards à cette adresse jolie comme tout qui reprend les codes des brasseries parisiennes d’époque. Sous le talent de l’architecte Jessica Mille, Adela installe un décor rétro et poétique avec façade en noyer, long bar en marbre, fresque fleurie au plafond, alcôves intimistes bordées de banquettes couleur ocre et salle à l’étage avec plafond miroir autorisant les grands festins entre copains. Animé par la passion des belles tables, le jeune couple de restaurateurs Ambre Blumenzak et Auguste Honoré signe ici une atmosphère particulière faisant admirablement le pont entre Paris et l’Italie. C’est réussi !
À la carte. C’est le bon goût en partage pour débuter avec cette petite dinguerie de straciatella et ses légumes de saison (11 €), arancini à la truffe (10,5 €). À coupler avec le délicat vitello tonnato (12 €) et si l’appétit dit oui. L’acte II va se jouer dans ce que l’Italie a de meilleur au monde : la pasta ! Faites maison dans les règles de l’art, auréolées de produits premium et cuites al dente, elles sont les stars de cette courte carte. Goûtées ce jour-là, les ravissantes spaghettoni al limone & dorade, arrosées d’un beurre citronné (22€), et les coquins agnolotti cacio e pepe (17 €). Bon à savoir : Adela propose aussi des pâtes sans gluten. Sincère jusqu’au dessert avec un affogato (6,50 €) et le classique tiramisù dans sa version la plus gourmande (9 €).
Adela, 20 rue du Faubourg Poissonnière, Paris 10e. Ouvert uniquement le soir du 28 juillet au 29 août, de 19h à minuit. Fermeture le midi durant toute cette période.
© Adela par The Travel Buds.
Miglia

Il manquait au quartier Ternes un vrai bon restaurant italien. Chez Miglia, les avocats et médecins du coin s’enfilent une pasta à la pause déjeuner, remplacés le week-end par les familles chics venus s’attaquer à des pizzas maousses entre deux balades au parc Monceau. Il faut dire que le décor somptueux signé Hurlé & Martin embarque tout droit en Toscane avec ses teintes ocre, ses velours dépareillés et ses pièces en céramique. Une véritable embellie où chaque détail a été minutieusement pensé, jusqu’aux beaux livres et bibelots posés ça et là. Cerise sur la panna cotta : l’adresse est ouverte tous les jours en continu, et ça, c’est la joie, car dieu sait qu’une envie de pasta n’attend pas.
À la carte. Les mordus de Negroni ou de Spritz se réjouiront d’entamer l’aperitivo sans se faire racketter (12 €, c’est presque donné !). Sympa en antipasti : une généreuse salade de haricots verts, pistaches torréfiées et ricotta salée râpée dont on piquerait bien la recette (13 €) ou des calamari fritti pour le plaisir coupable (17 €). La team pasta se rue en priorité sur les pappardelle al ragù de bœuf longuement mijoté (24 €) ou sur les incontournables cacio e pepe (22 €). Côté pizza, la Buffalina à la stracciatella fumée met tout le monde d’accord (15 €), à moins de viser la version luxe à la truffe (25 €). Le tiramisù, convaincant, clôt les agapes en beauté (9 €), à l’instar de la grosse profiterole à l’italienne, blindée de gelato di stracciatella (12 €).
Miglia, 233 bis rue du Faubourg Saint-Honoré, Paris 8e. Ouvert tous les jours en continu de 11h30 à 23h.
© Miglia par Estelle Offroy et Sandra Azoura.
Penati al Baretto

Après avoir régalé pendant presque 10 ans à sa table éponyme nichée près des Champs-Élysées et ramassé une étoile dans la foulée, le chef milanais Alberico Penati passe rive gauche et installe son talent au pied des Invalides. Dans un espace qui a gagné en ampleur, le nouveau Penati al Baretto s’éprend du classicisme avec des murs boisés, des tables nappées et file droit vers l’élégance jusqu’à sa jolie terrasse végétalisée. Meilleure place ? Sous la verrière pour profiter de la lumière et de la vue.
À la carte. Bien ancrée dans la tradition et dans la lignée de sa précédente adresse, la cuisine du chef fait goûter à une Italie raffinée et résolument gastronomique. Le level s’affirme dès les antipasti avec l’incontournable carpaccio de boeuf “scottona” crème de pesto et mesclun (29 €) et dans la fraîcheur d’une salade d’artichauts crus accompagnée de fèves, cébettes et pecorino (27€). À suivre, des ravioli de crabe célébrant la mer dans tous ses éclats, arrosés d’un ragoût de langoustine comme à Naples (48 €). Et des gourmandissimes linguini “Mancini” au cabillaud comme en Sicile, qui filent le sourire à la première bouchée (40 €) ! Témoignant du talent du chef, les viandes et poissons s’offrent aussi une explosion de saveurs : Longe de Veau aux morilles (48 €), grande friture mixte de langoustine, gambas, calamars et courgettes (55 €). Puis arrive l’heure sacrée des desserts concluant avec panache cette escapade italienne avec un mémorable tiramisu servi dans une coupe (17 €) et une divine glace maison fior di latte aux Noisettes du Piémont (17 €). Avant de partir, café obligatoire !
Le truc en plus. La superbe cave capturant plus de 360 références de vins italiens sélectionnées par le sommelier Massimo Lacono.
Penati al baretto, 94 boulevard de la Tour-Maubourg, Paris 7e. Ouvert du mardi au samedi de 12h30 à 14h30 et de 19h30 à 22h30.
Prima

