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L’extraordinaire expo de l’Institut du monde arabe

Institut Du Monde Arabe

© La Fondation pour le développement de l’art et de la culture de la République d’Ouzbékistan
© Laziz Hamani
Bienvenue dans les villes éternelles de de Samarcande, Boukhara et Khiva, lieux de rencontres uniques entre les peuples des steppes, de l’Inde, de la Perse, de la Chine et du monde arabo-musulman. À l’occasion de l’exposition Sur les routes de Samarcande, merveilles de soie et d’or, l’Institut du Monde Arabe accueille pour la première fois, du 23 novembre au 4 juin, de magnifiques pièces encore jamais exposées (costumes d’apparat nimbés d’or, bijoux…) comme une invitation au voyage et à l’enchantement.

 

Pouvoir et apparat

C’est sous le règne de l’émir de Boukhara qu’est relancée la sériciculture (l’élevage de vers à soie), pratique grâce à laquelle les plus magnifiques ouvrages seront confectionnés. L’artisanat de luxe est né : au XIXe siècle, Boukhara (Ouzbékistan) devient la capitale de l’artisanat et de la broderie d’or, le zardozi.

L’exposition appelle à la déambulation à travers un dressing d’époque hyper luxe composé de calottes (costume traditionnel ouzbèke porté aussi bien par les femmes que par les hommes), et de robes talismaniques (portées à l’époque uniquement par les personnes de haut rang). Les apparats équestres, quant à eux, sont incroyablement somptueux : si le cheval est le prolongement de son cavalier, son équipement se doit d’être raffiné et ostentatoire, afin que sa puissance soit visible aux yeux de tous.

© La Fondation pour le développement de l’art et de la culture de la République d’Ouzbékistan
© Laziz Hamani

 

Vestiaire féminin et habillage d’intérieur

Robes chemises, pantalons, camisoles, chapeaux, chaussures, foulards… Le vestiaire féminin se compose de plusieurs pièces à la coupe unique, mais c’est à la qualité du tissu qu’on distingue les classes sociales et aux couleurs qu’on devine le statut matrimonial de la femme. Cependant, le travail de l’artisanat autour de l’or est réservé aux hommes, car selon les croyances de l’époque, “L’or se ternit au contact des mains et du souffle d’une femme”... C’est pourquoi les bijoux des femmes sont plutôt confectionnés en turquoises, corail, argent ou pierres semi-précieuses.

Côté intérieur, les suzanis (qui désignent “faits à l’aiguille” en langue persane) sont de grandes pièces de tissus brodées de fils de soie, destinées aux décorations murales, aux couvertures de lits, taies d’oreillers ou rideaux. Ces créations uniques jouent le rôle de porte-bonheur et assurent une vie prospère et heureuse aux jeunes couples mariés. Le nombre et la qualité des suzanis à l’intérieur d’un foyer dépendent du statut social et de la famille.

En Ouzbékistan, l’art du tapis est maîtrisé depuis de nombreuses années. Ce sont les femmes, expertes dans le tissage de tapis et le feutrage, qui produisent les tapis pour l’aménagement et le confort domestique. Là encore, les motifs choisis ont pour vocation de d’assurer la protection de la maisonnée.

Sur les routes de Samarcande, merveilles de soie et d’or du 23 novembre au 4 juin à l’Institut du monde arabe, ouvert du mardi au vendredi de 10h à 18h et le samedi et dimanche de 10h à 19h réservations en ligne, tarif 12 €

© La Fondation pour le développement de l’art et de la culture de la République d’Ouzbékistan
© Laziz Hamani

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