La pizza napolitaine n’en finit pas de conquérir la scène food parisienne, mais celle-ci est en passe de plier le game ! Direction le 17e, où Prima s’est offert une mignonne adresse pensée par le studio Via Flaminia. Le décor déroule des attributs napolitains de bon goût, aligne des tables bistrot en marbre de Carrare, fait voir depuis la salle sa star de four habillée d’une mosaïque dorée à la feuille et ambiance le tout d’une playlist 100 % italienne. Le concept ? Une Pizza Gourmet qui côtoie les sphères gastronomiques, ornée de produits de saison premium qui s’enflamment de créativité. Et aux manœuvres, le chef Marco Cristofaro, maître pizzaiolo napolitain (ex-Big Mamma), qui apporte le plus grand soin à la préparation de sa pâte : dodue, légère et digeste !
À la carte. La lecture donne tout de suite l’eau à la bouche ! Même si les pizze classiques sont à la carte (Margherita 13,50 €, Napoletana 17 €), on vous conseille de taper direct dans la catégorie gourmet. Elles ont fait notre joie : la démente Elena Tartufissima, édition automnale de la fameuse Régina relevée d’un jambon truffé et de truffes fraîches, avec tomates San Marzano DOP, Fiordilatte, champignons de Paris et olives noires (24 €). Et La Enzo, nappée d’une délicieuse sauce tomates, Ricotta di Fruscella, pancetta de porc noir et ciboulette (25 €). Gardez une petite place pour les gourmands cornetti di Pistacchio (9 €).
Le truc en plus. La carte propose pour chaque pizza un accord vin (à partir de 6 € le verre).
Prima, 103 rue des Dames, Paris 17e. 01 44 90 98 49. Ouvert du lundi au dimanche de 12h à 14h30 et de 19h à 22h30. Les week-end jusqu'à 15h le midi et les samedis soirs jusqu’à 23h.
© @SADIKSANSVOLTAIRE
Pomelo

Après le Café d’Italie, Chez Bartolo et I Grappoli, les deux cousins-compères Nicolas et Alexis viennent poser leur touche italo-méditerranéenne aux abords des Grands Boulevards. Dans ce bistrot solaire aux tons vitaminés, il flotte comme un air de vacances, façon petite place de village du Sud avec même des arbres fruitiers ! Le bien nommé Pomelo déroule une charmante terrasse, accueille dans une salle ultra-fraîche parée de banquettes et fait le plaisir de doubler la mise à l’étage dans un bel espace autorisant les grandes tablées.
À la carte. Les classiques de la cuisine italienne avec une belle proposition de pasta : fusilli gorgonzola et poire (16 €), ravioli tartufo (25 €), spaghetti au basilic et au bœuf (19 €). De réjouissantes pizzettes (margherita 14 €, burrata 19 €) et quelques iconiques comme le tartare de saumon à l’avocat et à la mangue (24 €) et le poulpe grillé (29 €). La carte s’autorise aussi des échappées sur le bassin méditerranéen : escalope milanaise (25 €), brochettes de volaille grillée (17,5 €). Et régale de douceurs réconfortantes : jouissive crème brûlée à la pistache (9 €) et profiterole XL généreuse en chocolat (14 €). À noter : une formule déj’ attractive à 16,5 € avec salade/pizzetta ou plat/café gourmand.
Le truc en plus. Ouvert en continu, Pomelo se savoure aussi en mode chill l’après-midi autour d’un latte et d’une pâtisserie et à l’heure de l’apéro en combinant cocktail et tapas (beignets de mozzarella, 9 €).
Pomelo, 153 rue Montmartre, Paris 2e. 01 40 13 07 31. Ouvert les lundi et mardi de 11h à 00h, du mercredi au vendredi de 11h à 2h, le samedi de 10h à 2h et le dimanche de 10h à 00h.
©TheTravelbuds
Siena

Sa table mondaine dans le 8e est devenue le Q.G. des joueurs de foot et des noms qui pèsent dans la musique (Rihanna, Ciara, DJ Khaled…). Quelques semaines seulement après son ouverture, sa nouvelle adresse italienne, pignon sur la place du marché Saint-Honoré (en lieu et place de Maison Plisson) a su attirer les icônes de la mode Kendall Jenner et Gigi Hadid, mais aussi Selena Gomez, Novak Djokovic et tout un tas de beautiful people pas si incognito. Il faut dire que le décor opulent de Siena, très Gatsby dans l’âme, pose déjà l’âme d’une adresse glamour et Insta-friendly où il est de bon ton de voir et de se faire voir. Surprise à l’étage, au bout d’un superbe couloir de miroirs : un piano-bar feutré pour enchaîner avec un drink chic au son de DJ sets enflammés et concerts live en fin de semaine.
À la carte. Dans la lignée de ces adresses à la mode où la dolce vita devient un modèle culinaire, on retrouve chez Siena les recettes cultes de la Botte qui font toujours plaisir : arancini au citron, saumon fumé, caviar et zeste de citron vert (39 €), carpaccio de tonno (32 €), linguine alle vongole veraci bien parfumées (34€) et côte viande escalope de veau à la sauce citronnée (35 €), des classiques franchement bien réalisés. À tester la prochaine fois : la pizza Margherita à bords dodus, à la napolitaine (19 €).
Siena, 35 place du Marché Saint-Honoré, Paris 1er. Ouvert tous les jours de 11h30 à 2h.
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